« Un cochon, ça joue pas au ballon, maman… »

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Crédit Photo Alexas_Fotos

Aujourd’hui, j’ai envie de vous livrer un petit moment de ma vie de maman végétarienne, un épisode récent qui a été responsable d’un « déclic » chez ma fille de 3 ans et demi.

J’ai 2 filles, et mon aînée de 6 ans se sent engagée avec mon mari & moi dans notre démarche de végétarisme. Elle a compris pourquoi nous le faisons, et nous sentons qu’elle s’approprie ces valeurs qui nous sont chères. Je vous avais parlé d’elle il y a quelques mois dans l’article « Comment ma fille devient végétarienne ». Les choses sont moins évidentes depuis le début avec notre plus jeune fille, qui du haut de ses 3 ans est parfois frustrée de ne pas manger de jambon à la maison, de poulet frites ou encore de steak haché (heureusement les steaks végétaux existent, alleluia !!).

Mais récemment s’est passé un événement important pour elle. Elle était assise près de moi alors que je flânais sur Facebook, et m’a demandé à regarder une vidéo – elle adore les  vidéos d’animaux. Il s’agissait d’une petite vidéo très courte montrant un cochon dans un jardin, en train de jouer avec un gros ballon gonflable. Je suis désolée, j’ai fouillé le net pour la retrouver, sans succès…

Et là, ma petite louloute est restée bloquée :

  • « Mais maman, les cochons ça joue pas au ballon…!!!
  • Si ma puce, ça joue, ça sait même faire des puzzles.
  • … »

Elle m’a demandé à la visionner plusieurs fois, puis est passée à autre chose. Et, environ un quart d’heure plus tard, elle m’a appelée pour me dire « Moi ze veux plus manzer les animaux passque ça me fait triste… » Phrase qu’elle n’avait jamais prononcée auparavant, et qu’elle a reformulée depuis à plusieurs reprises. Moi qui pensais que, pour comprendre le végétarisme, mes enfants avaient besoin d’être à un âge où ils puissent conscientiser la notion de souffrance et de mort, je crois que j’étais un peu à côté ! Ce qui a éveillé ma pitchoune sur le sort réservé aux animaux est tout simplement l’empathie, ce sentiment qui fait que l’on comprend les émotions et les souffrances d’un autre individu.

Chez elle, ça résonne de cette façon : « s’il aime jouer au ballon comme moi, alors je ne veux pas le manger ». Haute comme 3 pommes, je crois que la notion d’être sensible commence à faire son chemin en elle…et je suis foutrement fière de ça !!

Et vous, mes apprentis végé, comment vous faites avec vos pitchounes ? Laissez-moi un commentaire pour me raconter vos petites histoires, j’en raffole 😉

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7 thoughts on “« Un cochon, ça joue pas au ballon, maman… »

  1. Bonjour il existe des recettes de parmesan végétal et qui sont délicieuses;) .

  2. Bravo Amélie, c’est très émouvant… C’est vrai que l’empathie est une manière efficace de prendre conscience que les animaux éprouvent des émotions, de la souffrance et désirent autant vivre que nous.

    Je crois assez en la théorie qui dit que le carnisme est un apprentissage. Un enfant va par instinct aller caresser un chat, un chien ou une poule, et je pense que le carnisme d’un adulte est en majeure partie explicable par la relation acquise dans l’enfance avec les animaux, par l’éducation. Il est assez rare que des adultes qui ont eu une enfance végétarienne deviennent carnistes par la suite… Ils ont intégrés le fait que les animaux sont des êtres sensibles et n’appartiennent pas à des familles différentes (élevage, consommation), comme ils apparaissent trop souvent dans la société. Un nouvel univers s’ouvre à ta fille 🙂 !

    1. Oui exactement, ce que l’on nous transmet dans l’enfance reste une base solide. Même si nous n’étions pas végétariens dès leur naissance, avec mon mari nous essayons de transmettre au mieux nos valeurs à nos filles. Ce sera d’autant plus facile pour elles dans le futur.

  3. Très belle petite histoire personnelle. Effectivement l’empathie est naturelle chez les enfants, aussi bien envers les humains qu’envers les animaux et la nature. Il s’agit de préserver cette empathie naturelle. C’est un bel exemple que tu nous as partagé ici. Mon fils est capable de se faire très ami avec un cloporte et de pleurer quand il voit des personnes couper un arbre 🙁 La sagesse des enfants nous est précieuse à nous les adultes 😉

  4. Génial ! Ma puce a eu le même genre de prise de conscience pour le lait. Je lui avais déjà expliqué pourquoi je n’en buvais plus et avais diminué les produits laitiers mais un jour elle m’a demandé à voir une vidéo. Je lui ai simplement montré une vidéo d’un petit veau qu’on emmène loin de sa maman, elle m’a dit « Je ne veux plus boire de lait, ça me rend trop triste ». Je me suis dit qu’elle disait ça sur le coup mais que le lendemain je la verrai se régaler d’un grand bol de lait mais non. Depuis, elle boit du lait d’amande alors qu’elle refusait les laits végétaux jusqu’ici… Bon, par contre, les autres produits laitiers c’est encore compliqué, on a beaucoup diminué mais pas encore totalement arrêté à la maison ! 😉

    1. Oui ici aussi, il faut du temps pour changer durablement ses habitudes…mais on avance c’est ça l’important !

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