pourquoi

Pourquoi je ne suis pas devenue vegan ?

Je reviens vous parler un peu de moi après une (trop) longue absence sur ce blog. Plus de 6 mois que je n’ai pas posté d’articles, mais la bonne nouvelle est que j’ai de nouveau le clavier qui me démange – ainsi que du temps !- donc vous devriez à nouveau entendre parler de moi dans les semaines qui viennent.

Pourquoi cette absence ? Eh bien, parce que grand changement et renouveau dans ma vie. Quand j’ai décidé il y a un an et demi de reprendre le chemin du végétarisme, cette envie faisait suite à une longue réflexion de ma part. Le point de départ était le suivant : de quoi ai-je envie dans ma vie ? Qu’est-ce que j’ai envie de cautionner, de refuser…et j’avais aussi très envie de faire un point sur mes valeurs, sur ce qui était important pour moi, et d’agir en conséquence.

Tu trouves que l’abattage en masse est une honte pour l’humanité ? Eh bien, arrête de manger de la viande. Tu trouves que l’huile de palme est un scandale et un désastre écologique ? Eh bien, boycotte la !

Je crois que vous avez saisi l’idée 😉

Mon blog est né de cette réflexion, et m’a également poussée à aller plus loin en me documentant le plus possible sur le sujet, avec le souhait de sensibiliser les personnes qui se questionnent sur le végétarisme. J’avais également émis le désir de végétaliser totalement mon alimentation, et de bannir de ma vie tous les produits d’origine animale.

Quasiment 1 an après, je ne suis pas vegan. Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? La motivation et l’envie sont là, alors  » what the f*ck ??!! » 

Ce qu’il s’est passé, c’est que j’ai appliqué cette remise en question à tous les domaines de ma vie : l’alimentation bien sûr, mais aussi le mode de vie, la vie personnelle, familiale et professionnelle…et je me suis retrouvée dans des états vraiment déplorables, à constater que la vie que je m’étais construite ne correspondait pas / ou plus à ce qui m’anime aujourd’hui. J’ai donc pris la difficile décision de quitter mon emploi de médecin salarié pour prendre du recul par rapport à la médecine. Je ne sais pas encore de quoi demain sera fait (blouse, médicaments ou autre chose) mais je vais continuer d’alimenter régulièrement ce blog et de me documenter activement sur le végétarisme et le veganisme. Je ne vais pas détailler tous les tenants et aboutissants de cette décision ici, mais cet énorme chamboulement dans ma vie m’a pris beaucoup de temps, d’énergie et d’espace cérébral…espace que je n’ai pas pu consacrer à l’exclusion des produits laitiers et des oeufs de mon alimentation.

 

Je ne suis pas vegan aujourd’hui : comme je vous l’avais expliqué dans un précédent article sur le changement de comportement, tout changement nécessite du temps et un cheminement. Et, quoi qu’on puisse lire sur certains groupes vegan présents sur les réseaux sociaux, changer du jour au lendemain est un acte difficile : je ne dis pas impossible, mais pour moi cela implique d’avoir l’espace nécessaire. Changer radicalement en vivant seul peinard et en ayant tout le temps de penser les choses, ou en étant mère de famille avec la maison, les enfants et le travail à gérer, ce n’est pas la même chose. Bref, je ne me cherche pas d’excuses, je me dis juste qu’on ne peut pas être sur tous les fronts en même temps !

A présent que j’ai à nouveau du temps pour moi, et nettement moins de stress à gérer, je vais pouvoir me consacrer tranquillement à cette transition vers le veganisme qui me tient vraiment à coeur…et passer de la détermination à l’action ! 

A ce propos, (pour les courageux qui ont réussi à lire jusqu’ici ! 😉 ), certains d’entre vous ont-ils entamé des transitions vers un régime totalement végétalien en famille ? Si c’est le cas, j’aimerais vraiment que vous puissiez me raconter votre histoire alors écrivez-moi via mon formulaire de contact sur la page A propos du blog. 😉

A très vite !

vegetarien viande

Peut-on être végétarien et aimer la viande ?

Internet  regorge d’articles, vidéos, témoignages de végétariens ou vegan qui s’insurgent de se trouver autour de tables où l’on sert des morceaux de « cadavres » aux convives. S’offusquant de se trouver entourés de personnes si cruelles et insensibles à la cause animale. Et de fil en aiguille, le seuil de propos intolérants et culpabilisants, propices à des discussions et débats explosifs, est rapidement atteint.

Personnellement, je peux comprendre ce ressenti : il est vrai que la viande servie à table est issue d’un cadavre d’animal, ne nous voilons pas la face. Et avoir cheminé dans une réflexion, changé son mode de vie, peut rendre difficiles certains repas au cours desquels on peut vite se sentir seul, et incompris…voire consterné que les personnes qui nous entourent n’aient à ce point pas avancé ou réfléchi sur la question de la viande. Et il m’arrive aussi de pester intérieurement.

Etre végétarien, végétalien ou vegan en société est très difficile, car nous sommes vite la cible de clichés, vannes douteuses ou propos volontairement provocateurs. Mais est-ce qu’une attitude moralisatrice et culpabilisante va faire avancer le schmilblick ?

En d’autres termes : puisque nous sommes touchés et blessés par ce genre d’attitude offensante à l’égard des végéta*iens,  est-il « intelligent » d’en faire de même à l’encontre des carnistes ?

1. TOUT LE MONDE N’EVOLUE PAS DE LA MÊME FAÇON

Rappelez-vous vos repas il y a 6 mois, 1 an, 5 ans, quand vous ne vous posiez pas encore de questions au sujet de la condition animale, de votre santé ou de l’environnement. Quand manger un burger, une entrecôte ou des sushis était naturel pour vous et ne vous posait pas de problème. Etiez-vous un monstre d’égoïsme ? Un tortionnaire d’animaux ?

Je ne le crois pas…Vous n’aviez pas encore réfléchi à ce sujet, ce qui ne faisait pas pour autant de vous une mauvaise personne. Chacun porte avec lui une histoire personnelle, familiale, une sensibilité et une possibilité de réflexion et d’action qui lui sont propres. On ne peut pas tous avancer à la même vitesse. Rappelez-vous ce cycle de Prochaska, dont je vous avais parlé il y a quelques mois : face au changement, plusieurs étapes existent….et entre le moment où on ne se pose aucune question sur une habitude de vie (tabac, alcool, consommation de viande…) et le moment où ce changement est ancré dans notre vie, il peut se passer des années ! Avec de grandes avancées, des rechutes, des retours en arrières…bref, c’est les montagnes russes !!

cycle prochaska

  • la pré-contemplation : la personne n’a aucune pensée ou intention concernant le fait de devenir végétarien.
  • la contemplation : elle pense à arrêter de manger de la viande.
  • la détermination : prise de décision, il planifie l’arrêt de la viande
  • l’action : il est activement engagé dans le changement.
  • la maintenance : il a fait des changements, mais doit demeurer vigilant car une rechute est possible. Le sujet sort définitivement du cycle lorsque le changement de comportement est acté et maintenu durablement dans le temps.

    Inutile d’attendre de quelqu’un qu’il fasse tout le cycle en 5 minutes après que vous ayez défendu avec véhémence vos convictions ! Cela ne se produira pas…

2. ÊTRE FRONTAL EST CONTRE-PRODUCTIF

FORCER QUELQU’UN À CHANGER UN COMPORTEMENT EST VAIN

J’ai étudié au cours de ma formation médicale une technique d’entretien, qui s’appelle l’entretien motivationnel. C’est une approche qui vise à aider les patients à changer un comportement de santé néfaste pour eux, en travaillant leur motivation au changement.

Il a été clairement démontré qu’une attitude frontale, visant à « corriger » son interlocuteur, est totalement contre-productive : « Vous devez absolument arrêter de fumer ou vous allez avoir un cancer », « Je ne comprends pas que tu continues à manger de la viande… » 

Pourquoi est-ce contre productif ? Parce que cela va pousser la personne à défendre son point de vue, et cela va augmenter sa résistance au changement. Or la psychologie sociale nous apprend que lorsqu’une personne est amenée à défendre un point de vue, elle y est par la suite davantage attachée. Donc critiquer et blâmer une personne parce qu’elle mange de la viande va juste lui donner envie de défendre cela et non de se remettre en question.

LA CLÉ DU CHANGEMENT : L’EMPATHIE

A l’inverse, avoir une attitude emphatique et ouverte, peut vous faire déplacer des montagnes. Exposer son point de vue lorsqu’on y est invité, sans prosélytisme, ou agressivité, est un angle d’approche beaucoup plus sain selon moi. Et face à quelqu’un qui va affirmer haut et fort pourquoi il aime manger de la viande, se contenter d’explorer son discours sans jugement, en pointant de temps en temps l’air de rien son ambivalence l’engagera beaucoup plus facilement dans une réflexion (mais c’est une technique d’entretien un peu compliquée, qui nécessite d’y être formé, donc je vais m’arrêter là pour ne pas vous perdre en chemin…Vous êtes encore là ? 😉 )

Semer des graines est plus productif que distiller de la rancoeur : parler d’un nouvel aliment, faire goûter à ses amis ou invités une recette végétarienne sans être dans la revendication mais plutôt l’ouverture et le partage, sont pour moi des outils bien plus utiles que la moralisation à tout va.

3. PEUT-ON Aimer la viande et être végétarien ?

Oui, je sais, cette question est bizarre.

Mais voici la raison pour laquelle j’ai envie de la poser : j’ai lu récemment sur certaines groupes Facebook vegan des commentaires de personnes presque angoissées de ne pas être dégoûtées par la viande.

Des phrases de ce style : « Quand je vois de la viande, cela ne me dégoûte pas, et parfois cela me fait envie, est-ce que c’est normal? » 

Oui, c’est normal ! On ne devient pas végétarien, végétalien ou vegan parce qu’on n’aime pas manger de la viande, ou parce que ça nous dégoûte, mais parce que c’est une envie de vivre en accord avec une conviction : le désir de ne pas cautionner l’élevage intensif et la souffrance animale. Certaines personnes vont en être dégoûtées, et ce sera presque viscéral, mais comme je l’ai dit plus haut chacun est différent !

Il m’arrive parfois de saliver quand je me ballade sur le marché et que je sens des effluves de poulet rôti, quand ma grand-mère a préparé un petit plat pour toute la famille et que ça me rappelle des souvenirs d’enfance, quand un saucisson me passe sous le nez lors d’un apéro… Cela ne fait pas de moi une « mauvaise végétarienne ». Je n’ai pas arrêté de manger de la viande parce que je n’aimais pas ça. J’ai arrêté parce que cela est en désaccord avec mes valeurs. C’est la même raison qui me pousse à ne plus boire de Coca ou ne plus manger de Nutella, de produits contenant de l’huile de palme : si je ne cautionne pas la façon dont un produit est conçu, c’est simple, je ne l’achète plus.

4. DÉTENDONS-NOUS ! 

Voici le message que j’ai envie de vous transmettre aujourd’hui : relax !

Chacun avance à son rythme, avec son ressenti, et c’est très bien comme ça. Arrêtons de culpabiliser ou d’agresser les personnes qui consomment de la viande, soyons libres d’être tentés par la viande, dégoûtés par elle.

Il n’y a pas une façon d’être végétarien ou vegan, nous sommes tous uniques et c’est ce qui fait la beauté de la vie ! L’important est de cheminer en accord avec ses convictions, et d’entrer en relation simplement avec les autres. L’empathie est la clé du changement, non la moralisation. 😉

Si vous avez apprécié cet article, partagez-le !! 

 

Echouer pour mieux avancer – La force est en vous !

yoda

« Pour un végétarien épanoui devenir, cheminer tu dois…! »

Mais les chemins sont souvent semés d’embûches, et les petits moments d’échec – ou de rechute – en font partie.

LA RECHUTE DANS LE CYCLE DU CHANGEMENT

Qu’il soit question d’arrêter de fumer, de boire, de manger du Nutella ou de la viande, changer un comportement qui fait partie de nos habitudes est difficile et ne va pas de soi.

Certains auront un déclic et pourront tout changer du jour au lendemain, mais pour le « commun des mortels », la voie du changement suit un cycle que l’on appelle le cycle de Prochaska (non, ce n’est pas le nom d’une Vodka à la mode).

cycle-prochaska

J’ai étudié ce cercle à plusieurs reprises durant mes études et ma formation continue, dans le domaine des addictions, de l’aide au sevrage tabagique, mais aussi plus récemment dans une formation d’éducation thérapeutique, comme outil dans l’accompagnement au changement de comportement en santé.

Bon c’est sûr, vu comme ça, ce n’est surement pas très parlant pour vous. Je vais vous l’éclairer sous l’angle qui nous intéresse. Vous me suivez toujours ? 😉

Ce cycle suppose que les carnistes passent par une série d’étapes de motivation avant de devenir véritablement végétariens.
Les étapes de changement décrites par Prochaska (et DiClemente) sont les suivantes :

  • la pré-contemplation : le sujet mangeur de viande n’a aucune pensée ou intention concernant le fait de devenir végétarien.
  • la contemplation : il pense à arrêter de manger de la viande.
  • la détermination : prise de décision, il planifie l’arrêt de la viande. La personne peut rester longtemps à ce stade « Demain, j’arrête… » voire même revenir en arrière, arrêter de se poser des questions, et reprendre son comportement habituel. Dans ce cas, retour aux étapes précédentes. La personne peut également planifier réellement son souhait et passer  l’étape suivante, donc à l’action !

  • action : il est activement engagé dans le changement.

  • maintenance : il a fait des changements, mais doit demeurer vigilant car une rechute est possible. Le sujet sort définitivement du cycle lorsque le changement de comportement est acté et maintenu durablement dans le temps.

Les rechutes ne sont pas obligatoires, mais elles sont naturelles et font partie du processus. Aussi, pas besoin de vous flageller et de vous culpabiliser pendant des jours si vous faites un petit écart, ou si vous traversez des périodes plus difficiles pendant lesquelles vous avez envie de manger à nouveau de la viande et que vous franchissez le pas…Vous avez au moins le mérite d’être dans une démarche, une réflexion par rapport à l’alimentation,  que beaucoup n’ont pas.

Il est également évident que le plaisir risque d’être de courte durée, assailli par une jolie dissonance cognitive qui risque de vous mettre bien mal à l’aise.

COMMENT GÉRER UNE « RECHUTE » ?

Posez-vous. Essayez de comprendre pourquoi vous avez rechuté alors que vous étiez motivé (Peut-être avez-vous fait une erreur de débutant ?), et faites le point sur votre motivation.

Je vous conseille très fortement de prendre un papier, un crayon, et de réaliser votre balance décisionnelle : elle vous permettra d’identifier ce qui vous motive vraiment à devenir végétarien, mais aussi les points qui risquent à l’avenir de vous mettre en danger et de vous faire « rechuter ».  Une fois que vous aurez pris le temps de mettre ça par écrit (ce que très peu de gens font !), vous vous connaîtrez mieux et pourrez identifier à l’avenir les situations qui risquent de vous faire vaciller.

Et à mon sens, identifier un problème c’est en grande partie le résoudre !

Maintenant vous êtes armés pour arpenter le chemin du changement ! Partagez cet article avec  vos amis et conseillez-le aux végétariens en herbe, il pourra leur être d’une grande aide 😉

Les 5 raisons qui font que j’adore ma BioCoop !

Cela ne fait pas si longtemps que j’ai pris l’habitude de me rendre dans une coopérative bio pour faire mes courses. Pourtant, à chaque fois que j’en ressors, je ressens une certaine fierté (oui, je sais, je peux être bizarre parfois), et la sensation d’avoir fait un grand pas en avant dans ma vie de consommatrice. Ne me croisez pas sur le parking, mon sourire idiot risquerait de vous faire flipper ^^

Je vous explique pourquoi j’adore ? 🙂

legume-bio

Crédit photo Foundry

RAISON N°1 : PARCE QUE LE BIO C’EST BON POUR LA SANTÉ

Les sceptiques auront beau dire qu’au fond, « on n’est pas sûr que c’est 100% bio, parce que bon, la terre est polluée de toute façon, tout ça tout ça… » Non, on n’est pas sûrs à 100% qu’il n’y a pas une micro-trace de pesticide apportée par l’exploitation voisine, mais en ne mangeant pas bio, on est certain de manger de la m**de.

Au moins, quand j’achète des fruits bio, je n’ai pas l’impression d’empoisonner mes enfants. Je les laisse croquer dedans à pleines dents et je sens que ce fruit est bon pour leur santé. Au contraire, quand nous avions des fruits non bio à la maison, ça se passait comme ça : voir une de mes filles commencer à croquer dans un fruit pas lavé, lui prendre des mains et le laver frénétiquement avant de lui éplucher avec soin « tu ne croques pas la peau hein, ma chérie? » Et même débarrassée de la peau, censée être riche en vitamines mais qui concentre bien à fond les pesticides, je ne pouvais pas m’empêcher de me demander si ces derniers passaient aussi dans la chair du fruit.

Bref, avec des fruits et légumes bio, je suis zen…encore plus s’ils viennent de mon jardin !

RAISON N°2 : PARCE QU’EN TANT QUE VÉGÉTARIEN ON Y A L’EMBARRAS DU CHOIX 

Ce genre de magasin est un petit paradis sur terre pour qui veut manger végé. L’avantage majeur est qu’on n’est pas réduit à chercher des yeux le micro bout de rayon consacré au bio, pour finalement trouver 2 steaks de soja qui se battent en duel avec un haché végétal Herta. Bon ok, j’exagère un peu, mais vous avez compris l’idée ?

Les alternatives aux produits d’origine animale sont bien plus nombreuses que dans la grande distribution. Non, il n’y a pas que le tofu nature caoutchouteux de chez Bjorg, on trouve aussi du tofu soyeux, des tofus fumés, aromatisés à la tomate, au pesto…du seitan, des céréales et légumineuses en vrac, bref des sources intéressantes de protéines végétales.

RAISON N°3 : PARCE QUE ÇA ÉVITE DE CAUTIONNER LA GRANDE DISTRIBUTION

Raison « simple et efficace ».

Et bien oui, la grande distrib’ est quand même loin d’être toute rose, et ça ne peut qu’être bénéfique de s’en détacher un peu. Certes, on y trouve de plus en plus de Bio, et quelques produits pour végéta*iens, mais le choix reste limité.

Et quand j’achète un produit végétal de chez Herta – ils viennent de sortir une toute nouvelle gamme – je me sens dans une ambivalence pas toujours agréable. Certes, ces produits sont plutôt bons, et l’initiative est super…MAIS acheter ces produits c’est aussi enrichir cette marque (ou une autre hein, j’espère que vous avez compris que la marque Herta me sert ici d’exemple pour illustrer quelque chose de plus global) qui sert de la viande industrielle à gogo…Bref, le genre d’entreprise à qui je n’ai pas trop envie de donner mes petits sous…

En conclusion, je me sens plus à l’aise quand j’achète des produits de petites marques qui ne font que du bio, du végéta*ien, et qui me paraissent plus éthiques.

RAISON N°4 : PARCE QU’ON Y CONSOMME « INTELLIGENT »

pas-de-plastique-biocoop

Crédit photo ejaugsburg

Des produits en vrac, des sacs en papier, pas de suremballage. « C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucouuuuuup !!! »  Pas besoin de vous faire un dessin, mais juste ça c’est super important. Si tout le monde pouvait commencer à agir de la sorte, et arrêter de nous servir du plastique à la moindre occasion, la planète ne s’en porterait pas plus mal.

Mes filles adorent y aller, se chamaillent pour prendre elle-mêmes les produits en vrac. Elles découvrent des produits plus sains que les produits sucrés et gras proposés habituellement aux enfants. Avantage du vrac : on ne repart pas avec 2 paquets de gâteaux + 1 gratuit (ou autre cochonnerie grasse et sucrée bourrée d’huile de palme) , non, on en prend une petite quantité mais à mon sens une quantité plus juste. Par exemple lors de nos dernières courses, ma « grande  » de 6 ans ne pouvait décoller son petit nez du bocal odorant de speculoos; nous en avons donc acheté, mais quelques uns. Selon moi ce type de magasin ne favorise pas la surconsommation, surtout de produits sucrés pour enfants, et c’est à mon sens essentiel.

RAISON N°5 : PARCE QU’ON Y TROUVE PLEIN DE CHOSES GOURMANDES

Pour qui n’est pas habitué à fréquenter ce genre d’établissement, allez y jeter un oeil : vous allez découvrir plein d’aliments super intéressants sur le plan nutritionnel et ultra bons. Levure de bière, graines en tout genre (courge, sésame, chia, lin…), de nombreuses variétés de laits végétaux, pâtes à tartiner au sésame, aux amandes, noix de cajou, purée d’amandes pour vos pâtisseries, farines de toutes sortes…La liste est longue, et explique grandement pourquoi je ne perds pas de poids depuis que je suis végétarienne, hum…

Alors certes, vous allez sûrement me dire que c’est plus cher. Je ne dirai pas le contraire. Je fais d’ailleurs toujours une grande partie de mes courses en supermarché  mais j’aspire à les faire de plus en plus dans ce type d’établissement (peut-être une idée pour un prochain défi, tiens…?), parce que j’ai décidé de vivre en accord avec mes convictions, et que j’ai envie d’assumer pleinement mes choix et ma façon de vivre. Alors on fera plus attention à ne pas acheter n’importe quoi, mais c’est un effort financier auquel je consens volontiers.

Si vous avez aimé cet article, merci de le partager sur les réseaux sociaux !! 🙂

 

Végétarien débutant : les 3 erreurs à éviter

erreur a eviter

Crédit photo geralt

Prendre la décision de devenir végétarien est un choix de vie important. Peu importe pour quelle raison vous le faites – santé, environnement, éthique, amour pour les animaux – vous ne pouvez pas vous y lancer n’importe comment.

Comme je vous l’avais déjà dit en me présentant à vous, mon végétarisme a évolué avec le temps. Il y a 8 ans de cela, mon mari et moi avons abordé ce choix alimentaire de la mauvaise façon, et je crois que nous sommes allés tout droit vers les erreurs à éviter que je vais vous citer plus bas ! Le résultat n’a pas été à la hauteur de nos espérances : n’ayant pas fait les choses correctement, nous avons repris pendant plusieurs années un régime carné…sans en être très fiers, mais au moins nous étions en « terrain connu ».

Après plusieurs mois de transition, à diminuer progressivement la viande et le poisson, nous sommes à présent végétariens depuis environ 3 mois. Et croyez-moi, aborder le fait de devenir végétarien avec intelligence, cela change tout !

Allez, j’arrête de vous raconter ma vie et je vous détaille les écueils à éviter si vous souhaitez adopter une alimentation végétarienne 😉  Let’s go !

1ÈRE ERREUR : NE PAS SE PRÉPARER AU CHANGEMENT

Changer ses habitudes de vie n’est pas une mince affaire. Croyez-moi, en tant que médecin, je le constate tous les jours ! Combien de personnes souhaitent vraiment arrêter de fumer, boire moins d’alcool, perdre 5kg, se mettre à faire du sport, arrêter de grignoter…et ont du mal à y parvenir ! Les habitudes ont la peau dure, et votre esprit est réfractaire au changement ! Maintenir un statu quo et une habitude, même malsaine, demande bien moins d’efforts et est nettement plus confortable.

J’ai même entendu dire, par des patients victimes d’infarctus, qu’ils attendaient d’en faire éventuellement un 2ème avant d’arrêter de fumer !! Mais je crois que je m’égare un peu…! Tous ces exemples pour vous dire que changer ses habitudes alimentaires n’est pas une mince affaire, surtout quand ce changement risque de déclencher des réactions pas forcément positives autour de vous.

Alors, si vous avez vraiment envie de vous orienter vers le végétarisme, soyez intelligents !

  • Soyez au clair avec vous-même sur les raisons qui vous poussent à choisir cette orientation.
  • Ne changez pas votre régime du jour au lendemain, prenez le temps de la transition, sinon vous allez vous retrouver avec de grands moments de solitude au moment de cuisiner, et avec des assiettes de grand n’importe quoi !
  • Parlez-en à votre conjoint, vos colocataires, votre famille. Ils auront peut-être envie de vous accompagner dans l’aventure, mais si cela n’est pas le cas, ils seront à même de comprendre que vous amorcez un changement et cela pourra éviter des tensions inutiles.
  • Allez faire un tour dans des magasins bio, sur des sites végétariens, pour commencer à réfléchir à « comment » vous allez faire pour que votre alimentation évolue

 

2ÈME ERREUR : RETIRER LA VIANDE DU MENU SANS LA REMPLACER 

pates

crédit photo JESHOOTS

Cette erreur-là, je me suis jetée dedans à bras le corps ! Et me suis retrouvée carencée en fer et vitamine B9…Bref, A PROSCRIRE !

Comme je vous l’ai conseillé ci-dessus, prenez le temps ! Vous pouvez amorcer le changement de plusieurs façons :

  • supprimer une viande que vous appréciez moins, puis une autre, etc
  • prévoir 1 jour végétarien dans la semaine, puis 2, jusqu’à  avoir des semaines entièrement végé 😉
  • découvrir progressivement de nouveaux aliments pour remplacer la viande, ou tout au moins compenser leur apport en protéines, fer, vitamines…

Pour des informations plus complètes à ce sujet, je vous conseille de télécharger gratuitement mon Ebook « Comment supprimer la viande en conservant une alimentation équilibrée? » en remplissant le formulaire juste là, à droite, ou celui en bas de cet article.

3ÈME ERREUR : NE PAS SE DOCUMENTER

Devenir végétarien tout seul dans son coin, sans aller plus loin dans la démarche, est une mauvaise idée.

Lisez des livres sur la cause animale, des livres de recettes végétariennes, abonnez-vous à des pages Facebook (ou autres réseaux sociaux) ou des newsletters sur ce thème, regardez des films ou des documentaires qui traitent du sujet, rendez-vous à des événements Veggie (salons, pique-niques, rencontres…).

Quels bénéfices en tirer ?

  • Une culture approfondie sur votre choix de vie : vous pourrez ainsi faire face aux salves de critiques ou phrases toutes faites déblatérées par des personnes qui ne comprennent pas votre choix, voire se sentent agressées par celui-ci.
  • Cela renforcera votre motivation, et vous permettra de maintenir vos efforts dans le temps.
  • Vous pourrez rencontrer de nouvelles personnes partageant vos idées, et vous créer un petit réseau sympa et stimulant pour rester dans la mouvance !

Appliquez tous ces conseils, et la transition sera douce 🙂

Personnellement, éviter tous ces écueils et avancer « en conscience » vers le végétarisme me donne l’impression d’une vie nouvelle, une formidable ouverture sur le monde qui m’entoure et sur les autres. Cela m’a amenée à créer ce blog pour partager mes avancées, et mes lectures me font évoluer dans ma perception du végétarisme et mes envies.

Et vous, quelles difficultés rencontrez-vous, ou avez-vous rencontrées par rapport au fait de devenir végétarien ? Racontez-moi dans les commentaires 😉

 

Devenir végétarien, comment inviter le changement dans votre vie ?

Prendre la décision de devenir végétarien est un choix de vie important, une nouvelle orientation que l’on donne à son existence. Que cette décision soit motivée par des questions éthiques, environnementales, ou encore une envie d’être en meilleure santé, il vous faudra tenir cette résolution dans le temps. 

mojito

Certains d’entre vous vont prendre une décision brutale, suite à la lecture d’un article, au visionnage d’un documentaire, d’une vidéo d’abattoir comme il en circule beaucoup en ce moment, via notamment l’association L214ou face à une campagne choc de PETA. Il se peut que vous fassiez partie de ces personnes qui décident de devenir végé, changent leur alimentation du jour au lendemain et ne font plus jamais d’écart. Dans ce cas chapeau ! Vous pouvez arrêter là la lecture de l’article et aller vous boire un mojito :p

Je ne fais malheureusement pas partie de cette catégorie de personnes (dommage pour le mojito…)! Si vous êtes comme moi, vous allez prendre le temps, laisser mûrir cette envie, ce désir de changer leurs habitudes alimentaires, et y aller progressivement. Au fil du temps, vous aurez à vous confronter à une motivation parfois fluctuante, des aller-retour entre des phases où vous vous tenez à vos souhaits initiaux, et d’autres moments plus « flottants » ou vous allez manger de la viande quand vous êtes invité ou vous faire un jambon-beurre sur la route des vacances 😉

Il est important pour vous de faire le point sur votre motivation.

Alors avant toute chose, voici 3 points importants à travailler pour être au clair avec vous-même et votre motivation personnelle.

Fixez-vous un objectif !

Définissez vous un objectif clair, réalisable, avec une échéance dans le temps.

Voici mon objectif personnel, que j’appelle mon défi végé : je me donne 6 mois pour devenir parfaitement végétarienne, sans écarts , sans viande cachée (présure dans les fromages, gélatine d’origine animale…). Je compte aussi découvrir et faire découvrir à ma famille les simili-carnés et de nouveaux aliments végétariens ou vegans. Tenir ce blog et vous parler de mes avancées, de mes découvertes, fat également partie prenante de ce défi. Enfin, je vais me documenter et chroniquer un livre par mois.

Parlez de votre objectif autour de vous

Informez vos amis, votre famille, votre conjoint de votre décision : après cela, difficile de revenir en arrière camouflé sous mille prétextes bidons ! Votre entourage sera également plus à même de comprendre votre démarche et de vous épauler dans les périodes plus délicates.

Accessoirement, cela pourra éviter des situations embarrassantes telles que  « Tiens, tu vas être contente, je t’ai préparé un gigot d’agneau ! ». Evitons de nous mettre en échec et de provoquer malgré nous des situations tentantes. Evitons également aux autres de se donner du mal à préparer un repas auquel nous n’allons pas toucher !

Réalisez votre balance décisionnelle.

Avant tout, qu’est-ce qu’une balance décisionnelle ? C’est un outil, qui va vous permettre d’explorer tout ce qui vous anime, et vous animera, concernant votre changement d’habitude alimentaire. Notez-la, gardez-la dans un endroit clé (livre de recettes végétariennes?) Vous pourrez vous y référer quand vous vous sentirez moins motivé, en cas de doute, pour vous souvenir précisément pourquoi vous avez fait ce choix de devenir végétarien. Autre point positif : vous serez plus clairvoyant concernant les points qui risquent de vous déstabiliser sur le moyen ou long terme.

balance décisionnelle

 

Voici ma balance décisionnelle concernant le fait de devenir végétarienne :

  • Avantages du changement
    • ne plus cautionner la souffrance et l’exploitation animale
    • être en meilleure santé
    • vivre en accord avec mes convictions et les assumer
    • découvrir une autre façon de consommer, de cuisiner, de vivre !
    • avoir le sentiment d’agir de façon responsable pour moi, ma famille, les animaux, la planète…vaste programme !
  • Inconvénients du statu quo
    • mauvaise conscience de consommer de la chair animale
    • impression de ne pas prendre soin de ma planète vu l’impact environnemental de l’élevage intensif
    • être à côté de mes pompes et de ce que je souhaite vraiment
  • Avantages du statu quo
    • rester dans ma « zone de confort », ne pas me poser de questions sans rien remettre en question
  • Inconvénients du changement
    • la découverte et le changement demande un minimum de temps et d’énergie ! Non, ça ne tombe pas du ciel… 😉
    • appréhension du côté « social » du végétarisme. Je crains les remarques stigmatisantes et non fondées des personnes qui ne comprendraient pas mon choix. Difficulté pour moi de refuser de manger de la viande quand je suis invitée et qu’on m’en propose.

Comme vous le voyez, les points en faveur du changement sont beaucoup plus nombreux, ce qui me conforte dans le fait que cette décision était bonne à prendre !

Le fait d’avoir identifié vos points forts, ce qui vous motive, mais aussi ce qui risque de vous déstabiliser dans le temps et vous faire renoncer à vos projets, vous permettra d’être plus clairvoyant. Face à une tentation un dimanche midi devant le poulet rôti familial, vous serez plus à même d’identifier pourquoi vous en avez envie, mais aussi pourquoi vous ne VOULEZ pas le manger. Prenez quelques secondes pour vous rappeler justement tout ce qui vous motive à ne plus manger de viande.

Maintenant que vous avez fait le point, il est temps de passer à l’action !!

Laissez moi un commentaire pour me dire ce qui vous motive dans ce choix de devenir VG, ce qui vous en empêche, ce qui vous aide au quotidien, ce qui est difficile à tenir…à vous 😉

Crédits photos ArtsyBee / Alexas_Fotos