Faut-il manger les animaux ?

Phrase résumée de « Faut-il manger les animaux ? » Pour répondre à cette question, l’auteur nous livre une enquête complète sur le sort que nous réservons aux animaux, et les conséquences de leur consommation à petite et grande échelle.

Par Jonathan Safran Foer, 2009, 389 pages. Titre original : Eating animals.

Note : J’avais envie de lire ce livre depuis longtemps, plusieurs années à vrai dire. Oui, il m’en a fallu du temps ! Mon désir de me tourner à nouveau vers le végétarisme, mon défi ainsi que la création de ce blog m’ont donné envie de me documenter, pour avancer dans mon cheminement en pleine conscience. Ce livre étant écrit de la façon la plus objective possible, sans mélodrame ou larmoiements excessifs sur le sort animal, il était exactement ce dont j’avais besoin pour être au clair avec ma démarche.

CHRONIQUE ET RÉSUMÉ DE « FAUT-IL MANGER LES ANIMAUX? »

Ce livre est organisé en 8 parties bien distinctes, chacune abordant sous un angle différent la notion de consommation de viande. Cet ouvrage est remarquablement documenté, et extrêmement (trop?) riche; je vais essayer de vous résumer chaque partie du mieux que je peux, mais je crains de ne pas réussir à être suffisamment claire, tant chaque page regorge d’infos ! Je vous recommande vivement de lire ce livre dans sa totalité, peut-être que ma chronique vous motivera à aller plus loin, qui sait ?! 😉

1. HISTOIRES

Les Américains choisissent de manger moins de 0,25% des denrées comestibles connues de la planète.

Ce que nous mangeons, et la façon dont nous le mangeons, est empreint d’histoire : la nôtre, celle de nos parents, celles que nos grand-parents nous racontent. Elles nous façonnent, et conditionnent forcément notre façon d’aborder « la viande ».

L’auteur nous parle de sa grand-mère, juive, ayant vécu la 2de guerre mondiale en Europe. Il nous raconte la famine, les privations, l’errance…et le fait qu’à chaque fois qu’il la voyait, enfant, elle le soulevait dans les airs. Pas pour le faire tourner, ou le faire voler, non…pour le peser. La peur du manque était tellement présente chez elle, que tout ce qui se mangeait était forcément bon, qu’importe le sucre, le gras…« Plus un enfant est gros, plus il se porte bien ».

Jonathan Safran Foer a passé un long moment de sa vie à osciller entre végétarisme et régime carné, ses convictions étant souvent passées sous silence par des « Oui mais… » envahissants. D’où un perpétuel inconfort intellectuel (ou dissonance cognitive), la sensation de ne pas être en accord avec ses inspirations profondes « […] dans la formation des habitudes, les histoires que nous nous racontons à nous-mêmes et entre nous prennent le pas sur la raison. »

Quel est alors l’événement qui lui a fait radicalement changer ses habitudes ? Il s’agit de la naissance de son fils. Parce que nourrir son enfant est bien plus important que se nourrir soi-même, l’auteur s’est alors senti investi d’une mission : savoir ce qu’est vraiment « la viande », comprendre comment les animaux sont élevés, nourris, abattus…Quelles sont les conséquences sanitaires, environnementale, économiques de la consommation de viande ?

C’est ainsi qu’a commencé une vaste enquête, qui lui a fait comprendre une chose : « Peut-être bien que « la viande » n’existe pas. Au lieu de cela, il y a CET animal-ci, élevé dans CETTE ferme, tué dans CET abattoir, vendu de CETTE manière-là, et mangé par CETTE personne-ci –  chaque cas étant tellement spécifique qu’il est impossible de les assembler en une même mosaïque ».

2. TOUT OU RIEN, OU QUELQUE CHOSE D’AUTRE

Les lignes de pêche industrielle moderne peuvent mesurer jusqu’à 120km de long – la même distance qui sépare le niveau de la mer des dernières couches de l’atmosphère.

Cette partie aborde, de façon très cartésienne, et parfois provocatrice, la question de l’antispécisme au travers de 2 exemples : la consommation de viande de chien et celle de poisson.

L’auteur parle tout d’abord de sa chienne, George, et du fait que les animaux de compagnie ont tendance à être considérés comme des membres de la famille. Il reconnaît à sa chienne une sensibilité, la possibilité de penser et de ressentir des émotions. Comme lui, elle craint la douleur, recherche le plaisir, et apprécie avoir de la compagnie. Il est entendu qu’il ne la mangerait pas, mais pourquoi ne pas manger un chien qu’il n’a jamais vu de sa vie ?

La consommation de viande de chien rejoint la partie précédente sur les « histoires ». De nombreuses personnes dans le Monde consomment traditionnellement de la viande de chien, mais, pour elles, le chien n’est pas considéré comme un animal de compagnie. Tout comme nous mangeons nos vaches, celles-ci sont sacrées en Inde, etc. Sur quels critères nous basons-nous donc pour définir quel animal peut être mangé, et lequel va faire partie de notre famille ? Je ne vous dévoile pas la suite de l’argumentation, assez « shoking » mais redoutablement efficace…  J’avoue que j’en suis restée bouche bée !

A l’inverse des chiens, les poissons sont les laissés pour compte de la cause animale. Les violences perpétrées à leur encontre ne choquent bien souvent personne : les « gaffes » sont des pics métalliques utilisés pour remonter les gros poissons tels que les thons à bord d’une embarcation. Ils peuvent être plantés dans le corps de l’animal, une nageoire, son oeil…Un manuel des Nations Unies consacré à la pêche conseille, si possible, de les enfoncer dans la tête.

Toutes ces distinctions pour quoi ? Pour dire que tout ne peut pas être blanc OU noir.

La question de la consommation de viande ou non « tend à polariser les avis : soit on n’en mange jamais, soit on ne se pose jamais de questions sincères à ce sujet. » Imaginez-vous réfléchir de façon aussi binaire face à d’autres problèmes éthiques, « imaginez, par exemple, de toujours ou de ne jamais mentir. » Il est donc nécessaire de replacer la question de la viande au centre du débat public.

3. MOTS / SIGNIFICATIONS

Le secteur de l’élevage industriel participe au réchauffement planétaire pour 40% de plus que l’ensemble des transports dans le monde; c’est la première cause du changement climatique.

Cette partie est un glossaire complet et assez effrayant du monde de l’élevage industriel. Je vous en livre ci-dessous quelques extraits.

BYCATCH : désigne les créatures marines capturées accidentellement. Par exemple, pour 500g de crevettes pêchées en Indonésie, 13kg d’autres animaux marins ont été tués et rejetés à la mer.

DOWNER : un animal en mauvaise santé qui s’effondre et n’a pas la force de se relever. Il peut s’agir d’un animal gravement malade, mais bien souvent un peu d’eau et de repos suffiraient à lui sauver la vie. Bien entendu, il n’existe pas de statistiques fiables à leur sujet, mais on estime qu’il y aurait chaque année aux Etats-Unis 200 000 vaches qui périraient ainsi. Les euthanasier coûterait de l’argent, aussi il est parfaitement légal (dans la majorité des 50 Etats américains) de les laisser agoniser pendant des jours, voire de les balancer vivants dans des bennes à ordures…

ECOLOGISME : comme cité plus haut, le secteur de l’élevage industriel est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre, plus que la totalité des modes de transport. Les omnivores contribuent à émettre 7 fois plus de gaz à effet de serre que les végétariens. L’impact de l’élevage intensif est massif, que ce soit sur la pollution et la pénurie d’eau, l’appauvrissement des sols, la pollution de l’air, l’appauvrissement de la biodiversité. « Quelqu’un qui mange régulièrement des produits animaux issus de l’élevage industriel ne peut se dire écologiste sans séparer radicalement ce mot de son sens. »

4. CACHER / CHERCHER

Dans les batteries d’élevage des poules pondeuses, chaque volaille dispose d’un espace d’un peu plus de 430cm– soit une surface inférieure à une feuille A4. Pratiquement toutes les volailles dites « cage-free » bénéficient d’à peu près le même espace.

CACHER – Pour réunir toutes les informations dont il estimait avoir besoin, l’auteur s’est introduit subrepticement dans un élevage industriel de volailles en pleine nuit. C’est la seule solution qu’il a trouvée, après que ses nombreuses demandes écrites de visiter un élevage soient restées sans réponse. Ce qu’il découvre fait froid dans le dos : dans un hangar rempli de poussins de dindes, un nombre impressionnant de cadavres, d’animaux blessés, agonisants, malades. Et pas un centimètre carré de terre ou une seule fenêtre. Une triste réalité bien cachée du reste du monde, au point où même les hangars sont fermés à clé.

Au travers de témoignages d’une ancienne ouvrière travaillant sur les chaînes d’abattage de poulet devenue militante  pour la cause animale, d’un ancien éleveur industriel, puis d’un éleveur plus traditionnel, Jonathan Safran Foer dresse un tableau assez complet du monde de l’élevage et de ses paradoxes. Les consommateurs veulent de la viande à outrance et à bas prix, sans avoir conscience de ce que cela implique sur le plan de la production de viande : « ces éleveurs industriels  calculent la façon de maintenir ces animaux le plus près de la mort que possible sans les tuer. C’est ça, leur modèle d’activité. Ils déterminent comment les engraisser le plus rapidement possible, le nombre maximum qu’ils peuvent mettre dans une cage, la quantité minimum de nourriture dont ils ont besoin, jusqu’à quel point on peut les laisser malades sans qu’ils meurent. »

CHERCHER – Chercher le début de cette productivité infernale : le premier poulet, le premier homme, le premier problème avec la domestication des animaux 8 000 ans avant JC et le « mythe du consentement animal ». Ce mythe est encore souvent mis en avant dans les enseignements agricoles et est invoqué par nombre d’éleveurs : les hommes procuraient aux animaux nourriture et protection, en échange de quoi les animaux leur fournissaient leur lait, leurs oeufs, et leur chair. Qu’en est-il aujourd’hui ? La façon dont nous traitons les animaux est-elle suffisamment juste pour qu’on puisse penser un seul instant qu’ils seraient d’accord pour vivre une telle vie en échange de leur chair ?

L’histoire continue avec le premier oubli (nous ne sommes plus en contact quotidien avec les animaux, et l’animal en tant qu’individu n’existe plus), l’événement imprévu qui a eu pour conséquence la création du premier élevage industriel…et l’extension de son principe à grande échelle.

Cette partie se termine par le témoignage de Frank Reese, « le dernier petit éleveur de volailles ». Soucieux du bien-être de ses animaux, qui ne sont pas mutilés – ses dindes ont leur bec, leurs griffes et leurs ailes – et ne sont pas non plus génétiquement modifiés. Saviez – vous que les volailles  « modifiées » pour l’élevage ne sont plus capables de marcher et de reproduire par elles-mêmes ? Cet éleveur se soucie également de la façon dont sont transportés et abattus ses animaux, et ne tolère pas les 15% de mort par suffocation durant le transport acceptés par l’industrie.

Il conclut par cette question capitale, que chaque consommateur de viande devrait se poser : « Quelle quantité de souffrance suis-je prêt à tolérer pour ma nourriture? »

Jonathan Safran Foer
Jonathan Safran Foer

5. INFLUENCE / MUTISME

Ou comment les modifications génétiques des animaux d’élevage (particulièrement la volaille), leurs conditions de vie dans une promiscuité terrible (chaque volaille bénéficie d’un espace de la taille d’une feuille format A4), leur mise à mort, mettent en péril la santé à l’échelle mondiale.

Les élevages industriels sont une aubaine pour les virus et bactéries, qui y prolifèrent et s’y transforment joyeusement. Plusieurs points sont à retenir :

  • Une pandémie mondiale de grippe d’origine animale (probablement aviaire) est inévitable. Tous les pays seront touchés, avec une propagation à grande échelle. Les stocks de médicaments seront insuffisants et le nombre de décès sera élevé. L’Organisation Mondiale de la Santé donne une estimation « assez basse » de 2 à 7,4 millions de morts si la grippe aviaire passait aux humains et si le virus devenait aéroporté (comme pour la grippe porcine H1N1).
  • La viande – principalement de volaille – est un vecteur important de maladie. 83% de la viande de poulet (même bio et sans antibiotiques) est infectée au moment  de son achat par des bactéries, le Campylobacter ou la Salmonelle. Vu leurs conditions d’élevage, la majorité des animaux destinés à la consommation sont malades : outre les tares liées aux manipulations génétiques (pattes incapables de supporter leur poids en raison de leur croissance accélérée par exemple), ceux ci peuvent souffrir d’anémie, maladies respiratoires, déficits immunitaires, lésions des tendons, etc, etc. Au cours de leur élevage, 95% des poulets sont victimes d’une contamination à E.Coli, qui est un marqueur de contamination fécale.
  • L’usage non réglementé (aux Etats Unis et non en Europe) des antibiotiques dans les élevages industriels, utilisés comme additifs alimentaires pour booster la croissance des animaux et pour compenser leur immunité déficiente, entraîne l’émergence de bactéries résistantes aux antibiotiques. Aux USA, ce sont 12 300 tonnes d’antibiotiques par an qui sont mélangées à la nourriture des animaux d’élevage (la population Américaine en consomme 1 500 tonnes), dont près de 7 000 tonnes sont constituées d’antimicrobiens considérés comme illégaux dans l’Union Européenne. Cela aura des conséquences terribles pour la santé publique, avec des épidémies qui ne pourront être soignées en l’absence d’antibiotiques efficaces sur ces bactéries hyper-résistantes…Cela commence à être le cas dans la pratique médicale actuelle, avec sur le territoire français des épidémies, contrôlées tant bien que mal, de bactéries hautement résistantes pour lesquelles certains patients ne peuvent malheureusement pas être traités.

6. TRANCHES DE PARADIS / TAS DE MERDE

Près d’un tiers de la surface des terres de la planète est consacré à l’élevage.

Les « tranches de paradis » sont ici un abattoir indépendant des grands groupes industriels et un petit exploitant, éleveur de porcs dans l’Iowa.

L’abattoir en question, Paradise Locker Meats, est visité entièrement par l’auteur. Ici, pas d’abattage ou d’équarrissage à la chaîne, les animaux sont traités un par un. Tout le processus de prise en charge est ici parfaitement détaillé (âmes sensibles s’abstenir). Quelques détails nous chiffonnent tout de même au sujet de ce « paradis » de l’abattage animal, et cela laisse songeur quant aux atrocités qui ont lieu en milieu industriel.

Quand le porc arrive pour être abattu, il est d’abord étourdi par un « shoker » ou pistolet électrique. « Je crois que dans 80% des cas, on les a du premier coup »…ok alors on est rassurés ! Autre point qui me chatouille : l’inspecteur de l’USDA (département de l’agriculture) est censé contrôler que l’animal vivant n’est pas atteint d’une maladie pouvant le rendre impropre à la consommation, et que la tuerie s’effectue dans des conditions « humaines ». Or, il n’a pas accès aux animaux vivants, et de son poste ne peut pas voir le porc se faire tuer…Il se contente donc d’inspecter rapidement les carcasses…

Je ne pourrai pas résumer correctement cette partie tant elle est riche, donc je vais me contenter de vous citer les quelques phrases qui m’ont le plus marquée.

« Chaque fois que vous prenez une décision concernant votre alimentation, […], vous pratiquez l’élevage par procuration ».

« Les animaux d’élevage aux Etats-Unis produisent 130 fois plus de déchets que la population humaine – environ 39 tonnes de merde PAR SECONDE. La capacité de pollution de cette merde est 160 fois plus importante que celle d’eaux usées municipales non retraitées ». Bien sûr, aucune station d’épuration pour tout ça : les déchets sont rejetés dans des mares toxiques de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés, qui sont incapables d’absorber tous ces déchets. Les écoulements se répandent dans les cours d’eau, ou peuvent être répandus dans des champs, pulvérisés dans l’air par de grands groupes industriels peu scrupuleux, pour qui il est moins coûteux de payer les frais d’un procès que d’assumer le coût financier du traitement de leurs déchets et des conséquences sanitaires pour la population.

Concernant l’un des principaux fournisseurs de KFC : « Certains ouvriers avaient coutume d’arracher la tête d’oiseaux parfaitement conscients […], ils urinaient dans la zone de suspension (y compris sur le tapis roulant qui convoie la volaille) et utilisaient sans jamais le réparer un équipement d’abattage automatisé défectueux qui entaillait le corps des oiseaux plutôt que leur cou ». Grand groupe ne signifie pas forcément intégrité. Je vous ai cité l’une des parties les plus « soft », l’auteur détaille l’enfer de l’élevage notamment porcin, de la pêche intensive et j’ai vraiment cru que je ne parviendrais pas à lire ce chapitre dans son intégralité tant la violence et le sadisme sont ordinaires…

7. JE SAIS

Moins de 1% des animaux tués pour leur viande en Amérique proviennent d’élevages traditionnels.

Connaissant un peu mieux cette réalité de l’élevage industriel, ses ravages sur le plan de l’éthique animale, de l’environnement, de la santé, que faire ?

Ce chapitre fourmille de témoignages : Nicolette – végétarienne et femme d’un éleveur traditionnel bovin -, Bill son mari, un membre de PeTA, un végétalien qui aide à construire des abattoirs (petits abattoirs locaux pour un traitement plus juste des animaux), l’auteur…  Chacun, avec son vécu, sa personnalité, et ses envies, ressent les choses d’une façon particulière.

Il n’y a pas une seule façon de réagir face à toutes ces informations si déstabilisantes, et laquelle est plus éthique ou « meilleure » qu’une autre ? A chacun de construire sa réponse personnelle, et d’agir en son âme et conscience. L’auteur se sent désormais un fervent végétarien et ne veut plus avoir quoi que ce soit à voir avec l’élevage industriel. Néanmoins, ayant été touché par des exploitations durables qui apportent une bonne vie, et une mort douce à leurs animaux, Jonathan Safran Foer se montre assez ambivalent à leur égard. Mais elles sont tellement rares, mises sous pression par l’industrie…Combien de temps pourront-elles perdurer ?

« Si l’on n’a pas la possibilité d’opter pour une vie sans violence, on peut en revanche choisir de centrer nos repas sur les récoltes plutôt que sur l’abattage, sur l’agriculture plutôt que sur la guerre. Nous avons choisi l’abattage. Nous avons choisi la guerre. C’est la version le plus vraie de notre histoire de mangeurs d’animaux. Pourrions-nous raconter une nouvelle histoire ? »

8. HISTOIRE

Se raconter une nouvelle histoire, la raconter à ses enfants. Se souvenir de son dernier Thanksgiving, et décider que le premier Thanksgiving de son enfant sera différent. Qu’il n’y aura pas de dinde malade et maltraitée sur sa table.

« Si nous tenons à mettre un terme à l’élevage industriel, alors le moins que nous puissions faire, c’est de cesser de donner de l’argent aux pires de ces criminels ». Prendre la décision d’éviter les produits industriels pourra paraître facile pour certains, pour d’autres non. Mais la question importante à se poser est de savoir si le jeu en vaut la chandelle. Nous SAVONS en tout cas, que cette décision permettra de lutter contre la déforestation, le réchauffement climatique, la pollution des sols et des eaux, améliorera la santé publique et permettra d’éliminer « le pire exemple de mauvais traitements infligés aux animaux dans l’histoire du monde ».

CONCLUSIOn

Pour ma part, le choix est fait et de plus en plus assumé, surtout après de telles lectures.

LES POINTS POSITIFS DE CE LIVRE :

  • Une documentation énorme de la part de l’auteur. Ce livre est un condensé gigantesque de données concernant le sort réservé aux animaux et l’élevage.
  • Cette enquête balaie tous les domaines concernés : l’éthique animale, la santé publique, l’environnement, le business industriel, les élevages durables…
  • L’auteur a la bon goût de ne pas nous dire quoi penser.  Pas de « pathos » ou de larmoiements inutiles, même si certains passages sont vraiment difficiles à lire tant la violence de ce qui est décrit est insoutenable.
  • Le caractère nuancé des réflexions de l’auteur, nous montrant bien que dans ce domaine complexe tout ne peut pas être ou blanc ou noir. Son ambivalence par rapport aux élevages plus traditionnels et plus respectueux des animaux  pourra en faire monter plus d’un au créneau ! J’ai apprécié que l’auteur nous livre aussi ses réflexions et ses propres failles, car ne nous leurrons pas : personne n’est irréprochable.

LES POINTS NÉGATIFS DE CE LIVRE :

  • On a souvent les défauts de ses qualités : je dirais donc que ce livre a pu être parfois indigeste tant il est dense au niveau des informations délivrées. Même si je ne le regrette pas un instant, j’ai du m’accrocher pour le terminer !
  • Les chiffres cités concernent les Etats-Unis, on n’a donc pas de données quantitatives concernant l’Europe. Il faudra aller chercher les chiffres ailleurs !

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Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

Est-ce que cette chronique vous a donné envie d’aller plus loin ?

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