Foie gras. 50 nuances de souffrance.

Une petite fille a mis sa plus jolie robe et des paillettes autour des yeux. La nuit s’installe doucement et la maison embaume de délicieuses odeurs. Toute la famille est réunie pour le réveillon de Noël. Et comme tous les ans, tout le monde se régale d’un délicieux foie gras. C’est un cérémonial, presque sacré, le seul moment de l’année où l’on peut en manger. La petite fille en tartine un petit morceau sur un toast chaud et trouve qu’elle n’a jamais rien mangé d’aussi bon.

Des années après, elle trouve toujours autant de plaisir à en déguster, accompagné d’un délicieux vin blanc et d’un chutney aux figues, de fleur de sel ou de pain d’épice. Toujours le même plaisir d’y goûter et de se remémorer, comme une madeleine de Proust, tous ces souvenirs de famille qui lui sont chers.

Je suis cette petite fille.

J’adore le foie gras. A m’en faire exploser le bide. Moi qui n’aime pas les abats, et qui suis assez « chochotte » dès qu’il s’agit de manger de la chair animale, rien n’y fait. Même en me persuadant que je mange un organe malade, d’un animal gavé toute sa vie, j’ai quand même envie d’en manger. Aller au resto dans le Périgord et ne pas en commander me demande un effort surhumain !!

Et pourtant j’ai décidé d’abandonner ce petit plaisir, somme toutes, assez égoïste.

Voici ce qui m’a décidée à changer de comportement :

 Cette vidéo de L 214 m’a enfin permis d’ouvrir les yeux et d’arrêter de faire l’autruche concernant le problème du foie gras. En plus d’être élevés en batterie et tués massivement, ces animaux sont torturés toute leur vie.

Maintenant, dès que l’envie vient de me titiller face à une carte de restaurant ou pendant les fêtes, je repense à ces images, à cette réalité honteuse et affligeante, et je mets de côté cette « carte postale » de l’animal heureux élevé en plein air qu’on essaie de nous vendre à coup de marketing bien rodé.

Arrêtons de nous faire manipuler et ouvrons les yeux !

Au-delà de la problématique du foie gras, cet article résume LA raison principale pour laquelle j’essaie de ne plus consommer de produits d’origine animale. Je refuse décemment de cautionner tant de souffrance. Et je défie quiconque n’est pas psychopathe d’avoir envie de manger une tranche de foie gras après avoir regardé cette vidéo (sans fermer les yeux, hein, sinon ça vaut pas!)

J’ai été interrogé par un employé du recensement…J’ai dégusté son foie avec des fèves au beurre et un excellent chianti.

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2 thoughts on “Foie gras. 50 nuances de souffrance.

  1. Je ne suis pas/plus un psychopathe…. Merci pour cet article Amélie. Tout en sincérité et simplicité

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