[ Vidéo ] Comment rester végétarienne quand mon conjoint ne l’est pas ?

Je continue à répondre à vos questions en vidéo !

Cette semaine, une petite réflexion concernant la gestion du quotidien d’une végétarienne donc le conjoint ne l’est pas…et pour qui l’organisation des repas devient un vrai casse-tête ! Voici mes conseils pour fluidifier le quotidien de Gwenaëlle 😉

 

************ RETRANSCRIPTION DE LA VIDÉO ************

Bonjour, ici Amélie du blog Devenir Végétarien.

Aujourd’hui, je vous accueille dans cette nouvelle vidéo, où je réponds à la question qui m’a été posée sur la chaîne Youtube par Gwenaëlle il y a quelques jours, à savoir : Comment réussir à maintenir un régime végétarien quand notre conjoint ne l’est pas ?

Alors, c’est une vaste question ! J’ai envie de te demander, Gwenaëlle, tout de suite : « Est-ce que tu es obligée de garder le même conjoint ou pas ? » parce que ça éviterait pas mal de prises de tête et de complications au quotidien, mais bon…peut-être qu’il est super choupinou, et que peut-être que vous avez 2 filles ensemble et que c’est l’homme de ta vie, donc on va essayer de répondre sérieusement à la question. (Mais oui bien sûr je rigolais…! pas pu m’empêcher désolée 😉 )

La première chose à prendre en compte, je pense, c’est qu’aucun des 2 partenaires du couple, à la fois la personne végétarienne et la personne qui ne l’est pas, ne doit se sentir lésé dans l’histoire. Donc l’important c’est que chacun puisse s’exprimer sur ce qu’il souhaite manger et ne souhaite pas manger, et que chacun y trouve son compte. S’il y a des frustrations sur ce point là, à mon avis ce sera source de conflit, et il ne faut pas que la bouffe devienne une source de dispute dans le couple ! Donc on va essayer d’aborder les choses sereinement pour que chacun se sente pris en compte.

P(V)EUX-TU CUISINER DE LA VIANDE ?

A mon avis, la première question à te poser, Gwenaëlle, c’est :  » Est-ce que je suis prête à cuisiner de la viande, et à en acheter pour mon mari ou pas? » Je pense que c’est le point principal que tu dois éclaircir et voir avec lui. Mais bon, je pense que ça concerne tous les couples où l’une des 2 personnes est végétarienne et l’autre ne l’est pas.

Personnellement, j’ai de la chance parce que mon petit mari est également végétarien, donc cela facilite beaucoup beaucoup les repas. J’ai bien conscience que cela peut être parfois compliqué. Moi personnellement, je ne pourrais pas, en l’état actuel des choses, aller acheter de la viande au supermarché et la cuisiner. Je suis arrivée à un stade de ma vie, où juste ça me répugne de dépenser de l’argent pour ça, et de continuer à cautionner l’élevage de masse et l’abattage des animaux. Et puis accessoirement, juste tenir un morceau de viande dans mes mains ça me dégoûte. Donc si c’était moi, je sais que je ne pourrais pas en cuisiner. C’est à vous de voir dans votre couple, mais je pense qu’il faut que les choses soient claires dès le départ, à savoir est-ce que la personne qui est végétarienne est prête à faire cet effort là pour l’autre ou pas ? Auquel cas, eh bien, l’autre est au courant que s’il veut de la viande, il va se l’acheter et il la cuisine pour lui quand il a envie ! (oui je sais je suis vilaine)

ORGANISEZ VOS MENUS DE LA SEMAINE

Le 2ème point important à prendre en compte, c’est d’avoir une organisation des menus de la semaine. C’est hyper important, déjà dans une organisation de vie de famille, mais en plus quand il y a des différences sur le plan du régime alimentaire c’est bien de s’organiser.

Ca peut être fait le dimanche soir, par exemple, ou à un autre moment de la semaine. Mettez-vous tous les deux, côte à côte, voyez comment vous allez gérer vos menus de la semaine : à la fois pour qu’il y ait des menus complètement végétariens – peut-être, s’il l’autre est prêt à faire cette concession là. Ca peut être pas du tout frustrant, avec des céréales, légumineuses, ou des simili-carnés, ça c’est super facile à faire tous ensemble. Ca peut être des spaghetti bolognaise avec du haché végétal. Ca peut être d’autres plats, où les végétariens vont avoir leur escalope de tofu, de blé, ou des nuggets pour les enfants, et l’autre personne sera libre, à côté, de se faire un peu de viande si elle en a envie.

Attelez-vous à la tâche, faites ça, essayez de remplir votre agenda de la semaine, avec à la fois des menus qui conviennent à tout le monde et où vous pouvez avoir un plat unique pour toute la famille / et puis d’autres moments où la personne qui a envie de manger de la viande pourra se faire plaisir en cuisinant, et où vous à côté en tant que végétarien vous aurez soit un accompagnement plus riche ou alors vous ferez votre petite popote.

A mon sens, pour que les choses soient harmonieuses dans une vie de couple et une vie de famille, le plus important c’est vraiment la communication et l’organisation. C’est-à-dire ce que vous êtes prêt à faire ou à ne pas faire, et comment vous gérez vos repas de la semaine ensemble ? Histoire que les choses soient équilibrées.

Gwenaëlle, toi qui es végétarienne, tu m’as dit que tu cuisinais souvent 2 plats différents, un plat végétarien et un plat qui n’est pas VG. Et du coup, quand tu n’as pas le temps, c’est le plat végétarien qui passe à l’as. Peut-être que pour toi ça serait bien que tu cuisines ton plat végétarien, et que ton conjoint ajoute sa petite touche de viande quand il en a envie. Il faut que toi tu puisses aussi manger selon tes envies et tes convictions, pour moi c’est super important. A ta place, je me sentirais un petit peu frustrée, et je pense que je ronchonnerais dans mon coin, mais peut-être parce que je suis juste super chiante en fait !

J’espère que ces conseils t’aideront à fluidifier ton organisation familiale sur le plan, du végétarisme. Et peut-être qu’en cuisinant de super petits plats végétariens ou vegan, vous allez réussir à convertir à la cause votre amoureux ou votre amoureuse. Foncez, faites vous plaisir, et ne laissez personne se frustrer dans l’histoire. Voilà mon conseil.

Laissez-moi vos commentaires pour me dire comment vous gérez le végétarisme au quotidien dans votre vie, parce que ça m’intéresse ! N’hésitez pas à continuer à me poser des questions, je me ferai un grand plaisir de vous répondre en vidéo. 🙂

A très bientôt !

Recherches utilisées pour trouver cet articlemon mari chasse et je suis vegetarienne

[ VIDEO ] Pourquoi les médecins ne comprennent pas les végétariens ?

Oyé, oyé, première mondiale, énorme scoop ! Ma première vidéo est en ligne, wouuuhouuuu !!

Non sans mal, avec quelques défis techniques de base, prises de tête de montage, combat à mort avec les paramètres de ma chaîne Youtube, sans oublier l’éternel et destructeur « laissetomberjepeuxpasregarderçac’estjustehorrible » !

Enfin, la voilà, Tadaaaam !!! (je sais la technique mérite d’être améliorée, mais c’est en forgeant qu’on devient forgeron 😉 )

Pour cette première vidéo, j’ai choisi un sujet que j’avais déjà abordé il y a quelques semaines sur le blog, et qui a semblé bien vous intéresser. Je vous explique simplement pourquoi les médecins et les végétariens ne se comprennent pas, en reprenant ce qui est enseigné aux étudiants en médecine. Vous allez voir, c’est sympa !

 

Si vous aimez cette vidéo, partagez-la ! 🙂

Et n’hésitez pas à me faire parvenir vos remarques et réactions éventuelles, je serai ravie d’échanger avec vous !

POURQUOI L’HOMME N’EST PAS UN CARNIVORE

Note : cet article fait la part belle au second degré et fait la fête aux arguments débiles entendus par les végéta*iens débutants ou accomplis à longueur de temps. Il risque d’en énerver quelques-uns, mais c’est fait exprès. Na !

petit-lion

« L’Homme mange de la viande depuis toujours, c’est essentiel à notre santé. Notre corps a BESOIN de protéines animales. Déjà au temps des cavernes, nos ancêtres partaient chasser le mammouth pour subvenir à leurs besoins…et puis les lions chassent bien les antilopes, non ? Et personne ne vient les faire chier avec la « souffrance animale »… De toute façon, les animaux sont là pour qu’on les mange; et puis si on stoppait l’élevage intensif, que deviendraient tous ces animaux ? Ils seraient malheureux, livrés à eux-mêmes…non franchement c’est mieux qu’on les mange, sinon on ne saurait pas quoi en faire. J’ai pas raison ? On leur rend presque service finalement 🙂 – soupir de soulagement…

Et puis tu sais, moi je consomme « raisonnable », de la viande qui ne provient pas de l’élevage intensif. Déjà, je mange au maximum bio…et puis c’est des bons produits, j’achète chez le boucher ou sur le marché. »

Vous avez dit combien ?

QU’EST-CE QU’UN CARNIVORE ?

Les carnivores sont des mammifères qui se nourrissent principalement de viande. On trouve parmi eux les lions, les chiens, les félins, les ours…Ils ont de nombreux points communs, dont le principal est l’anatomie de leurs dents.

TU AS VU MES GROSSES CANINES DE CARNIVORE ? GRRRR !!!!

Waouh, crocs, molaires pointues...ça c'est un carnivore !!
Waouh, crocs, molaires pointues…ça c’est un carnivore !!

Les carnivores ont des canines très allongées que l’on appelle les crocs, et qui servent principalement à attraper les proies.

Leurs molaires n’ont pas pour but de mâcher, mais de manger de la viande. Elles ne sont donc pas aplaties, comme celles des herbivores, mais sont très tranchantes. La première molaire notamment, appelée « la carnassière », sert à déchiqueter la viande et à croquer les os. Elle est caractéristique des carnivores qui en possèdent TOUS. Elle est donc très utile pour identifier qui est un carnivore et qui n’en est pas un.

Les carnivores, n’ayant pas de dents aplaties, sont incapables de mâcher et utilisent leurs molaires pour arracher des morceaux de viande qu’ils avalent directement.

Si, Si, j'te jure, celle-là, là...elle est pointue, touche !! Une vraie canine grrrrr !!!! J'te déchiquete une carcasse avec les dents quand tu veux !
Si, si, j’te jure, celle-là, là…elle est pointue, touche !! Une vraie canine grrrrr !!!! J’te déchiquete une carcasse avec les dents quand tu veux !

ET MES GRIFFES, TU LES AIMES MES GRIFFES ?

Les griffes sont un autre point commun aux carnivores. Elles peuvent être rétractables, comme chez le chat, ou non. Elles ont pour principale fonction de les aider à attraper leurs proies, mais aussi de creuser, de les aider à grimper aux arbres.

Les griffes humaines sont impressionnantes :

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Griffes d’un spécimen mâle
Le femelles ont les griffes plus longues et plus acérées
Les femelles ont les griffes plus longues et plus acérées. Aïeuh !

L’HOMME EST UN BOUFFEUR DE GRAINES ET DE SALADE : OUI UN HERBIVORE !

Les études anatomiques comparant les carnivores aux omnivores et herbivores laissent peu de doute sur le sujet : l’Homme a une anatomie d’herbivore et n’est pas fait constitutionnellement pour consommer de la chair animale. Muscles masticateurs, dentition, griffes, constitution de l’estomac, processus de digestion, anatomie de l’intestin : nous ne sommes pas des carnivores.

Le Dr Milton Mills, docteur en Médecine, a rédigé un brillant article très détaillé sur le sujet, dont le résumé est consultable sur le site de l’Association Végétarienne de France. Le tableau suivant est tiré de cet article.

CARNIVORES HERBIVORES OMNIVORES HUMAINS
Muscles faciaux Peu développés pour permettre une large ouverture de la bouche Bien développés Peu développés Bien développés
Type de mâchoire Angle faible Angle important Angle faible Angle important
Position de l’articulation de la mâchoire Au même niveau que les molaires Au-dessus du niveau des molaires Au même niveau que les molaires Au-dessus du niveau des molaires
Mouvement de la mâchoire Tranchant ; mouvement latéral minime Pas de mouvement tranchant ; mâchoire mobile latéralement et d’avant en arrière Tranchant ; mouvement latéral minime Pas de mouvement tranchant ; mâchoire mobile latéralement et d’avant en arrière
Principaux muscles masticateurs Muscles temporaux Masséters et ptérygoïdiens Muscles temporaux Masséters et ptérygoïdiens
Ouverture de la bouche par rapport à la taille de la tête Grande Petite Grande Petite
Dents : incisives Courtes et pointues Larges, plates et en forme de pelle Courtes et pointues Larges, plates et en forme de pelle
Dents : canines Longues, tranchantes et incurvées Soit peu tranchantes et courtes (ou longues pour la défense), soit absentes Longues, tranchantes et incurvées Courtes et peu tranchantes
Dents : molaires Tranchantes, dentelées et en forme de lame Plates avec cuspides ou surface complexe Lames pointues et/ou plates Plates avec cuspides noueuses
Mastication Pas de mastication ; aliment avalé entièrement Longue mastication nécessaire Aliment avalé entièrement et/ou simple broyage Longue mastication nécessaire
Salive Pas d’enzymes digestives Enzymes permettant la digestion des carbohydrates Pas d’enzymes digestives Enzymes permettant la digestion des carbohydrates
Estomac Simple Simple ou plusieurs poches Simple Simple
Acidité de l’estomac pH inférieur ou égal à 1 lorsque l’estomac est rempli pH : de 4 à 5 lorsque l’estomac est rempli pH inférieur ou égal à 1 lorsque l’estomac est rempli pH : de 4 à 5 lorsque l’estomac est rempli
Capacité de l’estomac De 60 % à 70 % du volume total de l’appareil digestif Moins de 30 % du volume total de l’appareil digestif Entre 60 % et 70 % du volume total de l’appareil digestif Entre 21 % et 27 % du volume total de l’appareil digestif
Longueur de l’intestin grêle 3 à 6 fois la longueur du corps Entre 10 et plus de 12 fois la longueur du corps 4 à 6 fois la longueur du corps 10 à 11 fois la longueur du corps
Côlon Simple, court et lisse Long, complexe ; peut avoir un aspect boursouflé Simple, court et lisse Long, aspect boursouflé
Foie Peut détoxiquer la vitamine A Ne peut pas détoxiquer la vitamine A Peut détoxiquer la vitamine A Ne peut pas détoxiquer la vitamine A
Rein Urine extrêmement concentrée Urine modérément concentrée Urine extrêmement concentrée Urine modérément concentrée
Ongles Griffes acérées Ongles plats ou sabots émoussés Griffes acérées Ongles plats

LE PLAISIR TOUT PUISSANT ?

La consommation de viande en masse à l’échelle mondiale a des répercussions dramatiques, en terme de souffrance animale, d’écologie (pollution, émission de gaz à effet de serre, déforestation), de santé publique (cholestérol, maladies cardiovasculaires, cancer du colon)…

Pourquoi alors continuer d’adopter un régime alimentaire qui est contre nature et entraîne notre perte ? Parce qu’on a toujours fait comme ça ? Alors on continue sans se poser de question ? Parce qu’une entrecôte c’est bon ? Oui c’est bon : et alors ? Est-ce que tout ça en vaut la peine ?

Le fait qu’une chose nous procure du plaisir la rend-elle légitime pour autant ? Certaines personnes vont éprouver un grand plaisir à coucher avec leur soeur…est-ce que cela devient un acte recommandable pour autant ?

Chut, je crois qu'on parle de nous...!
Quel est le problème ? 😉

Bon ok, je pousse le bouchon un peu loin, mais je n’ai pas pu résister !

L’Homme n’est pas un carnivore. Et nous ne sommes plus au temps des cavernes : nous avons le choix. Le choix de continuer cette hérésie ou de changer les choses pour revenir à l’essentiel. Ne nous laissons pas aveugler par la pub, le marketing, la désinformation : il est tout à fait possible de vivre sans consommer de protéines d’origine animale, les rayons de nos supermarchés regorgent de possibilités !

Alors, on végète en faisant comme d’habitude ou on avance ? 😉

Recherches utilisées pour trouver cet articleph estomac vegatalien

[ Podcast ] « Le paradoxe de la viande », un bel exemple de dissonance cognitive

dissonance-cognitive

Voici le 2ème épisode de podcast du blog Devenir Végétarien !

Aujourd’hui, je vous livre en version audio un article publié au début de l’été, que certainement une grande partie d’entre vous n’a pas encore lu et qui pourtant fait partie de vos chouchous (et des miens également…!) 😉

Dans ce podcast, je vous explique le principe de la dissonance cognitive, et la gymnastique mentale qui permet de l’atténuer afin de pouvoir manger de la viande tout en affirmant aimer les animaux. Vaste programme !

Vous pouvez écouter ce podcast en live en appuyant sur le bouton Play en haut, ou télécharger le MP3 en cliquant sur ce lien.

Bonne écoute ! N’oubliez pas de partager si vous aimez 😉

[ Podcast ] Végétariens : Pourquoi votre médecin ne vous comprend pas ?

Lien vers l’article publié sur le blog Habitudes Zen dont je vous parle dans le podcast.

Bonjour à tous,

Je commence la semaine par mon premier podcast ! Un nouveau support pour vous parler de façon un peu plus libre d’un sujet qui m’intrigue – et me désespère ! – depuis un petit moment : les relations tendues entre le corps médical et les végétariens ou vegan.

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Crédit photo Unsplash

Pourquoi un podcast ? Déjà, une envie de m’essayer à l’exercice, je trouve que cela permet une relation plus sympa avec vous, mes chers lecteurs 🙂 Et l’avantage pour vous : vous pouvez m’écouter en vous préparant un bon petit plat végé, en rangeant la maison, en jardinant, ou bien en allant au boulot ! Bref, vous n’êtes pas obligé d’être scotché à votre ordi pour bénéficier du dernier article du blog Devenir Végétarien 😉

Si le format vous plaît, je continuerai d’y traiter régulièrement des sujets, et enregistrerai également en podcast les articles qui vous plaisent le plus. Vous devriez aussi pouvoir me trouver bientôt sur I-Tunes.

Vous pouvez écouter ce podcast en live en appuyant sur le bouton Play en haut, ou télécharger le MP3 en cliquant sur ce lien.

A très vite !

Note du 27/09/2016 : le podcast est disponible sur Itunes, en cliquant sur le lien en haut de l’article, juste sous le podcast, ou bien ici  🙂

*** TRANSCRIPTION TEXTE (LITTÉRALE) ***

Bonjour, et bienvenue dans ce premier podcast du blog Devenir Végétarien. Je suis Amélie, et aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet qui me tient à coeur, qui traite de l’incompréhension entre les médecins et leurs patients végétariens.

Ce premier podcast d’intitule donc :  » Végétariens : pourquoi votre médecin ne vous comprend pas ? » 

Pourquoi ce thème ? Parce que je constate de plus en plus un fossé entre ma pratique et ma formation de médecin, et ma vie quotidienne où je suis végétarienne, et où je tends à adopter petit à petit une alimentation végétale. Je constate de plus en plus qu’il y a une incompréhension des deux côtés : à la fois du côté des végétariens, qui sont parfois très virulents au sujet du corps médical, et de l’autre côté le corps médical qui a tendance à prendre les végétariens et végétariens pour des marginaux complètement inconscients.

Moi je le constate de plus en plus, parce que quand je poste des réactions ou des commentaires sur des forums, en général les réactions des personnes qui me répondent c’est : « Ouaiiiis, enfin un médecin qui se rallie à notre cause ! Tu ne voudrais pas convertir un peu tes collègues au végétarisme? «  Donc je vois bien que le fait qu’un médecin parle de végétarisme, et le prône, quelque par, sur internet ça surprend beaucoup de monde. Et d’un autre côté je vois bien que, dans le corps médical, dès qu’on dit qu’on est végétarien ou végétalien (là c’est encore pire!) il y a tout de suite une grosse levée de bouclier, et on est vite catalogué comme un original qui va foutre sa santé en l’air, quelque part.

Je le vois bien parce que l’une de mes meilleures amies médecin n’est pas du tout végétarienne, et quand je lui en parle sa réaction c’est : « Oui, mais notre corps a besoin de protéines ». Et quand je lui réponds juste simplement : « Oui ok, mais moi je mange juste des protéines végétales, pas animales » , je vois bien que le message a du mal à passer, qu’il y a un gros gros blocage en face et que la réponse c’est : « Oui mais quand même, le corps a besoin de viande »…C’est la liste éternelle des remarques des personnes qui, voilà, ne remettent pas en question le fait de manger de la viande avec des phrases du style « Oui, mais tu vas être carencée, tu vas manquer de fer…Et puis quand même l’Homme mange de la viande depuis toujours donc c’est normal de continuer à en manger, etc etc »

Bon, je ne vous refais pas la liste, parce que je vous en ai déjà parlé, et vous avez suffisamment d’exemples au quotidien.

Alors, pourquoi un tel fossé entre les médecins et les végétariens ? C’est ce que je vais essayer de vous expliquer aujourd’hui.

On voit bien qu’actuellement, il y a de plus en plus d’études qui remettent en question les bienfaits pour la santé de la consommation de viande, et parallèlement d’autres études qui mettent en avant les bienfaits d’un régime végétarien pour la santé.

Alors, pourquoi vos médecins ne sont pas réceptifs à ça ? Je vais essayer de vous l’expliquer en reprenant le polycopié national du Collège des Enseignants de Nutrition. En gros, ce genre de polycopié, c’est ce qui sert aux étudiants en médecine à préparer leur concours d’internat. Donc c’est vraiment le programme officiel national, que les étudiants vont travailler avant de choisir leur spécialité.

Quand on reprend ce polycopié, on voit que déjà les alimentations végétarienne et végétalienne sont classées dans une partie qui s’intitule PROFILS ALIMENTAIRES D’ORDRE « CULTUREL » ET RISQUES DE CARENCES. Je pense que déjà ça part avec un à priori pas forcément positif sur ce type d’alimentation. Je vous lis la petite partie (je dis petite parce qu’elle fait 3 lignes !) qui concerne l’alimentation végétarienne.

« Elle exclut la chair animale et le poisson mais elle autorise le lait, le beurre, les fromages et les oeufs. Si elle peut être bien équilibrée , elle fait parfois l’objet d’une application restrictive et peut être génératrice de carences en certains acides aminés essentiels et en fer. »

Concernant maintenant l’alimentation végétarienne on a quand même un peu plus d’infos, on a 5 lignes !! Alors, on a une petite définition « Elle exclut tout aliment d’origine animale y compris le lait, le beurre et l’oeuf. La valeur biologique des protéines végétales étant faible, les carences en Aa essentiels sont très fréquentes. De même, les carences en vitamine B12 (de source exclusivement animale) et en fer, sont habituelles et souvent sévères. Ce type d’alimentation est à fortement déconseiller. »

Ensuite, on a une partie sur la complémentation protéique chez le végétarien, qui insiste sur le fait que la combinaison légumineuses / céréales est efficace pour avoir un apport protéique de bonne qualité – ça, je suis plutôt d’accord – et qu’on peut également consommer des levures et concentrés protéiques à type de tofu.

Alors, pas besoin de vous faire un dessin ! Le polycopié fait quand même plusieurs dizaines de pages, et on doit avoir 10-15 lignes sur les régimes végétarien et végétalien. Voilà ce que votre médecin a appris pendant ses études. Et encore là, c’est un polycopié de 2010-2011, donc ça sous-entend, jeune voire très jeune médecin. Voilà, les médecins plus anciens, je me demande ce qu’ils ont appris à leur époque, mais ça ne devait pas être mieux, voire encore pire…

Là, j’ai quand même réussi à trouver dans des petits résumés de cours sur internet que les protéines végétales pouvaient être à favoriser, mais c’est vraiment pas expliqué et très anecdotique.

Au vu de ce type de document, il ne faut pas s’étonner que, quand vous allez voir votre médecin et que vous lui dites que vous être végétarien ou que vous êtes vegan, lui dans sa tête il ya juste une petite lumière qui s’allume direct et qui lui dit « Oh mon dieu, cette personne va être carencée, il faut que je lui prescrive une prise de sang tout de suite ». Donc vous n’avez même pas fini votre phrase qu’il est déjà en train de tendre la main vers le bloc d’ordonnance à mon avis.

Bon là, je grossis un peu le trait ! Je vous fais vraiment le médecin basique qui n’a pas réfléchi sur la nutrition, même si quand même il en existe !

A mon avis, les médecins qui sont ouverts à ce type d’alimentation sont des personnes qui se sont posé des questions, et ça vient d’une démarche personnelle. C’est-à-dire des personnes qui ont réfléchi, qui ont changé ou sont en train de changer leur alimentation, et voient qu’en effet ça a des bienfaits pour la santé. Mais ça exige, à un moment donné, de se détacher de ce qu’on a appris, de se poser des questions, et de passer du temps à chercher des informations, ce que tout le monde n’a pas le temps de faire.

Il y a certains médecins qui ne vont pas s’intéresser à la nutrition plus que ça, qui vont peut-être être géniaux en pédiatrie, en neurologie ou en cardiologie, mais ça ne va pas plus les intéresser que ça. Et donc ils vont rester sur le fait qu’une alimentation sans protéines animales est dangereuse pour la santé.

Alors, si vous avez la chance d’avoir un médecin qui est végétarien, ou qui est ouvert à ce type de régime, eh bien je trouve ça super ! gardez-le ! En revanche si vous avez un médecin un peu borné qui veut absolument vous inciter à manger de la viande, à manger des oeufs, et qui remet en cause votre projet de vie concernant votre alimentation, je vous conseillerais quand même de lui apporter quelques études scientifiques récentes afin qu’il enrichisse un peu sa culture et qu’il voie que, de plus en plus, les études scientifiques tendent à montrer qu’un régime végétarien est meilleur pour la santé.

Il est meilleur en terme d’espérance de vie, en terme de diminution du risque du cancer du colon et de diminution des maladies cardiovasculaires. Si vous ne savez pas où trouver ces études, je vous invite à consulter un article invité que j’ai publié récemment sur le blog Habitudes Zen. Cet article s’intitule « Comment vivre mieux et plus longtemps en réduisant sa consommation de viande? » Vous le trouverez sur le blog d’Olivier Roland qui s’appelle Habitudes Zen, et vous tapez « viande » dans le moteur de recherche : vous trouverez l’article très facilement.

Si vous avez des difficultés à le trouver, je vous laisserai le lien sur le blog, en-dessous du podcast. Cet article était un petit condensé des dernières études scientifiques que j’ai trouvées sur les bienfaits pour la santé d’un régime végétarien. Et vous trouverez tout en bas de l’article la bibliographie dont je me suis servie pour le rédiger. Donc ça, c’est des références d’articles que vous pouvez donner à votre médecin s’il vous renvoie que vous vous mettez en danger avec ce type d’alimentation.

En conclusion, pour résumer un peu mon propos : oui, les médecins ont du mal à comprendre qu’on puisse vouloir adopter une alimentation végétale. Ne les rangez pas tout de suite dans la case des personnes complètement bornées et pas ouvertes. Je pense qu’en grande partie c’est une méconnaissance du sujet, notamment par le biais de la formation qu’ils ont reçue, qui fait qu’ils ne sont pas bien au fait de ce type d’alimentation.

D’ailleurs, ce serait un grand bienfait que cela puisse être traité un peu plus largement pendant les études médicales, parce que là c’est balayé en 2 lignes, et au final pas du tout abordé correctement.

Voilà, j’espère que ce premier podcast vous a plu. N’hésitez pas à me faire part de vos remarques en commentaires, et puis à me dire si vous avez envie que je fasse d’autres podcasts, et s’il y a des sujets auxquels vous avez envie que je réponde. Je vous dis à très bientôt sur le blog Devenir Végétarien ! 🙂

Déforestation et élevage industriel : manger moins de viande pour une planète plus verte

Cet article est une contribution au carnaval d’articles « En pleine conscience ». Ses membres publient une fois par mois un article sur un thème commun. Ce mois-ci, le thème est « Le pouvoir du vert » , proposé par Edith du blog Tour In Garden , DONT L’ARTICLE S’INTITULE « Les jardins et le bien-être ». ICI, NOUS ALLONS PARLER DE NOTRE JOLIE PLANETE…ET DES RAVAGES QUI SONT CAUSES A SES FORÊTS PAR L’ELEVAGE INDUSTRIEL.

 

amazonie_deforestation

Nous avons tous en tête des images de la forêt amazonienne en train de se faire massacrer, d’arbres centenaires abattus en quelques secondes, encore et encore, sur des millions d’hectares chaque année.

La déforestation est un fléau de plus en plus lourd à porter pour notre planète, dans un contexte grandissant de réchauffement climatique, de pollution et d’épuisement des ressources.

Savez-vous que la principale cause de déforestation n’est pas l’exploitation du bois, mais est liée à l’élevage industriel ? Que ce soit pour faire paître du bétail ou le nourrir (plantations de soja principalement au Brésil), le constat est alarmant : 70% de la forêt amazonienne qui a été détruite l’a été pour produire de la viande !

Avec les conséquences que nous connaissons : écosystèmes anéantis, appauvrissement et érosion des sols, pollution tellurique et aquatique principalement par les tombereaux de déjections animales déversées en pleine nature. La liste est longue et malheureusement non exhaustive.

 

LA DEFORESTATION EN QUELQUES CHIFFRES

Juste pour vous planter le décor :

    • 20 millions d’hectares de forêt sont rasés chaque année dont 14 pour l’élevage animal
    • L’équivalent de 7 terrains de football par minute sont détruits pour faire paître les animaux d’élevage
    • L’élevage intensif est responsable de 9% des émissions de CO2 à l’échelle planétaire, principalement à cause de la déforestation.
    • Le secteur de l’élevage industriel est le principal émetteur de gaz à effet de serre devant les transports !
    • 24 heures de déforestation libèrent autant de CO2 dans l’atmosphère que 8 millions de personnes prenant l’avion « Londres – New York ».

 

LE ROLE DE LA FRANCE

La France est le 3ème importateur mondial de soja brésilien, principalement pour nourrir le bétail par les tourteaux de soja, qui est l’un des principaux aliments destiné aux animaux d’élevage depuis la crise de la vache folle. Elle utilise 22% des exportations de soja du Brésil (je vous laisse imaginer le nombre de terrains de foot), dont 90% sont destinés à nourrir les animaux d’élevage.

En 2010, ce sont 4,6 millions de tonnes de soja qui ont été importées en France.

Heureusement, on constate en France et en Europe une discrète mais persistante baisse de la consommation de viande depuis 1998. Elle est passée de 94kg à 86 kg par habitant et par an. Cela reste tout de même 2 fois plus en quantité que ce que mangeaient nos grand-parents. On remarque aussi que les consommateurs achètent de moins en moins de viande « brute », plus longue à cuisiner, au profit des plats cuisinés et de la charcuterie, ce qui n’est pas une bonne idée sur le plan nutritionnel et sanitaire. N’oublions pas que l’OMS a classé les viandes transformées (hot-dog, saucisses, jambon, charcuterie…) comme cancérogènes pour l’homme en ce qui concerne le cancer colorectal.

En revanche, sur le plan mondial – Chine et Inde principalement – la consommation de viande explose, entretenant cette logique de déforestation frénétique.

COMMENT AGIR POUR LA PLANETE ?

Je pense que vous avez compris qu’adopter un régime végétarien – ou végétalien, car l’industrie des oeufs et du lait est aussi concernée – peut contribuer à préserver la planète en limitant la déforestation.

Mais, si vous n’avez pas envie de changer drastiquement vos habitudes, une simple diminution de la consommation de viande à grande échelle aurait des impacts écologiques énormes. Quand on sait que 3 millions d’animaux sont abattus chaque jour en France, imaginez l’impact gigantesque qu’aurait 1 journée sans viande par semaine !

Alors, vous sentez-vous prêts à faire bouger les choses ?

Si vous avez aimé cet article, partagez-le ! C’est en diffusant au maximum ces informations qu’un véritable changement pourra se mettre en place dans nos vies, et dans celles des générations à venir. Pour une planète plus verte réduisons notre consommation de viande !

foret amazonienne bresil

Crédit photoGuillaume Pelinski

Sources :

  1. Vegplanete
  2. WWF : « Viande, un arrière-goût de déforestation »
  3. Association Végétarienne de France : article « Déforestation »
  4. Le Monde « Les français ont de moins en moins d’appétit pour la viande »

« Retirons les animaux du menu » – Le poignant discours de Philip Wollen

Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue – Victor Hugo

Philip Wollen est un philanthrope australien. Ancien vice-président de Citibank, il est devenu vegan peu après avoir quitté son poste. Il est aujourd’hui un fervent défenseur de la cause animale dans le Monde et a reçu l’Award du « Vegan de l’Année » en 2014.

Le discours, dont je vous ai posté la vidéo et la retranscription ci-dessous, a été donné à l’occasion d’un débat « Animals Should Be Off The Menu » qui s’est tenu à Melbourne en 2012. C’est mon mari qui m’a fait découvrir cette vidéo il y a quelques semaines seulement. Ce discours m’a bouleversée, de par son côté poignant, mais aussi par la violence de la réalité des faits qu’il relate. Philip Wollen réussit à condenser, en 10 petites minutes, toutes les raisons qui font que nous devons changer notre façon de voir les choses en matière d’alimentation et de consommation de viande : y sont évoqués le spécisme, la pollution environnementale, les conséquences pour la santé d’un régime carné, le problème de la faim dans le Monde et de l’épuisement des ressources, l’industrie de l’élevage…

Si vous avez face à vous une personne sceptique par rapport au végétarisme ou au veganisme, montrez-lui cette vidéo et elle sera vite à court d’arguments.

Visionnez cette vidéo, prenez-vous 10 petites minutes pour écouter ce discours du début à la fin : vous vous rendrez un grand service.

Voici l’intégralité de la retranscription du discours :

Le Roi Lear, tard dans la nuit sur la falaise demande au comte de Gloucester aveugle « Comment voyez-vous le monde? »
Et l’aveugle Gloucester répond: «Je le vois avec mes sens ».
Ne devrions-nous pas tous le voir ainsi?

Les animaux doivent être hors du menu, car ce soir ils hurlent de terreur dans les abattoirs, dans les caisses et les cages, vils et ignobles goulags de désespoir. J’ai entendu les cris de mon père mourant alors que son corps était ravagé par le cancer qui l’a tué. Et je me suis rendu compte que j’avais déjà entendu ces cris avant. Dans les abattoirs…les yeux arrachés et les tendons coupés, sur les navires bétaillers en direction du Moyen-Orient et chez la mère baleine mourante, quand un harpon explose dans son cerveau, alors qu’elle appelle son baleineau. Leurs cris étaient les cris de mon père. J’ai découvert que dans la souffrance, nous sommes tous égaux. Et dans leur capacité de souffrir, un chien est un cochon est un ours, est un garçon.

La viande est le nouvel amiante, plus meurtrière que le tabacLe CO2, le méthane, et l’oxyde nitrique provenant du secteur de l’élevage tuent nos océans, créant des zones mortes acides et hypoxiques. 90% des poissons de petite taille sont broyés en granulés pour nourrir le bétail. Les vaches végétariennes sont aujourd’hui les plus grands prédateurs marins. Les océans meurent. En 2048 toute l’industrie de la pêche sera morte. Les poumons et les artères de la terre.

Des milliards de petits poussins sautillants sont broyés vivants, simplement parce qu’ils sont des mâles. Seulement 100 milliards de personnes ont déjà vécu sur Terre. Sept milliards y vivent aujourd’hui. Et nous torturons et tuons 2 milliards d’animaux chaque semaine. Dix milles espèces entières sont anéanties chaque année par les actions d’une seule. Nous sommes maintenant face à la sixième extinction de masse de l’histoire cosmologique. Si n’importe quel autre organisme faisait ça, les biologistes l’appelleraient un virus. Il s’agit d’un crime contre l’humanité aux proportions inimaginables.

Mais heureusement, le monde est en train de changer. Il y a dix ans Twitter était un bruit d’oiseaux, www un clavier bloqué, les nuages étaient dans le ciel, 4G était une place de parking, Google était un rot de bébé, Skype était une faute de frappe et Al Qaïda était mon plombier.

Victor Hugo a dit «Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue ».

Les droits des animaux sont maintenant la plus grande question de justice sociale depuis l’abolition de l’esclavage. Il ya plus de 600 millions de végétariens dans le monde. C’est plus grand que les Etats-Unis, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Canada, et l’Australie réunis! Si nous étions une nation, nous serions plus grands que les vingt-sept pays de l’Union européenne! Malgré cette empreinte massive, nous sommes toujours etouffés par ces cartels tapageurs qui chassent, abattent et tuent, croyant que la violence est la réponse – alors qu’elle ne devrait même pas être une question !

La viande est une industrie qui tue – les animaux, nous et nos économies.
Medicare (assistance médicale aux personnes âgées) a déjà ruiné les Etats-Unis. Ils auront besoin de 8 milliards de dollars investis en bons du Trésor juste pour payer les intérêts. Ils en ont exactement zéro ! Ils pourraient fermer toutes les écoles, l’armée, la marine, l’armée de l’air, et les Marines, le FBI et la CIA – et ils ne seront toujours pas en mesure de payer.

Les universités de Cornell et Harvard ont dit que la quantité optimale de viande pour une alimentation saine, c’est précisément ZERO.

L’eau est le nouveau pétrole. Les nations iront bientôt faire la guerre pour ça. Les aquifères souterrains qui ont pris des millions d’années pour se remplir sont à sec. Il faut cinquante milles litres d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf. Aujourd’hui un milliard de personnes ont faim. Vingt millions mourront de malnutrition. Réduire de 10% seulement la consommation de viande pourrait nourrir 100 millions de personnes. L’élimination de la viande mettra fin à jamais la famine.

Si tout le monde avait un régime alimentaire occidental, nous aurions besoin de deux planètes Terre pour les nourrir. Nous n’en avons qu’une seule. Et elle est en train de mourir. Les gaz à effet de serre provenant du bétail sont de 50% plus élevés que le transport. . . . . avions, trains, camions, voitures, et bateaux. Les pays pauvres vendent leurs céréales à l’Occident, alors que leurs propres enfants meurent de faim dans leurs bras. Et nous en nourrissons le bétail pour pouvoir manger un steak?! Suis-je le seul à voir cela comme un crime? Chaque morceau de viande que nous mangeons est une gifle au visage baigné de larmes d’un enfant affamé.

Quand je regarde dans ses yeux, dois-je rester silencieux ? La terre peut produire assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous. Nous sommes face à la tempête parfaite. Si une nation avait mis au point des armes pouvant causer de tels ravages à la planète , nous lancerions une attaque militaire préventive et la bombarderions jusqu’à l’Age du Bronze. Mais il ne s’agit pas d’un Etat dévoyé. Il s’agit d’une industrie. La bonne nouvelle est que nous n’avons pas à la bombarder. Nous pouvons tout simplement ne pas acheter. George Bush a eu tort. L’Axe du Mal ne passe pas par l’Irak, l’Iran ou la Corée du Nord. Il passe par nos tables. Les armes de destruction massive sont nos couteaux et fourchettes.

Notre proposition est le couteau suisse de l’avenir – il résout nos problèmes environnementaux, de santé, d’eau et met fin à la cruauté pour toujours .
L’âge de pierre n’a pas pris fin parce que nous n’avions plus de pierres. Cette industrie cruelle prendra fin parce que nous finirons par manquer d’excuses. La viande est comme les pièces de 1 et 2 cents. Elle coûte plus cher à fabriquer que ce qu’elle vaut.

Et les agriculteurs sont ceux qui ont le plus à gagner. Ce ne serait pas la fin de l’agriculture mais son essor. Seule la ligne de produits changerait. Les agriculteurs gagneraient tellement d’argent qu’ils ne prendraient même plus la peine de le compter. Les gouvernements nous aimeraient. De nouvelles industries émergeraient et prospéreraient. Les primes d’assurance santé seraient en chute libre. Les listes d’attente dans les hôpitaux disparaîtraient. Bon sang nous serions en si bonne santé que nous aurions à tirer sur quelqu’un juste pour ouvrir un cimetière! »

Alors ce soir, j’ai deux défis pour l’opposition:
1. La viande provoque un large éventail de cancers et de maladies cardiaques. Vont-ils nommer une maladie causée par un régime végétarien?
2. Je finance la trilogie « Earthlings ». Si l’opposition est si sûr de son opinion, je les mets au défi d’envoyer le DVD d’ « Earthlings » à tous leurs collègues et clients. Allez-y, je vous met au défi !

Les animaux ne sont pas seulement d’autres espèces. Ils sont d’autres nations. Et nous les assassinons à nos risques et périls.

La carte de la paix se dessine sur un menu. La paix n’est pas seulement l’absence de guerre. C’est la présence de la Justice. La justice doit être aveugle à la race, la couleur, la religion ou aux espèces. Si elle n’est pas aveugle, elle sera une arme de terreur. Et il y a une terreur inimaginable dans ces horribles Guantanamo que l’on appelle fermes industrielles. Si les abattoirs avaient des murs de verre, nous n’aurions pas besoin de ce débat.

Je crois qu’un autre monde est possible. Par une nuit tranquille, je peux l’entendre respirer.

Mettons les animaux hors du menu et de ces chambres de torture.

S’il-vous-plaît votez ce soir pour ceux qui n’ont pas de voix.

Merci.

S’il vous plaît, partagez cet article pour diffuser ce brillant discours au plus grand nombre.

« Le paradoxe de la viande », un bel exemple de dissonance cognitive


La dissonance cognitive

Qu’est-ce qui se cache derrière ce terme un tantinet compliqué et rébarbatif de dissonance cognitive ?

La dissonance cognitive est une théorie élaborée par le psychosociologue américain Leon Festinger en 1957.

Selon cette théorie, lorsque nos actes entrent en conflit avec nos croyances et convictions profondes, nous ressentons alors un inconfort, que l’on appelle dissonance cognitive.

Voici un exemple de dissonance cognitive auquel je viens d’être confrontée. Je vous situe le contexte : une grande réunion de famille au restaurant,  4 types de menus commandés à l’avance par nos hôtes (surprise, pas de carte!), aucun végétarien dans l’assemblée bien au contraire, je n’avais pas anticipé cette sortie ou appelé le restaurant pour avoir un plat végétarien. Et là, je me retrouve face à une serveuse qui me demande si je veux « le boeuf, le poisson, le canard ou le poulet? » Visiblement seule la viande compte car on ne nous indique même pas de quoi les viandes sont sensées être accompagnées….

Conviction   « Je suis végétarienne et je refuse de cautionner la souffrance animale »

Comportement     » Euh…..Je vais prendre le poulet…[soupir] »  Bon et bien voilà un bien bel exemple de dissonance cognitive et de cris intérieurs refoulés !! Inutile de vous préciser que je n’ai pas DU TOUT apprécié mon repas !

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Vous comprenez le concept ?

Le mental n’aimant pas du tout l’inconfort, il va tout faire pour réduire cette dissonance. Comment va-t-il s’y prendre ?

  • Changer de comportement, afin que ses actes et ses croyances soient en adéquation. Bien qu’apparemment évidente, cette option est la moins utilisée, car nous sommes en général réfractaires au changement et préférons mettre en place tout un tas de processus psychologiques nous permettant de rester dans le statu quo plutôt que d’emprunter la voie du changement. D’ailleurs je n’ai pas demandé à avoir une assiette sans viande…
  • Changer la croyance ou cognition, la rationaliser différemment, afin que notre comportement soit vécu comme plus acceptable : « Bon, oui, je mange de la viande aujourd’hui, mais dès demain je reprends mon régime végétarien. C’est exceptionnel…et puis on peut bien faire une entorse de temps en temps, non? « 
  • Réinterpréter le comportement : « Arf, tout le monde prend de la viande, si je demande à changer mon assiette je vais passer pour une emmerdeuse…Et puis ça fait plaisir à mamie de nous inviter, je ne voudrais pas lui faire de la peine. La meilleure chose à faire est de manger mon assiette de poulet. »

 

 le paradoxe de la viande

Je suis tombée récemment sur une vidéo très claire et très ludique à ce sujet, qui illustre parfaitement ce que l’on appelle « Le paradoxe de la viande ». Elle dure à peine plus de 3 minutes, je vous laisse la regarder et on se retrouve juste après.

 

Voici donc, très bien illustrés, un échantillon des processus en cours dans notre esprit lorsque nous mangeons de la viande. Comme moi, vous connaissez sûrement un grand nombre de carnistes qui ne feraient pas de mal à une mouche et seraient incapables de tuer un animal pour le manger…Comment font-ils alors pour apprécier leur entrecôte saignante ? Et bien leur mental a recours à ces stratégies permettant de diminuer la dissonance cognitive.

Il faut dire que l’industrie agroalimentaire est bien placée pour travailler dans ce sens : à coup de marketing et de publicité bien placée on croirait presque que les animaux sont heureux qu’on les mange !! En témoigne cette pub qui me choque profondément, et que vous avez certainement déjà vue :

Nous achetons du jambon, du rôti ou des filets de poulet sous cellophane, avec une jolie image dessus, et cela nous convient parfaitement. L’image de l’animal souffrant est complètement occultée au profit de caricatures grotesques, clichés champêtres et slogans racoleurs.

Et ne parlons pas du chemin de souffrance qu’est la vie des animaux d’élevage, ni de leurs conditions d’abattage : tout ceci est bien opaque, occulté de nos yeux et de nos pensées, afin que nous puissions manger des chicken wings bien tranquilles affalés dans notre canapé.

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J’ai tout de même l’impression que les campagnes de L214, filmant la réalité des abattoirs en caméra cachée, commencent à faire prendre conscience de la réalité de l’élevage industriel à une partie de la population. Bien que leur façon de faire puisse choquer, voire braquer certains esprits, au moins nous ne pouvons plus dire que nous ne savons pas ce qu’il se passe et que les animaux ne souffrent pas. Reste après le chemin le plus difficile à parcourir, celui du changement de comportement, avec ses aller-retour, ses grands moments de motivation et ses moments de doute.

Personne ne peut plus nier sérieusement et longtemps que les hommes font tout ce qu’ils peuvent pour dissimuler ou pour se dissimuler cette cruauté, pour organiser à l’échelle mondiale l’oubli ou la méconnaissance de cette violence.   Jacques Derrida, philosophe.

pourquoi cet article ?

Il était pour moi super important de vous parler de ce sujet aujourd’hui, pour plusieurs raisons :

  • la dissonance cognitive sous-tend nos comportements, et c’est pour moi un concept très important à saisir. Cette théorie illustre bien nos petits conflits intérieurs et nos façons parfois un peu trop faciles de les résoudre en évitant bien de changer quoi que ce soit à notre mode de vie. Néanmoins, il est possible de décider de vivre notre vie différemment et en accord avec nos convictions profondes. Vous trouverez quelques clés pour avancer dans un de mes précédents articles Comment inviter le changement dans votre vie ?
  • Je voulais vous relater cet exemple du restaurant cité plus haut, car je n’en suis pas fière du tout ! J’ai créé ce blog pour vous parler de ma démarche, de mon cheminement, et partager avec nous mes succès comme mes échecs. Voici donc un bel échec sur un plateau !
  • Identifier ces moments de dissonance, ce qui s’est joué dans notre esprit à ce moment précis (et vous verrez, ces moments sont nombreux), et les analyser permet également de mieux se connaître et d’avancer plus sereinement. La prochaine fois que je serai invitée à ce type d’événement, je tâcherai d’anticiper la chose afin de ne pas me trouver en difficulté le moment venu.

J’espère que cet article vous sera utile, partagez-le si vous l’avez apprécié !!

 

Recherches utilisées pour trouver cet articledissonance cognitive vegan,dissonance cognitive viande

Foie gras. 50 nuances de souffrance.

Une petite fille a mis sa plus jolie robe et des paillettes autour des yeux. La nuit s’installe doucement et la maison embaume de délicieuses odeurs. Toute la famille est réunie pour le réveillon de Noël. Et comme tous les ans, tout le monde se régale d’un délicieux foie gras. C’est un cérémonial, presque sacré, le seul moment de l’année où l’on peut en manger. La petite fille en tartine un petit morceau sur un toast chaud et trouve qu’elle n’a jamais rien mangé d’aussi bon.

Des années après, elle trouve toujours autant de plaisir à en déguster, accompagné d’un délicieux vin blanc et d’un chutney aux figues, de fleur de sel ou de pain d’épice. Toujours le même plaisir d’y goûter et de se remémorer, comme une madeleine de Proust, tous ces souvenirs de famille qui lui sont chers.

Je suis cette petite fille.

J’adore le foie gras. A m’en faire exploser le bide. Moi qui n’aime pas les abats, et qui suis assez « chochotte » dès qu’il s’agit de manger de la chair animale, rien n’y fait. Même en me persuadant que je mange un organe malade, d’un animal gavé toute sa vie, j’ai quand même envie d’en manger. Aller au resto dans le Périgord et ne pas en commander me demande un effort surhumain !!

Et pourtant j’ai décidé d’abandonner ce petit plaisir, somme toutes, assez égoïste.

Voici ce qui m’a décidée à changer de comportement :

 Cette vidéo de L 214 m’a enfin permis d’ouvrir les yeux et d’arrêter de faire l’autruche concernant le problème du foie gras. En plus d’être élevés en batterie et tués massivement, ces animaux sont torturés toute leur vie.

Maintenant, dès que l’envie vient de me titiller face à une carte de restaurant ou pendant les fêtes, je repense à ces images, à cette réalité honteuse et affligeante, et je mets de côté cette « carte postale » de l’animal heureux élevé en plein air qu’on essaie de nous vendre à coup de marketing bien rodé.

Arrêtons de nous faire manipuler et ouvrons les yeux !

Au-delà de la problématique du foie gras, cet article résume LA raison principale pour laquelle j’essaie de ne plus consommer de produits d’origine animale. Je refuse décemment de cautionner tant de souffrance. Et je défie quiconque n’est pas psychopathe d’avoir envie de manger une tranche de foie gras après avoir regardé cette vidéo (sans fermer les yeux, hein, sinon ça vaut pas!)

J’ai été interrogé par un employé du recensement…J’ai dégusté son foie avec des fèves au beurre et un excellent chianti.

N’oubliez pas de partager l’article si vous avez aimé le lire 😉