Défi végétarien : 5 mois et des choses en moins dans les placards !

Mon défi de 6 mois pour devenir une végétarienne émérite touche bientôt à sa fin !

Le mois dernier, je vous parlais de la présence de présure et de gélatine dans les aliments, que j’allais essayer d’éliminer progressivement de mon alimentation.

LE BILAN ?

L’EVICTION DE LA GÉLATINE

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Crédit photo pixelia

Concernant la gélatine, je savais déjà de quoi elle était faite (brrr…) depuis longtemps, donc je devais, sans trop y prêter attention, ne pas acheter de produits en contenant. La seule chose « gélatineuse » que j’ai trouvé dans mes placards est une fin de paquet de bonbons de l’anniversaire d’une de mes filles au mois d’août. Il faudra surtout que je sois vigilante, avec l’arrivée des beaux jours avec les éventuelles crèmes glacées que nous serions tentés d’acheter, car certaines en contiennent.

En revanche, je vous avoue qu’on a mangé des glaces artisanales en balade et je n’ai pas pensé à demander si elles contenaient de la gélatine…J’ai sûrement eu peur inconsciemment de voir me passer sous le nez la délicieuse boule poire-chocolat ! Bouh…! A l’avenir je poserai la question au glacier tout de même…

L’EVICTION DE LA PRéSURE

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Crédit photo Jeremy Couture

Concernant la présure d’origine animale…Alors qu’avant je ne regardais pas les étiquettes des fromages que j’achète, j’ai commencé à les lire scrupuleusement, et c’est difficile de s’y retrouver quand on n’est pas habitué à ce décryptage !

Bon, quand il est écrit « présure », c’est trop fastoche, je n’achète pas – ou je ne mange pas le Comté que mon mari a acheté, ça je vous avoue que c’est plus difficile mais j’ai tenu bon !

En revanche, j’ai été désarçonnée par les nombreuses formulations que l’on peut trouver sur les étiquettes : « coagulant », par exemple, c’est ok ou pas ? Je vais donc vous faire part de mes petites découvertes pour vous éviter de vous prendre la tête dans le rayon fromage 😉

A ÉVITER AUTORISÉ
Présure Coagulant
Enzyme coagulante (peut être d’origine animale) Enzyme microbienne
Enzyme fongique

La super nouvelle du mois a été que j’ai trouvé pas mal de fromages à raclette sans présure et qu’on a pu se faire un repas bien gourmand avec plein de crudités ! Par contre la déception ultime concerne le parmesan…pour l’instant je n’en ai pas trouvé sans présure donc je suis triste triste triste 😉

ET APRÈS ?

Après ? Et bien, on se retrouve dans un mois pour la conclusion de mon défi. Je ferai le point sur le positif, le négatif…et sur les nouveaux challenges que je me fixerai pour les mois à venir 😉

D’ici là, gardez la pêche ! De mon côté la motivation est au taquet !

Les graines germées, de petites « bombes » d’énergie !

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Pour rester en pleine forme à longueur d’année, rien de tel que d’inviter les graines germées dans votre assiette !

Je vous explique pourquoi ? 😉

LES GRAINES GERMÉES, C’EST QUOI ?

A la différence des graines « sèches », que l’on peut avoir l’habitude de consommer (tournesol, sésame, lentilles…) les graines germées ont commencé un processus de germination. Cela entraîne le « réveil enzymatique » de la graine, qui commence alors sa croissance. N’oublions pas que tout le potentiel de la plante est contenu dans cette unique graine !!

La germination va entraîner une augmentation explosive des taux de vitamines et minéraux contenus dans la graine. Ces taux peuvent augmenter de 50% à plus de 1 000% selon les vitamines. Les graines germées sont donc bien plus intéressantes sur le plan nutritionnel et énergétique que les graines sèches.

Elles contiennent un cocktail richissime de vitamines (A, D, E, K, B, C) minéraux (fer, potassium, magnésium, calcium, phosphore, cuivre, zinc…), oligoéléments qui constitueront la plante plus tard. Elles sont également antioxydantes et représentent une source d’acides aminés et de fibres. Que du bon !!

Oubliez les compléments vitaminiques vendus hors de prix en pharmacie et blindés de produits de synthèse ! Vous avez à disposition un produit de bien meilleure qualité, à bas prix, et que vous pouvez fabriquer vous-même. Maintenant, place aux travaux pratiques !

FAIRE GERMER SES PROPRES GRAINES 

Pour commencer simple, vous pouvez acheter en magasin bio (n’achetez surtout pas de graines qui ne sont pas bio) des mélanges tout prêts de graines à germer comme celui-ci.

melange-de-grainesCe sont en général des graines faciles à faire germer, et les graines qui constituent ces mélanges sont complémentaires les unes des autres. Vous aurez de cette façon un cocktail énergisant et stimulant à bas prix et avec très peu de calories !

QUELLES GRAINES PEUT-ON FAIRE GERMER ?

On peut faire germer différents types de graines :

  • Les légumineuses et légumes : radis, pois chiche, petit pois, navet, lentilles, haricot mungo, épinard, chou, chicorée, chanvre, céléri, carotte, brocoli, betterave, alfalfa (ou luzerne), azuki
  • Les céréales : avoine, blé, épeautre, kamut, maïs, millet, orge, quinoa, riz, sarrasin, seigle
  • Les oléagineux : tournesol, courge, sésame, amande
  • Les mucilagineux : moutarde, cresson, lin, roquette
  • Les aromatiques : coriandre, cumin, fenouil, persil, raifort

FAITES GERMER VOS GRAINES

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  1. Rincez 1 à 2 cuillers à soupe de graines et faites les tremper dans un bol tout une nuit.
  2. Le matin, rincez-les et disposez-les en fine couche sur votre germoir. Personnellement j’utilise un germoir à étage, il coûte une dizaine d’euros en magasin bio et est très peu encombrant. Il est important que votre germoir soit placé dans une pièce aérée et claire, sans être directement exposé aux rayons du soleil.
  3. Rincez les graines 2 à 3 fois par jour, jusqu’à ce qu’elles aient germé (2 à 4 jours selon les mélanges). IMPORTANT : lavez-vous soigneusement les mains avant ET après avoir rincé vos graines, pour éviter toute contamination des graines notamment toute moisissure. Nettoyez aussi consciencieusement le germoir après son utilisation.
  4. Lorsque le germe est d’au moins 0,5cm vous pouvez consommer les graines, mais l’idéal est d’attendre qu’il atteigne 2 à 3 cm.
  5. L’important est surtout de bien les rincer tout au long du processus de germination, et avant de les consommer. Vous pourrez les conserver au réfrigérateur maximum 48h.

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ATTENTION : les graines de tomates, aubergines et rhubarbe sont toxiques et ne doivent pas être consommées !

À TABLE !

Ca y est, vous avez vos graines germées, félicitations !

C’est bien beau, mais maintenant on en fait quoi ? Eh bien, elles peuvent intégrer facilement la garniture d’un sandwich, accompagner vos crudités, salades ou même vos plats chauds. On peut les glisser partout. En revanche, mieux vaut les consommer crues afin de bénéficier au mieux de leur apport en vitamines.

En plus d’être esthétiques et de donner de grands airs à votre assiette, elles ont un petit goût frais et acidulé bien sympa, et surtout elles vont booster vos apports énergétiques en vitamines, minéraux, oligoéléments, si bien que vous pourrez dire adieu définitivement aux cures de  vitamines.

Cet article vous a plu ? Partagez-le avec vos amis pour qu’eux aussi découvrent ces petites bombes d’énergie 😉

Echouer pour mieux avancer – La force est en vous !

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« Pour un végétarien épanoui devenir, cheminer tu dois…! »

Mais les chemins sont souvent semés d’embûches, et les petits moments d’échec – ou de rechute – en font partie.

LA RECHUTE DANS LE CYCLE DU CHANGEMENT

Qu’il soit question d’arrêter de fumer, de boire, de manger du Nutella ou de la viande, changer un comportement qui fait partie de nos habitudes est difficile et ne va pas de soi.

Certains auront un déclic et pourront tout changer du jour au lendemain, mais pour le « commun des mortels », la voie du changement suit un cycle que l’on appelle le cycle de Prochaska (non, ce n’est pas le nom d’une Vodka à la mode).

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J’ai étudié ce cercle à plusieurs reprises durant mes études et ma formation continue, dans le domaine des addictions, de l’aide au sevrage tabagique, mais aussi plus récemment dans une formation d’éducation thérapeutique, comme outil dans l’accompagnement au changement de comportement en santé.

Bon c’est sûr, vu comme ça, ce n’est surement pas très parlant pour vous. Je vais vous l’éclairer sous l’angle qui nous intéresse. Vous me suivez toujours ? 😉

Ce cycle suppose que les carnistes passent par une série d’étapes de motivation avant de devenir véritablement végétariens.
Les étapes de changement décrites par Prochaska (et DiClemente) sont les suivantes :

  • la pré-contemplation : le sujet mangeur de viande n’a aucune pensée ou intention concernant le fait de devenir végétarien.
  • la contemplation : il pense à arrêter de manger de la viande.
  • la détermination : prise de décision, il planifie l’arrêt de la viande. La personne peut rester longtemps à ce stade « Demain, j’arrête… » voire même revenir en arrière, arrêter de se poser des questions, et reprendre son comportement habituel. Dans ce cas, retour aux étapes précédentes. La personne peut également planifier réellement son souhait et passer  l’étape suivante, donc à l’action !

  • action : il est activement engagé dans le changement.

  • maintenance : il a fait des changements, mais doit demeurer vigilant car une rechute est possible. Le sujet sort définitivement du cycle lorsque le changement de comportement est acté et maintenu durablement dans le temps.

Les rechutes ne sont pas obligatoires, mais elles sont naturelles et font partie du processus. Aussi, pas besoin de vous flageller et de vous culpabiliser pendant des jours si vous faites un petit écart, ou si vous traversez des périodes plus difficiles pendant lesquelles vous avez envie de manger à nouveau de la viande et que vous franchissez le pas…Vous avez au moins le mérite d’être dans une démarche, une réflexion par rapport à l’alimentation,  que beaucoup n’ont pas.

Il est également évident que le plaisir risque d’être de courte durée, assailli par une jolie dissonance cognitive qui risque de vous mettre bien mal à l’aise.

COMMENT GÉRER UNE « RECHUTE » ?

Posez-vous. Essayez de comprendre pourquoi vous avez rechuté alors que vous étiez motivé (Peut-être avez-vous fait une erreur de débutant ?), et faites le point sur votre motivation.

Je vous conseille très fortement de prendre un papier, un crayon, et de réaliser votre balance décisionnelle : elle vous permettra d’identifier ce qui vous motive vraiment à devenir végétarien, mais aussi les points qui risquent à l’avenir de vous mettre en danger et de vous faire « rechuter ».  Une fois que vous aurez pris le temps de mettre ça par écrit (ce que très peu de gens font !), vous vous connaîtrez mieux et pourrez identifier à l’avenir les situations qui risquent de vous faire vaciller.

Et à mon sens, identifier un problème c’est en grande partie le résoudre !

Maintenant vous êtes armés pour arpenter le chemin du changement ! Partagez cet article avec  vos amis et conseillez-le aux végétariens en herbe, il pourra leur être d’une grande aide 😉

[ Podcast ] « Le paradoxe de la viande », un bel exemple de dissonance cognitive

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Voici le 2ème épisode de podcast du blog Devenir Végétarien !

Aujourd’hui, je vous livre en version audio un article publié au début de l’été, que certainement une grande partie d’entre vous n’a pas encore lu et qui pourtant fait partie de vos chouchous (et des miens également…!) 😉

Dans ce podcast, je vous explique le principe de la dissonance cognitive, et la gymnastique mentale qui permet de l’atténuer afin de pouvoir manger de la viande tout en affirmant aimer les animaux. Vaste programme !

Vous pouvez écouter ce podcast en live en appuyant sur le bouton Play en haut, ou télécharger le MP3 en cliquant sur ce lien.

Bonne écoute ! N’oubliez pas de partager si vous aimez 😉

[ Recette ] Tarte végétarienne aux épinards et au tofu fumé

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J’ai découvert il y a quelques semaines, le tofu fumé de chez TAIFUN, plus précisément le tofu fumé aux amandes et sésame. Je vous avoue que j’étais un peu frileuse à l’idée de le tester, car j’ai été plusieurs fois déçue de produits à base de tofu, notamment les simili-saucisses auxquelles je ne m’habituerai jamais ! Le goût, la texture, rien ne me satisfait malgré des essais chez plusieurs marques. Même mes filles les ont laissées…mais revenons à nos moutons 😉

LE TOFU FUMÉ ! 

Ou comment se dire « Ahhhh, enfiiiiiin…! ». La texture est géniale, assez ferme et pas caoutchouteuse. Le petit goût fumé est bien sympa, et je vous avoue que les amandes et sésame…j’adore !

Il est noté sur l’emballage qu’on peut le déguster aussi bien froid que chaud. D’abord un peu méfiante, je valide totalement la consommation « froide » qui ne me tentait pas au premier abord. C’est super bon, et je me suis surprise à en grignoter en préparant le repas. Coupé en fines lamelles il peut être sympa à l’apéro ou pour accompagner une raclette. 🙂

Grâce à ce tofu fumé, on a pu se régaler en famille autour d’une grosse assiette de spaghetti à la carbonara, les dés de tofu fumé remplaçant à merveille les lardons (la souffrance et les morceaux de gras en moins 😉 )

MA RECETTE DE TARTE VÉGÉTARIENNE AUX ÉPINARDS ET AU TOFU FUMÉ

Si vous avez envie de poursuivre la lecture, soyez indulgents ! Je ne suis pas une grande cuisinière, et inventer des recettes n’est pas mon fort. Je publie donc des recettes simples et faciles à réaliser, d’autant plus que je cuisine souvent assez rapidement, interrompue toutes les 37 secondes par un « mamaaaaaaaaaaan…. » insistant. Mais je suis sûre que vous voyez de quoi je parle 😉

LES INGRÉDIENTS

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  • Une pâte feuilletée
  • 500g d’épinards en branches bio (je les ai pris surgelés)
  • Un bloc de tofu fumé TAIFUN
  • 3 oeufs
  • 20cl de crème fraîche
  • du gruyère râpé
  • sel, poivre, muscade ou herbes aromatiques
  • 1 gousse d’ail

NB : Si vous voulez « véganiser » la recette, remplacez les oeufs par du tofu soyeux (même poids), la crème fraîche par une crème végétale et le tour est joué ! Le gruyère râpé n’est pas indispensable. Vous pouvez vous en passer ou opter pour un fromage râpé végétal également.

LA RECETTE

  1. Déroulez votre pâte et déposez-la dans le fond d’un plat à tarte. Piquez-la à l’aide d’une fourchette et faites-la précuire dans votre four à 200°. Sortez-la du four lorsqu’elle commence à dorer. Réservez.
  2. Faites cuire dans une sauteuse les 500g d’épinards en branches avec une gousse d’ail émincée. Couvrez bien pour qu’ils ne s’assèchent pas. Salez, poivrez. J’ai ajouté quelques herbes de Provence.
  3. Dans un saladier, mélangez ensemble les oeufs et la crème fraîche. Salez, poivrez. J’ajoute souvent un peu de noix de muscade râpée pour relever un peu le goût.
  4. Découpez une partie de votre bloc de tofu en dés (voyez la quantité qui vous satisfait, pour ma part j’utilise moins de la moitié du bloc) et disposez-les sur la pâte.
  5. Egouttez les épinards et disposez-les également de façon régulière sur la pâte, au-dessus des dès de tofu.
  6. Versez votre préparation de crème et oeufs par dessus.
  7. Saupoudrez de fromage râpé.
  8. Enfournez à 200° pour une durée de 30 minutes environ. Sortez du four lorsque le fromage commence à dorer.
  9. Dégustez cette tarte accompagnée d’une bonne salade parsemée de graines de courge, de sésame, de tournesol et vous m’en direz des nouvelles 😉 Je suis désolée, la photo est horrible, lumière du soir, enfants fatigués…mais c’est la beauté intérieure qui compte, n’est-ce pas ? ! 😉

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Si jamais vous cuisinez cette tarte, laissez-moi un commentaire pour me dire ce que vous en avez pensé 😉

4 mois de défi végétarien : la chasse à la présure et à la gélatine est ouverte !

Déjà 4 mois que je me suis lancé ce défi de devenir une végétarienne accomplie en 6 mois !

D’abord très motivée, il y a eu quelques moments de tentation, ou de « solitude » face à des repas absolument pas végétariens où nous étions conviés. La motivation reste présente, même si je vous avoue que je suis parfois tentée quand je passe dans le rayon charcuterie…mais le gros point positif est que je ne craque plus, même à l’apéro chez les voisins devant des tranches de saucisson sec (j’adorais ça!)        YES I CAN !

Dans ces moments de tentation, je me reconnecte aux raisons profondes qui font que j’ai décidé d’adopter cette alimentation, et je me ressaisis assez rapidement.

Le point crucial qui reste à améliorer est le suivant : arrêter de consommer les produits contenant des substances provenant d’animaux morts, notamment la gélatine et la présure. Stop à la procrastination et place à l’action !

LA GÉLATINE

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Crédit photo Alexas_Fotos

DÉFINITION

La gélatine est utilisée comme épaississant alimentaire. Elle est très souvent produite à partir de porc, mais parfois de bétail ou de poisson. On l’obtient par la mise en ébullition prolongée de tissus animaux, principalement la peau et les os. Pour certains pays hors UE, elle n’est pas considérée comme un ingrédient mais comme un additif et peut s’appeler aussi E441.

Si vous avez raté cette vidéo qui a pas mal circulé sur les réseaux sociaux, je vous invite à la regarder. Elle est brillante ! Vous verrez bien ce qui se cache derrière vos bonbons préférés 😉

OÙ TROUVE-T-ON LA GÉLATINE ?

Malheureusement, un peu partout !

Dans les bonbons et confiseries bien évidemment, mais aussi les crèmes glacées, confitures, yaourts, gâteaux, margarine…Elle est aussi utilisée largement dans les produits allégés, pour créer une texture agréable et simuler une sensation de gras en bouche, sans apport calorique supplémentaire. Attention donc si vous êtes au régime et que vous achetez larga manu des produits allégés !

On peut aussi la trouver dans certains produits cosmétiques comme les shampooings…sur des pellicules photo. Elle sert d’agent collant sur les têtes d’allumettes ou le papier de verre, d’agent durcissant sur des cartes à jouer ou du papier d’impression photo. Elle est aussi utilisée dans le domaine médical pour la fabrication des gélules. Etc, etc, etc.

Bref, la gélatine est partout ! S’il va être difficile de l’évincer totalement dans les produits quotidiens tant son utilisation est large, on peut au moins se fier aux étiquettes des produits alimentaires – ou cosmétiques – pour la déceler.

LA PRÉSURE D’ORIGINE ANIMALE

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Crédit photo Didgeman

DÉFINITION 

La présure est un coagulant nécessaire à la fabrication du fromage. Quand elle est d’origine animale, elle est extraite du 4ème estomac des jeunes ruminants abattus avant leur sevrage : veaux, mais aussi chevreaux et agneaux…

Quand le lait est mélangé à la présure, les protéines du lait coagulent et, devenant plus lourdes, tombent au fond du récipient pour former le caillé. C’est ce caillé qui sert à la fabrication des fromages. La partie liquide qui surnage, appelée lactosérum ou « petit lait », est utilisée également pour l’alimentation animale, la fabrication des fromages frais, des laits infantiles, des produits diététiques, glaces, sauces et en boulangerie-viennoiserie-pâtisserie…Une fois de plus, la liste est longue !

OÙ TROUVE-T-ON LA PRÉSURE ?

Premier point important : dans tous les fromages AOP (Appellation Origine Contrôlée) ou Label Rouge car l’utilisation de présure animale y est obligatoire.

Bien qu’il existe aussi de la présure d’origine microbienne, partez sur le principe suivant : s’il est écrit sur l’étiquette d’un fromage qu’il contient de la présure, il s’agit de présure animale. Bonne nouvelle pour moi, la féta Salakis est élaborée à partir de présure microbienne, ainsi que le comté Président. Mais je vous conseille surtout de scruter les étiquettes lorsque vous faites vos courses, voire de contacter le service consommateur concerné si vous avez un doute.

Allez consulter le site de l’Association Végétarienne de France qui a réalisé une liste (non exhaustive) des fromages avec ou sans présure.

ET MAINTENANT, ON FAIT QUOI ?

Eh bien maintenant, je vais aller scruter mon frigo et mes placards pour voir ce que je supprime et ce que je garde. Je vous propose de vous faire un bilan dans un mois :

  • les aliments que j’ai supprimés
  • par quoi je les ai remplacés
  • est-ce que j’ai trouvé de la gélatine dans ma salle de bains ?
  • est-ce qu’on survit ou pas ? 😉

Sur ce, je vous souhaite une belle semaine et vais aller annoncer à mon chéri que désormais je n’achète plus de faisselle…hum…

Si vous avez aimé cet article, partagez-le avec vos amis !!! 🙂

 

 

[ Podcast ] Végétariens : Pourquoi votre médecin ne vous comprend pas ?

Lien vers l’article publié sur le blog Habitudes Zen dont je vous parle dans le podcast.

Bonjour à tous,

Je commence la semaine par mon premier podcast ! Un nouveau support pour vous parler de façon un peu plus libre d’un sujet qui m’intrigue – et me désespère ! – depuis un petit moment : les relations tendues entre le corps médical et les végétariens ou vegan.

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Crédit photo Unsplash

Pourquoi un podcast ? Déjà, une envie de m’essayer à l’exercice, je trouve que cela permet une relation plus sympa avec vous, mes chers lecteurs 🙂 Et l’avantage pour vous : vous pouvez m’écouter en vous préparant un bon petit plat végé, en rangeant la maison, en jardinant, ou bien en allant au boulot ! Bref, vous n’êtes pas obligé d’être scotché à votre ordi pour bénéficier du dernier article du blog Devenir Végétarien 😉

Si le format vous plaît, je continuerai d’y traiter régulièrement des sujets, et enregistrerai également en podcast les articles qui vous plaisent le plus. Vous devriez aussi pouvoir me trouver bientôt sur I-Tunes.

Vous pouvez écouter ce podcast en live en appuyant sur le bouton Play en haut, ou télécharger le MP3 en cliquant sur ce lien.

A très vite !

Note du 27/09/2016 : le podcast est disponible sur Itunes, en cliquant sur le lien en haut de l’article, juste sous le podcast, ou bien ici  🙂

*** TRANSCRIPTION TEXTE (LITTÉRALE) ***

Bonjour, et bienvenue dans ce premier podcast du blog Devenir Végétarien. Je suis Amélie, et aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet qui me tient à coeur, qui traite de l’incompréhension entre les médecins et leurs patients végétariens.

Ce premier podcast d’intitule donc :  » Végétariens : pourquoi votre médecin ne vous comprend pas ? » 

Pourquoi ce thème ? Parce que je constate de plus en plus un fossé entre ma pratique et ma formation de médecin, et ma vie quotidienne où je suis végétarienne, et où je tends à adopter petit à petit une alimentation végétale. Je constate de plus en plus qu’il y a une incompréhension des deux côtés : à la fois du côté des végétariens, qui sont parfois très virulents au sujet du corps médical, et de l’autre côté le corps médical qui a tendance à prendre les végétariens et végétariens pour des marginaux complètement inconscients.

Moi je le constate de plus en plus, parce que quand je poste des réactions ou des commentaires sur des forums, en général les réactions des personnes qui me répondent c’est : « Ouaiiiis, enfin un médecin qui se rallie à notre cause ! Tu ne voudrais pas convertir un peu tes collègues au végétarisme? «  Donc je vois bien que le fait qu’un médecin parle de végétarisme, et le prône, quelque par, sur internet ça surprend beaucoup de monde. Et d’un autre côté je vois bien que, dans le corps médical, dès qu’on dit qu’on est végétarien ou végétalien (là c’est encore pire!) il y a tout de suite une grosse levée de bouclier, et on est vite catalogué comme un original qui va foutre sa santé en l’air, quelque part.

Je le vois bien parce que l’une de mes meilleures amies médecin n’est pas du tout végétarienne, et quand je lui en parle sa réaction c’est : « Oui, mais notre corps a besoin de protéines ». Et quand je lui réponds juste simplement : « Oui ok, mais moi je mange juste des protéines végétales, pas animales » , je vois bien que le message a du mal à passer, qu’il y a un gros gros blocage en face et que la réponse c’est : « Oui mais quand même, le corps a besoin de viande »…C’est la liste éternelle des remarques des personnes qui, voilà, ne remettent pas en question le fait de manger de la viande avec des phrases du style « Oui, mais tu vas être carencée, tu vas manquer de fer…Et puis quand même l’Homme mange de la viande depuis toujours donc c’est normal de continuer à en manger, etc etc »

Bon, je ne vous refais pas la liste, parce que je vous en ai déjà parlé, et vous avez suffisamment d’exemples au quotidien.

Alors, pourquoi un tel fossé entre les médecins et les végétariens ? C’est ce que je vais essayer de vous expliquer aujourd’hui.

On voit bien qu’actuellement, il y a de plus en plus d’études qui remettent en question les bienfaits pour la santé de la consommation de viande, et parallèlement d’autres études qui mettent en avant les bienfaits d’un régime végétarien pour la santé.

Alors, pourquoi vos médecins ne sont pas réceptifs à ça ? Je vais essayer de vous l’expliquer en reprenant le polycopié national du Collège des Enseignants de Nutrition. En gros, ce genre de polycopié, c’est ce qui sert aux étudiants en médecine à préparer leur concours d’internat. Donc c’est vraiment le programme officiel national, que les étudiants vont travailler avant de choisir leur spécialité.

Quand on reprend ce polycopié, on voit que déjà les alimentations végétarienne et végétalienne sont classées dans une partie qui s’intitule PROFILS ALIMENTAIRES D’ORDRE « CULTUREL » ET RISQUES DE CARENCES. Je pense que déjà ça part avec un à priori pas forcément positif sur ce type d’alimentation. Je vous lis la petite partie (je dis petite parce qu’elle fait 3 lignes !) qui concerne l’alimentation végétarienne.

« Elle exclut la chair animale et le poisson mais elle autorise le lait, le beurre, les fromages et les oeufs. Si elle peut être bien équilibrée , elle fait parfois l’objet d’une application restrictive et peut être génératrice de carences en certains acides aminés essentiels et en fer. »

Concernant maintenant l’alimentation végétarienne on a quand même un peu plus d’infos, on a 5 lignes !! Alors, on a une petite définition « Elle exclut tout aliment d’origine animale y compris le lait, le beurre et l’oeuf. La valeur biologique des protéines végétales étant faible, les carences en Aa essentiels sont très fréquentes. De même, les carences en vitamine B12 (de source exclusivement animale) et en fer, sont habituelles et souvent sévères. Ce type d’alimentation est à fortement déconseiller. »

Ensuite, on a une partie sur la complémentation protéique chez le végétarien, qui insiste sur le fait que la combinaison légumineuses / céréales est efficace pour avoir un apport protéique de bonne qualité – ça, je suis plutôt d’accord – et qu’on peut également consommer des levures et concentrés protéiques à type de tofu.

Alors, pas besoin de vous faire un dessin ! Le polycopié fait quand même plusieurs dizaines de pages, et on doit avoir 10-15 lignes sur les régimes végétarien et végétalien. Voilà ce que votre médecin a appris pendant ses études. Et encore là, c’est un polycopié de 2010-2011, donc ça sous-entend, jeune voire très jeune médecin. Voilà, les médecins plus anciens, je me demande ce qu’ils ont appris à leur époque, mais ça ne devait pas être mieux, voire encore pire…

Là, j’ai quand même réussi à trouver dans des petits résumés de cours sur internet que les protéines végétales pouvaient être à favoriser, mais c’est vraiment pas expliqué et très anecdotique.

Au vu de ce type de document, il ne faut pas s’étonner que, quand vous allez voir votre médecin et que vous lui dites que vous être végétarien ou que vous êtes vegan, lui dans sa tête il ya juste une petite lumière qui s’allume direct et qui lui dit « Oh mon dieu, cette personne va être carencée, il faut que je lui prescrive une prise de sang tout de suite ». Donc vous n’avez même pas fini votre phrase qu’il est déjà en train de tendre la main vers le bloc d’ordonnance à mon avis.

Bon là, je grossis un peu le trait ! Je vous fais vraiment le médecin basique qui n’a pas réfléchi sur la nutrition, même si quand même il en existe !

A mon avis, les médecins qui sont ouverts à ce type d’alimentation sont des personnes qui se sont posé des questions, et ça vient d’une démarche personnelle. C’est-à-dire des personnes qui ont réfléchi, qui ont changé ou sont en train de changer leur alimentation, et voient qu’en effet ça a des bienfaits pour la santé. Mais ça exige, à un moment donné, de se détacher de ce qu’on a appris, de se poser des questions, et de passer du temps à chercher des informations, ce que tout le monde n’a pas le temps de faire.

Il y a certains médecins qui ne vont pas s’intéresser à la nutrition plus que ça, qui vont peut-être être géniaux en pédiatrie, en neurologie ou en cardiologie, mais ça ne va pas plus les intéresser que ça. Et donc ils vont rester sur le fait qu’une alimentation sans protéines animales est dangereuse pour la santé.

Alors, si vous avez la chance d’avoir un médecin qui est végétarien, ou qui est ouvert à ce type de régime, eh bien je trouve ça super ! gardez-le ! En revanche si vous avez un médecin un peu borné qui veut absolument vous inciter à manger de la viande, à manger des oeufs, et qui remet en cause votre projet de vie concernant votre alimentation, je vous conseillerais quand même de lui apporter quelques études scientifiques récentes afin qu’il enrichisse un peu sa culture et qu’il voie que, de plus en plus, les études scientifiques tendent à montrer qu’un régime végétarien est meilleur pour la santé.

Il est meilleur en terme d’espérance de vie, en terme de diminution du risque du cancer du colon et de diminution des maladies cardiovasculaires. Si vous ne savez pas où trouver ces études, je vous invite à consulter un article invité que j’ai publié récemment sur le blog Habitudes Zen. Cet article s’intitule « Comment vivre mieux et plus longtemps en réduisant sa consommation de viande? » Vous le trouverez sur le blog d’Olivier Roland qui s’appelle Habitudes Zen, et vous tapez « viande » dans le moteur de recherche : vous trouverez l’article très facilement.

Si vous avez des difficultés à le trouver, je vous laisserai le lien sur le blog, en-dessous du podcast. Cet article était un petit condensé des dernières études scientifiques que j’ai trouvées sur les bienfaits pour la santé d’un régime végétarien. Et vous trouverez tout en bas de l’article la bibliographie dont je me suis servie pour le rédiger. Donc ça, c’est des références d’articles que vous pouvez donner à votre médecin s’il vous renvoie que vous vous mettez en danger avec ce type d’alimentation.

En conclusion, pour résumer un peu mon propos : oui, les médecins ont du mal à comprendre qu’on puisse vouloir adopter une alimentation végétale. Ne les rangez pas tout de suite dans la case des personnes complètement bornées et pas ouvertes. Je pense qu’en grande partie c’est une méconnaissance du sujet, notamment par le biais de la formation qu’ils ont reçue, qui fait qu’ils ne sont pas bien au fait de ce type d’alimentation.

D’ailleurs, ce serait un grand bienfait que cela puisse être traité un peu plus largement pendant les études médicales, parce que là c’est balayé en 2 lignes, et au final pas du tout abordé correctement.

Voilà, j’espère que ce premier podcast vous a plu. N’hésitez pas à me faire part de vos remarques en commentaires, et puis à me dire si vous avez envie que je fasse d’autres podcasts, et s’il y a des sujets auxquels vous avez envie que je réponde. Je vous dis à très bientôt sur le blog Devenir Végétarien ! 🙂

Ma recette fastoche de crèpes 100% vegan.

Changer ses habitudes alimentaires n’est pas chose aisée. En revanche, rien de plus facile qu’une bonne pâte à crêpes végétale pour vous mettre le pied à l’étrier et vous rendre compte qu’en changeant quelques petites choses on peut déjà avancer dans sa démarche.

VOICI DONC MA RECETTE DE CRÈPES 100% VEGAN.

INGRÉDIENTS (pour une douzaine de crèpes):

  • 250g de farine de votre choix, pour ma part c’est moitié farine de blé moitié fécule de maïs (bio bien sûr)
  • pour remplacer les oeufs : 120g de tofu soyeux
  • 1/2 litre de lait végétal, soja nature par exemple ou aromatisé si vous souhaitez parfumer la pâte. Il existe de nombreux laits végétaux aromatisés à la vanille : soja, amande, avoine…Sinon le lait de noisette est une tuerie !
  • 2 cuillers à soupe de sucre : je prends du sucre complet non raffiné, bien meilleur pour la santé que le sucre blanc, et riche en minéraux.
  • 1 pincée de sel
  • Un soupçon de cannelle pour le parfum (vous pouvez vous en passer, ou ajouter à la place une cuiller à café d’extrait de vanille liquide)

PRÉPARATION DE LA RECETTE :

Mettez un à un les ingrédients dans un saladier (ou un robot mixeur) et mélangez jusqu’à obtention d’une pâte bien lisse. Laissez reposer – ou pas ! – personnellement je m’y prends toujours un peu tard et ne laisse pas à la pâte le temps de souffler. Je vous rassure, on se régale quand même !

Attention au moment de faire cuire vos crêpes : graissez légèrement le fond de votre crépière avec de l’huile végétale, et non du beurre, sinon pour le côté vegan vous avez tout faux !! Ce serait dommage de se planter si près du but !

Il ne vous reste plus qu’à déguster avant que les petites mains gourmandes n’aient tout pris ! 😉

recette-crepes-vegan

Et vous, vos crêpes, vous les aimez comment ? Laissez-moi un commentaire pour me donner vos recettes ou petites astuces pour des soirées crêpes sympa 🙂

Les 5 raisons qui font que j’adore ma BioCoop !

Cela ne fait pas si longtemps que j’ai pris l’habitude de me rendre dans une coopérative bio pour faire mes courses. Pourtant, à chaque fois que j’en ressors, je ressens une certaine fierté (oui, je sais, je peux être bizarre parfois), et la sensation d’avoir fait un grand pas en avant dans ma vie de consommatrice. Ne me croisez pas sur le parking, mon sourire idiot risquerait de vous faire flipper ^^

Je vous explique pourquoi j’adore ? 🙂

legume-bio

Crédit photo Foundry

RAISON N°1 : PARCE QUE LE BIO C’EST BON POUR LA SANTÉ

Les sceptiques auront beau dire qu’au fond, « on n’est pas sûr que c’est 100% bio, parce que bon, la terre est polluée de toute façon, tout ça tout ça… » Non, on n’est pas sûrs à 100% qu’il n’y a pas une micro-trace de pesticide apportée par l’exploitation voisine, mais en ne mangeant pas bio, on est certain de manger de la m**de.

Au moins, quand j’achète des fruits bio, je n’ai pas l’impression d’empoisonner mes enfants. Je les laisse croquer dedans à pleines dents et je sens que ce fruit est bon pour leur santé. Au contraire, quand nous avions des fruits non bio à la maison, ça se passait comme ça : voir une de mes filles commencer à croquer dans un fruit pas lavé, lui prendre des mains et le laver frénétiquement avant de lui éplucher avec soin « tu ne croques pas la peau hein, ma chérie? » Et même débarrassée de la peau, censée être riche en vitamines mais qui concentre bien à fond les pesticides, je ne pouvais pas m’empêcher de me demander si ces derniers passaient aussi dans la chair du fruit.

Bref, avec des fruits et légumes bio, je suis zen…encore plus s’ils viennent de mon jardin !

RAISON N°2 : PARCE QU’EN TANT QUE VÉGÉTARIEN ON Y A L’EMBARRAS DU CHOIX 

Ce genre de magasin est un petit paradis sur terre pour qui veut manger végé. L’avantage majeur est qu’on n’est pas réduit à chercher des yeux le micro bout de rayon consacré au bio, pour finalement trouver 2 steaks de soja qui se battent en duel avec un haché végétal Herta. Bon ok, j’exagère un peu, mais vous avez compris l’idée ?

Les alternatives aux produits d’origine animale sont bien plus nombreuses que dans la grande distribution. Non, il n’y a pas que le tofu nature caoutchouteux de chez Bjorg, on trouve aussi du tofu soyeux, des tofus fumés, aromatisés à la tomate, au pesto…du seitan, des céréales et légumineuses en vrac, bref des sources intéressantes de protéines végétales.

RAISON N°3 : PARCE QUE ÇA ÉVITE DE CAUTIONNER LA GRANDE DISTRIBUTION

Raison « simple et efficace ».

Et bien oui, la grande distrib’ est quand même loin d’être toute rose, et ça ne peut qu’être bénéfique de s’en détacher un peu. Certes, on y trouve de plus en plus de Bio, et quelques produits pour végéta*iens, mais le choix reste limité.

Et quand j’achète un produit végétal de chez Herta – ils viennent de sortir une toute nouvelle gamme – je me sens dans une ambivalence pas toujours agréable. Certes, ces produits sont plutôt bons, et l’initiative est super…MAIS acheter ces produits c’est aussi enrichir cette marque (ou une autre hein, j’espère que vous avez compris que la marque Herta me sert ici d’exemple pour illustrer quelque chose de plus global) qui sert de la viande industrielle à gogo…Bref, le genre d’entreprise à qui je n’ai pas trop envie de donner mes petits sous…

En conclusion, je me sens plus à l’aise quand j’achète des produits de petites marques qui ne font que du bio, du végéta*ien, et qui me paraissent plus éthiques.

RAISON N°4 : PARCE QU’ON Y CONSOMME « INTELLIGENT »

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Crédit photo ejaugsburg

Des produits en vrac, des sacs en papier, pas de suremballage. « C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucouuuuuup !!! »  Pas besoin de vous faire un dessin, mais juste ça c’est super important. Si tout le monde pouvait commencer à agir de la sorte, et arrêter de nous servir du plastique à la moindre occasion, la planète ne s’en porterait pas plus mal.

Mes filles adorent y aller, se chamaillent pour prendre elle-mêmes les produits en vrac. Elles découvrent des produits plus sains que les produits sucrés et gras proposés habituellement aux enfants. Avantage du vrac : on ne repart pas avec 2 paquets de gâteaux + 1 gratuit (ou autre cochonnerie grasse et sucrée bourrée d’huile de palme) , non, on en prend une petite quantité mais à mon sens une quantité plus juste. Par exemple lors de nos dernières courses, ma « grande  » de 6 ans ne pouvait décoller son petit nez du bocal odorant de speculoos; nous en avons donc acheté, mais quelques uns. Selon moi ce type de magasin ne favorise pas la surconsommation, surtout de produits sucrés pour enfants, et c’est à mon sens essentiel.

RAISON N°5 : PARCE QU’ON Y TROUVE PLEIN DE CHOSES GOURMANDES

Pour qui n’est pas habitué à fréquenter ce genre d’établissement, allez y jeter un oeil : vous allez découvrir plein d’aliments super intéressants sur le plan nutritionnel et ultra bons. Levure de bière, graines en tout genre (courge, sésame, chia, lin…), de nombreuses variétés de laits végétaux, pâtes à tartiner au sésame, aux amandes, noix de cajou, purée d’amandes pour vos pâtisseries, farines de toutes sortes…La liste est longue, et explique grandement pourquoi je ne perds pas de poids depuis que je suis végétarienne, hum…

Alors certes, vous allez sûrement me dire que c’est plus cher. Je ne dirai pas le contraire. Je fais d’ailleurs toujours une grande partie de mes courses en supermarché  mais j’aspire à les faire de plus en plus dans ce type d’établissement (peut-être une idée pour un prochain défi, tiens…?), parce que j’ai décidé de vivre en accord avec mes convictions, et que j’ai envie d’assumer pleinement mes choix et ma façon de vivre. Alors on fera plus attention à ne pas acheter n’importe quoi, mais c’est un effort financier auquel je consens volontiers.

Si vous avez aimé cet article, merci de le partager sur les réseaux sociaux !! 🙂

 

Faut-il manger les animaux ?

Phrase résumée de « Faut-il manger les animaux ? » Pour répondre à cette question, l’auteur nous livre une enquête complète sur le sort que nous réservons aux animaux, et les conséquences de leur consommation à petite et grande échelle.

Par Jonathan Safran Foer, 2009, 389 pages. Titre original : Eating animals.

Note : J’avais envie de lire ce livre depuis longtemps, plusieurs années à vrai dire. Oui, il m’en a fallu du temps ! Mon désir de me tourner à nouveau vers le végétarisme, mon défi ainsi que la création de ce blog m’ont donné envie de me documenter, pour avancer dans mon cheminement en pleine conscience. Ce livre étant écrit de la façon la plus objective possible, sans mélodrame ou larmoiements excessifs sur le sort animal, il était exactement ce dont j’avais besoin pour être au clair avec ma démarche.

CHRONIQUE ET RÉSUMÉ DE « FAUT-IL MANGER LES ANIMAUX? »

Ce livre est organisé en 8 parties bien distinctes, chacune abordant sous un angle différent la notion de consommation de viande. Cet ouvrage est remarquablement documenté, et extrêmement (trop?) riche; je vais essayer de vous résumer chaque partie du mieux que je peux, mais je crains de ne pas réussir à être suffisamment claire, tant chaque page regorge d’infos ! Je vous recommande vivement de lire ce livre dans sa totalité, peut-être que ma chronique vous motivera à aller plus loin, qui sait ?! 😉

1. HISTOIRES

Les Américains choisissent de manger moins de 0,25% des denrées comestibles connues de la planète.

Ce que nous mangeons, et la façon dont nous le mangeons, est empreint d’histoire : la nôtre, celle de nos parents, celles que nos grand-parents nous racontent. Elles nous façonnent, et conditionnent forcément notre façon d’aborder « la viande ».

L’auteur nous parle de sa grand-mère, juive, ayant vécu la 2de guerre mondiale en Europe. Il nous raconte la famine, les privations, l’errance…et le fait qu’à chaque fois qu’il la voyait, enfant, elle le soulevait dans les airs. Pas pour le faire tourner, ou le faire voler, non…pour le peser. La peur du manque était tellement présente chez elle, que tout ce qui se mangeait était forcément bon, qu’importe le sucre, le gras…« Plus un enfant est gros, plus il se porte bien ».

Jonathan Safran Foer a passé un long moment de sa vie à osciller entre végétarisme et régime carné, ses convictions étant souvent passées sous silence par des « Oui mais… » envahissants. D’où un perpétuel inconfort intellectuel (ou dissonance cognitive), la sensation de ne pas être en accord avec ses inspirations profondes « […] dans la formation des habitudes, les histoires que nous nous racontons à nous-mêmes et entre nous prennent le pas sur la raison. »

Quel est alors l’événement qui lui a fait radicalement changer ses habitudes ? Il s’agit de la naissance de son fils. Parce que nourrir son enfant est bien plus important que se nourrir soi-même, l’auteur s’est alors senti investi d’une mission : savoir ce qu’est vraiment « la viande », comprendre comment les animaux sont élevés, nourris, abattus…Quelles sont les conséquences sanitaires, environnementale, économiques de la consommation de viande ?

C’est ainsi qu’a commencé une vaste enquête, qui lui a fait comprendre une chose : « Peut-être bien que « la viande » n’existe pas. Au lieu de cela, il y a CET animal-ci, élevé dans CETTE ferme, tué dans CET abattoir, vendu de CETTE manière-là, et mangé par CETTE personne-ci –  chaque cas étant tellement spécifique qu’il est impossible de les assembler en une même mosaïque ».

2. TOUT OU RIEN, OU QUELQUE CHOSE D’AUTRE

Les lignes de pêche industrielle moderne peuvent mesurer jusqu’à 120km de long – la même distance qui sépare le niveau de la mer des dernières couches de l’atmosphère.

Cette partie aborde, de façon très cartésienne, et parfois provocatrice, la question de l’antispécisme au travers de 2 exemples : la consommation de viande de chien et celle de poisson.

L’auteur parle tout d’abord de sa chienne, George, et du fait que les animaux de compagnie ont tendance à être considérés comme des membres de la famille. Il reconnaît à sa chienne une sensibilité, la possibilité de penser et de ressentir des émotions. Comme lui, elle craint la douleur, recherche le plaisir, et apprécie avoir de la compagnie. Il est entendu qu’il ne la mangerait pas, mais pourquoi ne pas manger un chien qu’il n’a jamais vu de sa vie ?

La consommation de viande de chien rejoint la partie précédente sur les « histoires ». De nombreuses personnes dans le Monde consomment traditionnellement de la viande de chien, mais, pour elles, le chien n’est pas considéré comme un animal de compagnie. Tout comme nous mangeons nos vaches, celles-ci sont sacrées en Inde, etc. Sur quels critères nous basons-nous donc pour définir quel animal peut être mangé, et lequel va faire partie de notre famille ? Je ne vous dévoile pas la suite de l’argumentation, assez « shoking » mais redoutablement efficace…  J’avoue que j’en suis restée bouche bée !

A l’inverse des chiens, les poissons sont les laissés pour compte de la cause animale. Les violences perpétrées à leur encontre ne choquent bien souvent personne : les « gaffes » sont des pics métalliques utilisés pour remonter les gros poissons tels que les thons à bord d’une embarcation. Ils peuvent être plantés dans le corps de l’animal, une nageoire, son oeil…Un manuel des Nations Unies consacré à la pêche conseille, si possible, de les enfoncer dans la tête.

Toutes ces distinctions pour quoi ? Pour dire que tout ne peut pas être blanc OU noir.

La question de la consommation de viande ou non « tend à polariser les avis : soit on n’en mange jamais, soit on ne se pose jamais de questions sincères à ce sujet. » Imaginez-vous réfléchir de façon aussi binaire face à d’autres problèmes éthiques, « imaginez, par exemple, de toujours ou de ne jamais mentir. » Il est donc nécessaire de replacer la question de la viande au centre du débat public.

3. MOTS / SIGNIFICATIONS

Le secteur de l’élevage industriel participe au réchauffement planétaire pour 40% de plus que l’ensemble des transports dans le monde; c’est la première cause du changement climatique.

Cette partie est un glossaire complet et assez effrayant du monde de l’élevage industriel. Je vous en livre ci-dessous quelques extraits.

BYCATCH : désigne les créatures marines capturées accidentellement. Par exemple, pour 500g de crevettes pêchées en Indonésie, 13kg d’autres animaux marins ont été tués et rejetés à la mer.

DOWNER : un animal en mauvaise santé qui s’effondre et n’a pas la force de se relever. Il peut s’agir d’un animal gravement malade, mais bien souvent un peu d’eau et de repos suffiraient à lui sauver la vie. Bien entendu, il n’existe pas de statistiques fiables à leur sujet, mais on estime qu’il y aurait chaque année aux Etats-Unis 200 000 vaches qui périraient ainsi. Les euthanasier coûterait de l’argent, aussi il est parfaitement légal (dans la majorité des 50 Etats américains) de les laisser agoniser pendant des jours, voire de les balancer vivants dans des bennes à ordures…

ECOLOGISME : comme cité plus haut, le secteur de l’élevage industriel est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre, plus que la totalité des modes de transport. Les omnivores contribuent à émettre 7 fois plus de gaz à effet de serre que les végétariens. L’impact de l’élevage intensif est massif, que ce soit sur la pollution et la pénurie d’eau, l’appauvrissement des sols, la pollution de l’air, l’appauvrissement de la biodiversité. « Quelqu’un qui mange régulièrement des produits animaux issus de l’élevage industriel ne peut se dire écologiste sans séparer radicalement ce mot de son sens. »

4. CACHER / CHERCHER

Dans les batteries d’élevage des poules pondeuses, chaque volaille dispose d’un espace d’un peu plus de 430cm– soit une surface inférieure à une feuille A4. Pratiquement toutes les volailles dites « cage-free » bénéficient d’à peu près le même espace.

CACHER – Pour réunir toutes les informations dont il estimait avoir besoin, l’auteur s’est introduit subrepticement dans un élevage industriel de volailles en pleine nuit. C’est la seule solution qu’il a trouvée, après que ses nombreuses demandes écrites de visiter un élevage soient restées sans réponse. Ce qu’il découvre fait froid dans le dos : dans un hangar rempli de poussins de dindes, un nombre impressionnant de cadavres, d’animaux blessés, agonisants, malades. Et pas un centimètre carré de terre ou une seule fenêtre. Une triste réalité bien cachée du reste du monde, au point où même les hangars sont fermés à clé.

Au travers de témoignages d’une ancienne ouvrière travaillant sur les chaînes d’abattage de poulet devenue militante  pour la cause animale, d’un ancien éleveur industriel, puis d’un éleveur plus traditionnel, Jonathan Safran Foer dresse un tableau assez complet du monde de l’élevage et de ses paradoxes. Les consommateurs veulent de la viande à outrance et à bas prix, sans avoir conscience de ce que cela implique sur le plan de la production de viande : « ces éleveurs industriels  calculent la façon de maintenir ces animaux le plus près de la mort que possible sans les tuer. C’est ça, leur modèle d’activité. Ils déterminent comment les engraisser le plus rapidement possible, le nombre maximum qu’ils peuvent mettre dans une cage, la quantité minimum de nourriture dont ils ont besoin, jusqu’à quel point on peut les laisser malades sans qu’ils meurent. »

CHERCHER – Chercher le début de cette productivité infernale : le premier poulet, le premier homme, le premier problème avec la domestication des animaux 8 000 ans avant JC et le « mythe du consentement animal ». Ce mythe est encore souvent mis en avant dans les enseignements agricoles et est invoqué par nombre d’éleveurs : les hommes procuraient aux animaux nourriture et protection, en échange de quoi les animaux leur fournissaient leur lait, leurs oeufs, et leur chair. Qu’en est-il aujourd’hui ? La façon dont nous traitons les animaux est-elle suffisamment juste pour qu’on puisse penser un seul instant qu’ils seraient d’accord pour vivre une telle vie en échange de leur chair ?

L’histoire continue avec le premier oubli (nous ne sommes plus en contact quotidien avec les animaux, et l’animal en tant qu’individu n’existe plus), l’événement imprévu qui a eu pour conséquence la création du premier élevage industriel…et l’extension de son principe à grande échelle.

Cette partie se termine par le témoignage de Frank Reese, « le dernier petit éleveur de volailles ». Soucieux du bien-être de ses animaux, qui ne sont pas mutilés – ses dindes ont leur bec, leurs griffes et leurs ailes – et ne sont pas non plus génétiquement modifiés. Saviez – vous que les volailles  « modifiées » pour l’élevage ne sont plus capables de marcher et de reproduire par elles-mêmes ? Cet éleveur se soucie également de la façon dont sont transportés et abattus ses animaux, et ne tolère pas les 15% de mort par suffocation durant le transport acceptés par l’industrie.

Il conclut par cette question capitale, que chaque consommateur de viande devrait se poser : « Quelle quantité de souffrance suis-je prêt à tolérer pour ma nourriture? »

Jonathan Safran Foer
Jonathan Safran Foer

5. INFLUENCE / MUTISME

Ou comment les modifications génétiques des animaux d’élevage (particulièrement la volaille), leurs conditions de vie dans une promiscuité terrible (chaque volaille bénéficie d’un espace de la taille d’une feuille format A4), leur mise à mort, mettent en péril la santé à l’échelle mondiale.

Les élevages industriels sont une aubaine pour les virus et bactéries, qui y prolifèrent et s’y transforment joyeusement. Plusieurs points sont à retenir :

  • Une pandémie mondiale de grippe d’origine animale (probablement aviaire) est inévitable. Tous les pays seront touchés, avec une propagation à grande échelle. Les stocks de médicaments seront insuffisants et le nombre de décès sera élevé. L’Organisation Mondiale de la Santé donne une estimation « assez basse » de 2 à 7,4 millions de morts si la grippe aviaire passait aux humains et si le virus devenait aéroporté (comme pour la grippe porcine H1N1).
  • La viande – principalement de volaille – est un vecteur important de maladie. 83% de la viande de poulet (même bio et sans antibiotiques) est infectée au moment  de son achat par des bactéries, le Campylobacter ou la Salmonelle. Vu leurs conditions d’élevage, la majorité des animaux destinés à la consommation sont malades : outre les tares liées aux manipulations génétiques (pattes incapables de supporter leur poids en raison de leur croissance accélérée par exemple), ceux ci peuvent souffrir d’anémie, maladies respiratoires, déficits immunitaires, lésions des tendons, etc, etc. Au cours de leur élevage, 95% des poulets sont victimes d’une contamination à E.Coli, qui est un marqueur de contamination fécale.
  • L’usage non réglementé (aux Etats Unis et non en Europe) des antibiotiques dans les élevages industriels, utilisés comme additifs alimentaires pour booster la croissance des animaux et pour compenser leur immunité déficiente, entraîne l’émergence de bactéries résistantes aux antibiotiques. Aux USA, ce sont 12 300 tonnes d’antibiotiques par an qui sont mélangées à la nourriture des animaux d’élevage (la population Américaine en consomme 1 500 tonnes), dont près de 7 000 tonnes sont constituées d’antimicrobiens considérés comme illégaux dans l’Union Européenne. Cela aura des conséquences terribles pour la santé publique, avec des épidémies qui ne pourront être soignées en l’absence d’antibiotiques efficaces sur ces bactéries hyper-résistantes…Cela commence à être le cas dans la pratique médicale actuelle, avec sur le territoire français des épidémies, contrôlées tant bien que mal, de bactéries hautement résistantes pour lesquelles certains patients ne peuvent malheureusement pas être traités.

6. TRANCHES DE PARADIS / TAS DE MERDE

Près d’un tiers de la surface des terres de la planète est consacré à l’élevage.

Les « tranches de paradis » sont ici un abattoir indépendant des grands groupes industriels et un petit exploitant, éleveur de porcs dans l’Iowa.

L’abattoir en question, Paradise Locker Meats, est visité entièrement par l’auteur. Ici, pas d’abattage ou d’équarrissage à la chaîne, les animaux sont traités un par un. Tout le processus de prise en charge est ici parfaitement détaillé (âmes sensibles s’abstenir). Quelques détails nous chiffonnent tout de même au sujet de ce « paradis » de l’abattage animal, et cela laisse songeur quant aux atrocités qui ont lieu en milieu industriel.

Quand le porc arrive pour être abattu, il est d’abord étourdi par un « shoker » ou pistolet électrique. « Je crois que dans 80% des cas, on les a du premier coup »…ok alors on est rassurés ! Autre point qui me chatouille : l’inspecteur de l’USDA (département de l’agriculture) est censé contrôler que l’animal vivant n’est pas atteint d’une maladie pouvant le rendre impropre à la consommation, et que la tuerie s’effectue dans des conditions « humaines ». Or, il n’a pas accès aux animaux vivants, et de son poste ne peut pas voir le porc se faire tuer…Il se contente donc d’inspecter rapidement les carcasses…

Je ne pourrai pas résumer correctement cette partie tant elle est riche, donc je vais me contenter de vous citer les quelques phrases qui m’ont le plus marquée.

« Chaque fois que vous prenez une décision concernant votre alimentation, […], vous pratiquez l’élevage par procuration ».

« Les animaux d’élevage aux Etats-Unis produisent 130 fois plus de déchets que la population humaine – environ 39 tonnes de merde PAR SECONDE. La capacité de pollution de cette merde est 160 fois plus importante que celle d’eaux usées municipales non retraitées ». Bien sûr, aucune station d’épuration pour tout ça : les déchets sont rejetés dans des mares toxiques de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés, qui sont incapables d’absorber tous ces déchets. Les écoulements se répandent dans les cours d’eau, ou peuvent être répandus dans des champs, pulvérisés dans l’air par de grands groupes industriels peu scrupuleux, pour qui il est moins coûteux de payer les frais d’un procès que d’assumer le coût financier du traitement de leurs déchets et des conséquences sanitaires pour la population.

Concernant l’un des principaux fournisseurs de KFC : « Certains ouvriers avaient coutume d’arracher la tête d’oiseaux parfaitement conscients […], ils urinaient dans la zone de suspension (y compris sur le tapis roulant qui convoie la volaille) et utilisaient sans jamais le réparer un équipement d’abattage automatisé défectueux qui entaillait le corps des oiseaux plutôt que leur cou ». Grand groupe ne signifie pas forcément intégrité. Je vous ai cité l’une des parties les plus « soft », l’auteur détaille l’enfer de l’élevage notamment porcin, de la pêche intensive et j’ai vraiment cru que je ne parviendrais pas à lire ce chapitre dans son intégralité tant la violence et le sadisme sont ordinaires…

7. JE SAIS

Moins de 1% des animaux tués pour leur viande en Amérique proviennent d’élevages traditionnels.

Connaissant un peu mieux cette réalité de l’élevage industriel, ses ravages sur le plan de l’éthique animale, de l’environnement, de la santé, que faire ?

Ce chapitre fourmille de témoignages : Nicolette – végétarienne et femme d’un éleveur traditionnel bovin -, Bill son mari, un membre de PeTA, un végétalien qui aide à construire des abattoirs (petits abattoirs locaux pour un traitement plus juste des animaux), l’auteur…  Chacun, avec son vécu, sa personnalité, et ses envies, ressent les choses d’une façon particulière.

Il n’y a pas une seule façon de réagir face à toutes ces informations si déstabilisantes, et laquelle est plus éthique ou « meilleure » qu’une autre ? A chacun de construire sa réponse personnelle, et d’agir en son âme et conscience. L’auteur se sent désormais un fervent végétarien et ne veut plus avoir quoi que ce soit à voir avec l’élevage industriel. Néanmoins, ayant été touché par des exploitations durables qui apportent une bonne vie, et une mort douce à leurs animaux, Jonathan Safran Foer se montre assez ambivalent à leur égard. Mais elles sont tellement rares, mises sous pression par l’industrie…Combien de temps pourront-elles perdurer ?

« Si l’on n’a pas la possibilité d’opter pour une vie sans violence, on peut en revanche choisir de centrer nos repas sur les récoltes plutôt que sur l’abattage, sur l’agriculture plutôt que sur la guerre. Nous avons choisi l’abattage. Nous avons choisi la guerre. C’est la version le plus vraie de notre histoire de mangeurs d’animaux. Pourrions-nous raconter une nouvelle histoire ? »

8. HISTOIRE

Se raconter une nouvelle histoire, la raconter à ses enfants. Se souvenir de son dernier Thanksgiving, et décider que le premier Thanksgiving de son enfant sera différent. Qu’il n’y aura pas de dinde malade et maltraitée sur sa table.

« Si nous tenons à mettre un terme à l’élevage industriel, alors le moins que nous puissions faire, c’est de cesser de donner de l’argent aux pires de ces criminels ». Prendre la décision d’éviter les produits industriels pourra paraître facile pour certains, pour d’autres non. Mais la question importante à se poser est de savoir si le jeu en vaut la chandelle. Nous SAVONS en tout cas, que cette décision permettra de lutter contre la déforestation, le réchauffement climatique, la pollution des sols et des eaux, améliorera la santé publique et permettra d’éliminer « le pire exemple de mauvais traitements infligés aux animaux dans l’histoire du monde ».

CONCLUSIOn

Pour ma part, le choix est fait et de plus en plus assumé, surtout après de telles lectures.

LES POINTS POSITIFS DE CE LIVRE :

  • Une documentation énorme de la part de l’auteur. Ce livre est un condensé gigantesque de données concernant le sort réservé aux animaux et l’élevage.
  • Cette enquête balaie tous les domaines concernés : l’éthique animale, la santé publique, l’environnement, le business industriel, les élevages durables…
  • L’auteur a la bon goût de ne pas nous dire quoi penser.  Pas de « pathos » ou de larmoiements inutiles, même si certains passages sont vraiment difficiles à lire tant la violence de ce qui est décrit est insoutenable.
  • Le caractère nuancé des réflexions de l’auteur, nous montrant bien que dans ce domaine complexe tout ne peut pas être ou blanc ou noir. Son ambivalence par rapport aux élevages plus traditionnels et plus respectueux des animaux  pourra en faire monter plus d’un au créneau ! J’ai apprécié que l’auteur nous livre aussi ses réflexions et ses propres failles, car ne nous leurrons pas : personne n’est irréprochable.

LES POINTS NÉGATIFS DE CE LIVRE :

  • On a souvent les défauts de ses qualités : je dirais donc que ce livre a pu être parfois indigeste tant il est dense au niveau des informations délivrées. Même si je ne le regrette pas un instant, j’ai du m’accrocher pour le terminer !
  • Les chiffres cités concernent les Etats-Unis, on n’a donc pas de données quantitatives concernant l’Europe. Il faudra aller chercher les chiffres ailleurs !

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Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

Est-ce que cette chronique vous a donné envie d’aller plus loin ?

Répondez-moi dans les commentaires ci-dessous 😉