végétarisme plaisir

Végétarisme et plaisir

1.ENTRECÔTE & CHASSEURS-CUEILLEURS

J’ai récemment lu un article de Libération intitulé « Et le plaisir de manger de la viande? » qui m’a fait bondir sur mon siège. Photo de viande grillée à l’appui, l’auteur nous emmène dans des contrées lointaines, jusqu’à l’Odyssée d’Ulysse, pour évoquer le caractère ancestral et sacré de la consommation de la viande…La fameuse allusion aux chasseurs-cueilleurs, et à la consommation de viande qui soude un collectif, est de nouveau de sortie dans cet article, évoquant des rituels faisant appel à un imaginaire puissant et apparemment « pas près de disparaître ».
Sommes-nous des personnages de mythologie ? Vivons-nous en pleine préhistoire actuellement, avec la nécessité de chasser pour survivre ? Non, non, mille fois non, et je ne comprends pas qu’on puisse décemment publier un article pareil. Des milliards d’animaux sont tués dans des conditions abominables chaque année, la planète se meurt avec la 6ème extinction de masse des espèces, l’élevage intensif est responsable de 80% de la déforestation en Amazonie, et on vient me parler d’un plaisir égoïste et soi-disant ancestral ? Mais réveille-toi, auteur-de-cet-article-pourri !

La lecture de cet article a fait écho à une réflexion qu’un de mes amis a eue à plusieurs reprises au cours de discussions que nous avions au sujet du végétarisme ou du veganisme. Il s’agace beaucoup au sujet  des substituts aux produits carnés : burgers ou nuggets végétariens, et surtout les fromages végétaux. « Eh les gars, si vous voulez manger du fromage, mangez-en !! Mais arrêtez de dire que vous êtes contre et de vouloir à tout prix trouver des produits qui essaient de les reproduire ! » On sent qu’il ne comprend pas, et que ça l’énerve au plus haut point. Comme si toute cette histoire de végétarisme ou de veganisme n’était qu’une immense hypocrisie. Et je peux comprendre son point de vue : c’est vrai que refuser de manger du fromage et essayer à tout prix d’en retrouver la saveur peut paraître relever de la psychiatrie…mais on ne pense de cette façon raccourcie que si on raisonne par l’axe du PLAISIR IMMÉDIAT, quand on ne cherche pas à élargir sa vision du monde et qu’on voit les choses « par le bout de sa lorgnette ».

      J’ai trop envie d’une bonne entrecôte ⇒ je vais chez le boucher ⇒ je l’achète ⇒ je la mange.          C’est sûr, ce schéma est simple, rassurant et ne demande aucun effort. On satisfait une envie primaire sans se poser de questions et en ne pensant qu’à son plaisir. Pourquoi s’emm**der à manger un truc à base de soja quand on pourrait s’éclater avec une bonne viande du boucher du coin ?? Vu sous cet angle, le végétarisme/véganisme ne peut pas être compris et la consommation de substituts parait ridicule. Allez, laisse ton tofu et ton quinoa et viens manger des grillades avec nous !     

2. SAUCISSES DE tofu vs brocolis

La question à se poser ici est la suivante : pourquoi les vegans ne mangent-ils pas de fromage ?(ça marche aussi avec les végétariens et la viande ^^) Est-ce parce qu’ils n’aiment pas le fromage, ou est-ce à cause d’une autre raison ? Hum, mystère…Pour vous aider à répondre à cette épineuse question, je vais vous raconter ma vie et vous parler de brocolis (si si, vous allez voir, ça a un rapport…enfin j’espère).

Beurk…

Je DÉTESTE les brocolis : la texture, le goût, l’odeur, pour moi c’est juste impossible de trouver ça bon. Pour vous dire, quand j’en ai dans mon assiette j’ai l’impression d’avoir été punie…Donc, vous vous doutez bien que je n’en mange jamais, sauf quand mes filles réclament de la purée de brocolis…elles en raffolent…ça me désespère… Si personnellement je n’en mange pas, ce n’est pas par conviction anti-souffrance-des-brocolis, mais parce que manger des brocolis ne me procure aucun plaisir (voire même me dégoûte). Et est le point crucial. Quand on devient végétarien/vegan, ce n’est pas parce qu’on n’aime pas le goût des produits d’origine animale : c’est parce qu’on décide, en accord avec des convictions profondément ancrées, de ne plus en consommer. Sinon on est juste quelqu’un qui n’aime pas la viande/le poisson/le fromage, tout comme certains n’aiment pas le chocolat (c’est possible ça??!!) ou ne digèrent pas les poivrons et donc décident de ne plus en manger. Point.

Vous voyez où je veux en venir ?

La décision de bannir les produits d’origine animale de son assiette, voire de sa vie, relève d’une conscience aiguisée du monde dans lequel on vit, et de la catastrophe éthique, humaine (famine), sanitaire (mortalité cardiovasculaire, augmentation du risque de cancers…) et écologique que la consommation de produits d’origine animale représente. Lorsqu’on entame une telle démarche, on choisit de se priver de certains aliments pour vivre en accord avec ses valeurs et minimiser l’impact de son alimentation sur la vie et sur la planète. Il s’agit d’un acte altruiste, et qui demande des efforts, au moins initialement. Et dans la liste des aliments que l’on choisit de ne plus consommer, dites-vous bien que pour un bon nombre d’entre eux, on aimait bien les manger !

Oui, certains aliments nous manquent, et ça nous fait parfois bien plaisir de retrouver quelque chose qui s’en approche gustativement parlant, sans pour autant sentir que si on en mange on renie nos valeurs et nos engagements. Et quand on a des enfants, tenir dans le végétarisme n’est pas toujours facile parce que « Mamaaaan, on peut aller au Mc Do ? » (ben oui, le jouet c’est tentant, et puis les copains y vont, eux) « Je veux du poulet »« J’amerais bien manger des saucisses ». Personnellement, je n’ai pas envie d’éveiller de frustration chez mes filles, j’ai envie de leur faire vivre un végétarisme conscient et non subi. Je ne veux pas qu’à l’adolescence, elles passent leur temps à aller au Mc Do, au kebab (ou à se goinfrer de viande) parce qu’on les aura trop frustrées à les assommer d’interdits. Donc oui : burgers, saucisses de tofu et autres substituts facilitent grandement la vie ! Et même que parfois ça fait plaisir aux grands aussi :p

3. VIVE LES SUBSTITUTS !

Devenir végétarien/végétalien/vegan n’est pas une affaire de plaisir, de ce qu’on aime manger ou pas. C’est un difficile mais très stimulant engagement au quotidien, et sur le long terme. Il s’agit de remettre en cause notre alimentation, celle que nos parents nous ont transmise, que notre société approuve, et cela peut s’avérer difficile à vivre au quotidien et source de tensions. La mémoire olfactive, gustative a la peau dure et les tentations sont également fréquentes. Alors les petites choses facilitantes sont les bienvenues 🙂 Mais une chose est sûre, pour rien au monde je ne reviendrais en arrière…

3 définitions utiles sur le végétarisme

Nombreuses sont les personnes qui ne savent pas exactement ce que mange un végétarien. A chaque fois que je suis invitée quelque part, ou que je dis que je suis végétarienne, on me pose de nombreuses questions sur ce que j’ai le droit de manger ou non (petite aparté, ce n’est pas une question d’autorisation ou d’interdit, mais de choix…c’est différent !)

Demandant sur la route un sandwich végétarien, mon mari s’est vu proposer un sandwich au fromage…qui s’est avéré contenir du jambon et qu’il a donc rendu ! Nombreux sont les végétariens à qui l’on propose gentiment – chez des amis ou au restaurant – du poisson parce « qu’ils ne mangent pas de viande ». Et pour les amis qui nous invitent à déjeuner ou dîner, on sent en général un stress parce qu’ils se sentent perdus et ne savent pas quoi nous proposer à manger.

Une petite mise au point sera donc bien utile, vous ne trouvez pas ? 😉

1. DÉFINITION DU VÉGÉTARISME 

Est végétarienne toute personne qui consomme des végétaux, ainsi que des produits d’origine animale, à l’exception de la chair animale, qu’il s’agisse de viande ou de poisson. Ne sont pas non plus consommés les fruits de mer et crustacés, escargots, grenouilles…enfin bref, tout ce qui est vivant et contient de la chair !

LES VARIANTES DU RÉGIME VÉGÉTARIEN

Les végétariens consomment en général des oeufs et des produits laitiers, on appelle cela un régime ovo-lacto-végétarien.

Certains végétariens font le choix de continuer à manger du poisson, dans ce cas on parle de régime pesco-végétarien. J’avoue, je ne comprends pas trop ce positionnement, qui pour moi est « le cul entre 2 chaises » (désolée, je n’ai pas trouvé plus fin) : l’idée de manger un produit venant de la mer peut renvoyer à quelque chose de plus sain, plus naturel que le fait de manger un animal issu de l’élevage intensif. On y trouve également une viande moins grasse, avec bien moins de cholestérol, et des omega-3 bons pour la santé. Mais quid de la souffrance de ces animaux sortis de leur milieu qu’on laisse suffoquer jusqu’à la mort ? (quand les différences de pression ne leur sortent pas les organes du corps et les yeux des orbites…) Le fait qu’on ne puisse pas les entendre hurler signifie-t-il qu’ils ne souffrent pas ? Quid du désastre écologique que représente la pêche intensive ? C’est une position sur le long terme que je ne comprends pas…sauf si on n’en attend que des bénéfices sur sa propre santé. Je ne veux pas jeter la pierre, mais en terme d’éthique animale et d’écologie…on peut trouver mieux, non ?

PRÉSURE ANIMALE ET GÉLATINE : LES PIÈGES

Autre point important : en raison de la présence de présure ou de gélatine dans certains aliments, ceux-ci pourront ne pas être consommés par les végétariens les plus rigoureux. J’avais fait le point sur ces 2 « ingrédients », si on peut les appeler comme cela, dans un précédent article qui s’intitule « 4 mois de défi végétarien : la chasse à la présure et à la gélatine est ouverte! » que je vous laisse consulter si le coeur vous en dit.

2. DÉFINITION DU VÉGÉTALISME

Est végétalienne toute personne qui exclut tous les produits d’origine animale de son alimentation : chair animale, oeufs, produits laitiers, miel…aucun n’est plus consommé au profit d’une alimentation d’origine 100% végétale.

Petite précision : non, les végétaliens ne mangent pas que des graines ou des cailloux ! Au contraire, ce régime ouvre la porte à une multitude d’aliments et à l’imagination : céréales et légumineuses sont indispensables pour l’apport en protéines. Les produits laitiers sont remplacés par les laits végétaux, les produits à base de soja (le tofu soyeux fait un malheur dans les crêpes !), et les fromages végétaux qui se développent de plus en plus. Et on se rend vite compte que les oeufs sont facilement remplacés dans les pâtisseries par le tofu soyeux ou encore la compote de pommes, qu’on peut faire de la mousse au chocolat avec du jus de pois chiches et que c’est super bon…bref, no limit !

Le point de vigilance à adopter lorsqu’on est végétalien est le suivant : la nécessité de se supplémenter en vitamine B12, car on ne la trouve pas dans les végétaux. Il existe aujourd’hui de nombreux substituts qui facilitent grandement la vie : sous forme solide ou liquide, en prise quotidienne ou non…à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux.

3. DÉFINITION DU VEGANISME

Etre vegan signifie bannir tout produit d’origine animale de sa  vie : certes de son alimentation, mais aussi de son dressing (cuir, laine, soie, fourrure…), de ses produits cosmétiques, de son armoire à pharmacie en excluant les produits testés sur les animaux. C’est également refuser l’exploitation animale sous toutes ses formes : zoos, aquariums, cirques ayant recours à des animaux vivants…l’idée étant que les animaux ne sont pas à notre disposition et que nous ne pouvons pas les élever/tuer/dépecer/enfermer/dresser/torturer impunément.

Sur le plan strictement alimentaire, les vegans ont une alimentation végétale, comme décrite ci-dessus. C’est un mode de vie guidé par des motivations éthiques fortes, mais aussi sanitaires et écologiques. Alors que son principe de base est la bienveillance, envers les animaux et envers la planète, il est bien souvent qualifié d’extrême, car il représente une véritable rupture avec les habitudes de consommation occidentales – et françaises –  plus traditionnelles.

C’est un mode de vie tout de même en pleine expansion, et qui risque de continuer à prospérer, aidé par les scandales à répétition sur l’industrie agro-alimentaire, l’abattage en masse des animaux, et le changement climatique avec des événements violents de plus en plus fréquents.

D’ailleurs, selon l’ONU en 2010 : « Un changement global de l’alimentation mondiale vers une alimentation à dominance végétale est absolument vital pour sauver le monde de la faim, de la carence de carburant et le soustraire aux pires impacts du changement climatique. » 

Et vous, dans quelle catégorie vous situez-vous ? Vous voyez-vous au même point dans 1 an ou est-ce que vous prévoyez de changer des choses ? Dites-moi tout en commentaire 😉

 

feuille santé

Et si devenir végétarien était bon pour la santé ?

Vous connaissez surement la rengaine aussi bien que moi, la satanée question « Mais où tu trouves tes protéines? » dès que l’on annonce que l’on est végétarien. Ou encore, les personnes qui sous-entendent qu’elles « donnent de tout » à leurs enfants, comme si en étant végétarien on les privait de quelque chose d’essentiel. Je ressens souvent de l’agacement, et une certaine injustice, lorsqu’on me laisse entendre que je pourrais mettre en danger la santé de mes enfants, alors que si je passe beaucoup à temps à réfléchir à l’alimentation et à ma façon de nourrir ma famille c’est justement dans le but opposé.

Et si, au lieu de parler des risques de carences, on s’attardait plutôt sur les bienfaits d’un régime végétarien sur la santé ? Parce que, ne nous voilons pas la face, un régime mal équilibré, qu’il soit végétarien ou non, entraîne des carences. La plus fréquente est la carence en fer (elle touche plus fréquemment les femmes du fait de leurs saignements répétés), mais de nombreux patients ont aussi des carences en vitamines du groupe B (B9 ou B12) liées à des insuffisances d’apports alimentaires, et devinez quoi….plus de 9 fois sur 10, ils ne sont pas végétariens ! Je parle ici de personnes en bonne forme physique, évidemment cela ne concerne pas les personnes carencées à cause d’une éventuelle pathologie. Alors remettons les choses à leur place : si on est attentif à ce qu’on mange, et à l’équilibre de ses menus, on n’est pas carencé, végétarien, vegan ou omnivore !

1. LES PROTÉINES VÉGÉTALES : LE MYTHE DE LA CARENCE

Les protéines végétales peuvent à elles seules répondre aux besoins nutritionnels si une alimentation végétale variée est consommée et que les besoins en énergie sont satisfaits.

Source : Association Américaine de Diététique

Il existe de nombreuses sources de protéines végétales, que j’avais détaillées dans un précédent article intitulé « Où trouver les protéines végétales? ». Certes, les protéines animales ont une composition très proche de ce qui est considéré comme optimal en terme d’apports en acides aminés. Néanmoins, l’ensemble des acides aminés essentiels est présent dans les protéines végétales et elles sont suffisantes pour couvrir nos besoins nutritionnels. N’oublions pas que, dans nos sociétés occidentales, nous surconsommons les protéines ! Alors qu’un apport correspondant à 0,8g/kg/jour est amplement suffisant, nous en consommons en moyenne 1,4g/kg/jour….Même si en devenant végétarien vous consommez un peu moins de protéines que d’habitude, ne vous inquiétez pas, vous en aurez amplement assez !

Si elles ont l’inconvénient d’être moins bien absorbées par l’organisme que les protéines d’origine animale (80-85 % contre 95%), les protéines végétales ont l’avantage d’être de meilleure qualité. Elles sont pauvres en lipides, c’est-à-dire en graisses, et ceux contenus dans les oléagineux (arachides, amandes, noix, graines…) sont de meilleure qualité que ceux contenus dans la viande. Elles sont également riches en fibres, et en antioxydants.

Je vous explique en détail ce que cela implique ? Allez, suivez-moi 😉

2. L’IMPACT SUR LA SANTÉ D’UN RÉGIME VÉGÉTARIEN

FACTEURS DE RISQUE & MALADIES CARDIOVASCULAIRES

Il existe plusieurs facteurs de risque cardiovasculaires : ce ne sont pas des maladies à proprement parler, mais des éléments, qui combinés entre eux peuvent avoir un effet assez explosif sur votre coeur et vos vaisseaux (infarctus du myocarde, AVC…) Parmi eux, des facteurs de risque non modifiables (âge, antécédents personnels ou familiaux) sur lesquels je ne vais pas m’attarder.

Il existe des facteurs de risque sur lesquels il est possible d’agir : le tabagisme, l’hypertension artérielle (HTA), le cholestérol, le diabète de type 2. L’obésité et la sédentarité sont également à prendre en compte.

Il a été démontré, dans plusieurs études scientifiques, que les facteurs de risque cardiovasculaires sont améliorés par une alimentation végétarienne :

  • L’hypertension artérielle est nettement diminuée chez les végétariens, avec 40% en moins de personnes hypertendues.
  • Le taux de cholestérol diminue nettement lorsqu’on stoppe les protéines animales. Un régime végétalien est aussi efficace sur le taux de cholestérol que la prise d’un médicament hypocholestérolémiant (les fameuses statines, qui font tant parler d’elles). En effet, la viande est riche en graisses saturées et en cholestérol, contrairement aux protéines végétales qui contiennent très peu de lipides (vous vous souvenez, je vous en ai parlé tout à l’heure ?? Non…? Mais si, je vous disais aussi que, quand les protéines végétales contiennent des lipides, ils sont de meilleure qualité que ceux contenus dans la viande)
  • l’Index de Masse Corporelle est également diminué (moins d’obésité et de surpoids), ainsi que le taux de diabétiques de type 2

La conséquence de tout cela ? Une diminution de 30% des maladies cardiovasculaires (infarctus, atteintes coronaires, AVC, lésions des artères…) chez les végétariens. Considérant qu’il s’agit de la 2ème cause de mortalité en France après les cancers (140 000 morts par an et 3,5 millions de personnes traitées), je vous laisse imaginer l’énorme impact en terme de santé publique qu’aurait un changement d’hygiène alimentaire à grande échelle.

 

UNE NETTE DIMINUTION DU CANCER COLORECTAL

Avec l’adoption d’une alimentation végétarienne, le risque de cancer colorectal diminue nettement : selon les études, le risque diminuerait de 22 % à quasiment 50 %. Une alimentation végétale a également un impact non négligeable sur les cancers du pancréas et de la prostate.

N’oublions pas que le Centre International de la Recherche sur le Cancer a classé la viande transformée comme cancérogène pour l’Homme. Quand on parle de viande transformée, entendez jambon, charcuterie, hot-dogs, nuggets, viande pour plats préparés…Les experts ont conclu que « chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée quotidiennement accroît le risque de cancer colorectal de 18%. »

La viande rouge, quant à elle, a été classée comme probablement cancérogène pour l’Homme, en ce qui concerne les cancers du colon, du pancréas et de la prostate.

UNE MEILLEURE ESPÉRANCE DE VIE ?

 

Plusieurs études scientifiques de suivi de population publiées dans le JAMA (Journal of the American Medical Association) , étudiant le régime alimentaire des personnes suivies, ont démontré l’innocuité d’un régime végétarien, ou végétalien. Il n’y a pas d’augmentation du nombre de pathologies, ou de mortalité, bien au contraire. Ces études ont comme conclusion qu’il existe un effet protecteur des protéines végétales sur la santé et la mortalité. 

Durant la période de suivi, pour 100 morts chez les omnivores, on a relevé 91 morts chez les végétariens et 85 chez les végétaliens. Evidemment, ces chiffres ne sont pas gravés dans le marbre, mais il est difficile après avoir lu ces articles d’affirmer que le végétarisme est dangereux pour la santé !

3.en conclusion ?

Voici où en est la littérature scientifique au sujet du végétarisme aujourd’hui. Personnellement, c’est un régime et un mode de vie que j’adopte par conviction, pour des raisons éthiques, environnementales, et de santé.

Non, je ne donne pas « de tout » à mes enfants, je ne les fais pas ingurgiter n’importe quoi sans réfléchir et essaie de prendre soin de leur santé. Leur donner un maximum de produits d’origine biologique est pour moi non négociable, et j’assume parfaitement que mes filles suivent une alimentation végétarienne. Pourquoi leur donner des habitudes alimentaires qui risquent de les rendre malades à l’âge adulte ? Pourquoi accepter de leur donner des aliments classés cancérogènes ? Tout comme je n’inonde pas mon jardin de glyphosate, j’épargne ma santé et celle de ma famille en évitant les protéines d’origine animale. 😉

 

SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

 Ministère des Solidarités et de la Santé – Maladies cardiovasculaires

Le Centre International de Recherche sur le Cancer évalue la consommation de la viande rouge et des produits carnés transformés. (octobre 2015)

AJCN – Risk of hospitalization or death from ischemic heart disease among British vegetarians and non vegetarians : results from the EPIC cohort study (2013)

JAMA – Vegetarian Dietary Patterns and the risk of colorectal cancers (mai 2015)

JAMA – Vegetarian Dietary Patterns and mortality in Adventist Health Study 2 (juillet 2013)

JAMA – Association of Animal and Plant Protein Intake with all-cause and cause-specific mortality (octobre 2016)

pourquoi

Pourquoi je ne suis pas devenue vegan ?

Je reviens vous parler un peu de moi après une (trop) longue absence sur ce blog. Plus de 6 mois que je n’ai pas posté d’articles, mais la bonne nouvelle est que j’ai de nouveau le clavier qui me démange – ainsi que du temps !- donc vous devriez à nouveau entendre parler de moi dans les semaines qui viennent.

Pourquoi cette absence ? Eh bien, parce que grand changement et renouveau dans ma vie. Quand j’ai décidé il y a un an et demi de reprendre le chemin du végétarisme, cette envie faisait suite à une longue réflexion de ma part. Le point de départ était le suivant : de quoi ai-je envie dans ma vie ? Qu’est-ce que j’ai envie de cautionner, de refuser…et j’avais aussi très envie de faire un point sur mes valeurs, sur ce qui était important pour moi, et d’agir en conséquence.

Tu trouves que l’abattage en masse est une honte pour l’humanité ? Eh bien, arrête de manger de la viande. Tu trouves que l’huile de palme est un scandale et un désastre écologique ? Eh bien, boycotte la !

Je crois que vous avez saisi l’idée 😉

Mon blog est né de cette réflexion, et m’a également poussée à aller plus loin en me documentant le plus possible sur le sujet, avec le souhait de sensibiliser les personnes qui se questionnent sur le végétarisme. J’avais également émis le désir de végétaliser totalement mon alimentation, et de bannir de ma vie tous les produits d’origine animale.

Quasiment 1 an après, je ne suis pas vegan. Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? La motivation et l’envie sont là, alors  » what the f*ck ??!! » 

Ce qu’il s’est passé, c’est que j’ai appliqué cette remise en question à tous les domaines de ma vie : l’alimentation bien sûr, mais aussi le mode de vie, la vie personnelle, familiale et professionnelle…et je me suis retrouvée dans des états vraiment déplorables, à constater que la vie que je m’étais construite ne correspondait pas / ou plus à ce qui m’anime aujourd’hui. J’ai donc pris la difficile décision de quitter mon emploi de médecin salarié pour prendre du recul par rapport à la médecine. Je ne sais pas encore de quoi demain sera fait (blouse, médicaments ou autre chose) mais je vais continuer d’alimenter régulièrement ce blog et de me documenter activement sur le végétarisme et le veganisme. Je ne vais pas détailler tous les tenants et aboutissants de cette décision ici, mais cet énorme chamboulement dans ma vie m’a pris beaucoup de temps, d’énergie et d’espace cérébral…espace que je n’ai pas pu consacrer à l’exclusion des produits laitiers et des oeufs de mon alimentation.

 

Je ne suis pas vegan aujourd’hui : comme je vous l’avais expliqué dans un précédent article sur le changement de comportement, tout changement nécessite du temps et un cheminement. Et, quoi qu’on puisse lire sur certains groupes vegan présents sur les réseaux sociaux, changer du jour au lendemain est un acte difficile : je ne dis pas impossible, mais pour moi cela implique d’avoir l’espace nécessaire. Changer radicalement en vivant seul peinard et en ayant tout le temps de penser les choses, ou en étant mère de famille avec la maison, les enfants et le travail à gérer, ce n’est pas la même chose. Bref, je ne me cherche pas d’excuses, je me dis juste qu’on ne peut pas être sur tous les fronts en même temps !

A présent que j’ai à nouveau du temps pour moi, et nettement moins de stress à gérer, je vais pouvoir me consacrer tranquillement à cette transition vers le veganisme qui me tient vraiment à coeur…et passer de la détermination à l’action ! 

A ce propos, (pour les courageux qui ont réussi à lire jusqu’ici ! 😉 ), certains d’entre vous ont-ils entamé des transitions vers un régime totalement végétalien en famille ? Si c’est le cas, j’aimerais vraiment que vous puissiez me raconter votre histoire alors écrivez-moi via mon formulaire de contact sur la page A propos du blog. 😉

A très vite !

J’ai testé pour vous : « Être végétarien pour les Nuls »

Etre végétarien pour les nuls

Vous êtes plusieurs à m’avoir demandé un livre « facile » quand on débute dans le végétarisme, reprenant les bases en nutrition sans être forcément trop prise de tête ou trop médical. Et je crois que j’ai trouvé ce qu’il vous faut !! « Être végétarien pour les nuls » est un livre très facile d’accès, pragmatique et complet que je vous conseille vivement.

Pour connaître la suite, je vous laisse choisir votre format préféré : texte, vidéo ou podcast (là tout en haut de l’article). Enjoy 😉

****** RETRANSCRIPTION DE LA VIDÉO ******

Bonjour à tous, et bienvenue pour cette nouvelle vidéo du blog Devenir Végétarien. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre que j’ai lu récemment, qui s’appelle « Etre végétarien pour les nuls ». A la base, je ne suis pas forcément très fan des collections « Pour les Nuls ». Je les connais très mal en fait…et puis je ne trouve pas ça super glamour !

Quand vous avez été plusieurs à me demander si je pouvais conseiller un livre pour les végétariens débutants, pour savoir un peu comment équilibrer son alimentation, j’ai pas du tout pensé à ça en premier lieu. Il y a beaucoup de très très beaux livres végétariens ou vegan, mais c’est énormément de livres de recettes, en fait…ou juste de mode de vie..et ça n’aide pas forcément sur le plan nutritionnel.

Ce livre a l’avantage de brasser et de balayer beaucoup de domaines du végétarisme : que ce soit la nutrition, comment éviter les carences, des idées de recettes, des renseignements sur le végétarisme en général. En fait tout est dedans, donc pour moi c’est un bon condensé pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure végétarienne ou vegan.

Ce livre est organisé en 6 parties. La première partie s’appelle « A la découverte du végétarisme ».Ca brasse un petit peu un historique de l’histoire (hum?) du végétarisme, et puis ça va un peu poser les bases, les définitions : qu’est-ce qu’un régime végétarien ? qu’est-ce qu’un régime végétalien ? Quelles sont les différentes nuances ? Pour qu’on soit sûr que tout le monde parle le même langage 🙂

La 2ème partie s’appelle « Être végétarien : mode d’emploi ». C’est dans cette partie que vous allez trouver beaucoup de bases de nutrition, qui sont assez bien écrites et claires sur comment gérer votre régime végétarien. Par exemple : par quoi remplacer les oeufs si vous ne voulez plus en manger, par quoi remplacer la viande, par quoi remplacer le lait ? C’est quand même assez complet et facile, donc je vous le conseille.

Il y a juste la partie sur la vitamine B12 qui pourra faire tiquer quelques personnes. Les auteurs sont 2 femmes américaines, notamment une qui fait partie de l’Association Américaine de Diététique. Ils disent qu’il y a beaucoup d’aliments du commerce qui sont supplémentés en B12, je pense qu’en France on n’en est quand même pas là. Ils parlent aussi des levures maltées enrichies en B12. J’ai vérifié sur celle que je consomme…il n’y en a pas dedans, donc méfiez-vous un petit peu des conseils sur la vitamine B12. Ils conseillent aussi 2,4micg d’apport par jour. Actuellement, ce qui est recommandé, notamment sur le site vegan-pratique, que je vous conseille de consulter, c’est des apports de 10micg par jour. Donc en général, je vous conseille même si vous êtes végétarien de vous supplémenter, parce qu’il faut manger beaucoup d’oeufs et de produits laitiers pour avoir des apports complets en B12. Si vous êtes végétalien, la question ne se pose pas : supplémentez-vous ! Vous prenez un comprimé de Veg1  et on n’en parle plus !

Cette partie est intéressante également, parce qu’elle aborde aussi le côté social du végétarisme. Notamment un sujet que j’ai déjà traité dans une précédente vidéo : comment faire quand on est le seul végétarien à la maison ? Comment faire quand on est végétarien en société ? Comment gérer les repas avec des amis ? Donc ça a un côté très pratique, que j’ai trouvé hyper sympa.

La 3ème partie de ce livre s’appelle « Cuisiner Végétarien ». Donc là, vous allez avoir toutes les astuces pratiques pour vous préparer des repas complets : comment associer les céréales et les légumineuses ? Quels ustensiles de cuisine utiliser, par exemple si vous voulez avoir les meilleurs apports en vitamines de vos aliments ? Quel mixeur, etc ?
C’est hyper hyper varié.
Il y a aussi des astuces sur comment faire ses courses, comment s’organiser pour faire ses courses différemment, où trouver les nouveaux produits ?
Si jamais vous êtes perdu et que vous ne savez vraiment pas comment faire pour devenir végétarien, vous lisez ce bouquin et vous serez au clair. Je pense que les choses seront beaucoup plus faciles pour vous après.
La suite logique de tout ça, c’est une partie sur les recettes végétariennes. Vous avez plein d’exemples de recettes, de petits déj, d’entrées, de plats, de soupes, de desserts….ça va vous donner un peu d’inspiration pour commencer. 😉

La partie qui suit va concerner les régimes un peu spécifiques. Ca s’appelle « Être végétarien tout au long de sa vie ». Ca va plutôt vous parler de : être végétarienne pendant une grossesse, être végétarien quand on a des jeunes enfants, quand on est un sportif, etc. Ca va vraiment traiter les cas particuliers, avec les différences d’apports qu’il faudra gérer à ce moment-là.

Et puis, si vous avez besoin d’inspiration, si vous avez envie de lire ou de vous documenter sur le végétarisme, mais que vous ne connaissez pas encore trop les sites internet recommandables, la dernière partie s’appelle « La partie des Dix » On vous conseille 10 livres, 10 films à regarder et 10 sites internet pour vous documenter sur le régime végétarien.

Une fois que vous avez lu ce livre, vous êtes armé pour aller plus loin sereinement, et pas trop vous poser de questions !

Voilà, je vous conseille vivement cette lecture, en tout cas si vous êtes au stade d’omnivore curieux, ou que vous voulez démarrer une démarche dans ce sens-là.
Si vous êtes végétarien depuis plusieurs années, ça pourra vous intéresser pour compléter un peu votre culture, mais vous ne serez pas le public cible. Mais en tout cas, c’est un très très bon bouquin pour commencer, et je vous le recommande vivement.

Je vous remercie d’avoir suivi cette vidéo, n’hésitez pas à la partager si elle vous a plu 🙂

PS : si vous achetez ce livre en passant par le lien sur cette page, je toucherai une petite commission. Vous ne le payerez pas plus cher, mais cela m’aidera à continuer d’entretenir ce blog 😉

sources végétales calcium

Les sources végétales de calcium

Après une (trop?) longue pause, et beaucoup de mal à m’y remettre, voici enfin la 1ère vidéo de l’année ! Je continue les vidéos en réponse à vos questions, et celle-ci concerne les sources végétales de calcium. Allez, bon film ! 😉

****** RETRANSCRIPTION DE LA VIDÉO ******

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je réponds à la question d’Aurore : « Dans quels aliments autres que les produits laitiers peut-on trouver du calcium? »

Le calcium est important pour notre santé, car il joue un rôle majeur pour la solidité de notre squelette, qui concentre 99% du calcium présent dans le corps.

Bien souvent, quand on pense calcium on pense produits laitiers. Mais savez-vous que seulement 45% du calcium que l’on ingère provient des produits laitiers ? Eh oui, on nous fait croire que sans produits laitiers on n’absorbe pas assez de calcium, alors qu’on peut en trouver dans plein de végétaux !

En France, pour les adultes, les apports conseillés en calcium sont de 900mg/ jour environ.

Les principales sources végétales de calcium sont les légumes verts (brocolis, haricots, chou, cresson), les légumineuses (lentilles, pois chiches, soja, haricots blancs & rouges, les pois) et les fruits secs (dattes, figues, amandes, noix) . La purée de sésame, qui accessoirement est une tuerie, est aussi très riche en calcium !

Niveau boisson, l’eau minérale, ou l’eau du robinet contiennent du calcium en quantités variables (peut atteindre 10-15% des recommandations journalières par litre). Vous pouvez aussi boire des laits végétaux enrichis en calcium et parfois aussi en vitamine D (ça marche aussi pour les yaourts végétaux!)

Attention à ne pas manger trop salé, car le sel diminue l’absorption du calcium.

En revanche, son absorption est favorisée par la vitamine D : notre corps la produit naturellement lors de l’exposition au soleil. Il est donc recommandé de se supplémenter en vitamine D en automne et hiver. De nombreuses personnes sont carencées en vitamine D donc n’hésitez pas à vérifier l’état de votre stock par un bilan sanguin 😉

Pour la santé osseuse, et prévenir l’ostéoporose, il est également recommandé :

   – une activité physique régulière

   – éviter de fumer

   – limiter sa consommation d’alcool

En adoptant une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes, on peut facilement avoir des apports satisfaisants en ce qui concerne le calcium. Il faut cependant, comme toute la population, rester vigilant pour éviter au maximum un risque fracturaire, surveiller ses apports en vitamine D et avoir une activité régulière.

J’espère que cette vidéo vous sera utile. Si vous avez envie de me poser vos questions, laissez-les en commentaire et j’y répondrai très vite en vidéo ! 😉

fromages vegetaux

Peut-on se passer de fromage ?

Aujourd’hui, j’ai le grand plaisir d’accueillir sur le blog un article de ma copine Anne-Sophie, du blog Le Carnet d’Anne-So. Pourquoi cet article ? Déjà, parce que je suis en pleine transition vers une alimentation 100% végétale, et comme Anne-So est vegan je ne suis pas contre quelques astuces…et puis quitte à lui demander conseil, autant les partager avec vous ! Anne-So fait partie des jolies rencontres que j’ai pu faire depuis que j’ai commencé mes aventures « bloguesques » : en plus d’être une belle personne, son blog regorge de recettes et astuces sympa pour aborder le veganisme sans trop se prendre la tête et dans la bonne humeur. Je vous invite à y courir…mais lisez l’article avant quand même 😉   Bonne lecture !

Je pense que 90% des personnes que je rencontre et à qui je dis que je suis vegan ont la même réaction : “tu ne manges PAS de fromage alors ??” avec un air horrifié sur le visage…

A chaque fois ça me fait sourire car j’étais pareil avant… Je me souviens quand une personne de ma famille est devenue vegan, il y a environ 2 ans, c’est la première chose que je lui ai dis, d’autant plus que je savais que c’était une grande amatrice de fromage.

Et honnêtement, je pensais qu’elle allait me répondre que non effectivement, elle n’en mangeait plus mais que ça lui manquait terriblement et qu’elle préférait éviter le sujet… Mais bizarrement non. Elle m’a dit qu’elle était elle-même surprise mais qu’elle s’en passait très bien, qu’elle avait fait le choix de ne plus en consommer et que ça allait, elle le vivait bien.

Cette réponse m’a vraiment fait réfléchir… Car le fromage était la principale raison pour laquelle à l’époque je ne me voyais pas DU TOUT devenir vegan… Je me disais que si j’arrêtais de manger du fromage, j’allais être vraiment triste, en manque et frustrée… Mais après tout, si elle avait réussi (et croyez moi, je savais à quel point elle aimait le fromage avant), peut-être que c’était moins difficile que ce que je pensais…? J’étais vraiment intriguée…

Quand j’ai décidé de passer du stade de végétarienne à végétalienne, j’ai repensé à ça et je me suis dit “essaie, tu verras bien, tu seras peut-être surprise”. J’avais vraiment envie d’arrêter le fromage et les produits laitiers et je voyais ça comme un challenge personnel sain, un moyen de me prouver que ce qui nous semble impossible dans la vie ne l’est peut-être pas… Chacun ses challenge hein 😉

Résultat : un an plus tard me voilà à sourire quand les gens me disent que c’est impossible de se passer de fromage, qu’ils aiment trop ça, qu’ils seraient trop malheureux sans. Cela fait un an que je suis devenue végétalienne et si j’ai effectivement craqué pour un petit bout de fromage quelques fois dans l’année, le manque que je redoutais n’est clairement pas là !

Bien sûr quand j’en vois, ça me fait envie car mon cerveau se souvient que c’était bon, mais ce n’est pas un terrible manque qui me fait détourner le regard et dévorer autre chose pour compenser. Et quand je n’en ai pas sous le nez, je n’y pense JAMAIS.

Donc si c’est aussi votre cas, si vous aussi aimeriez bien vous passer de fromage mais avez trop peur d’être malheureux comme un caillou sous la pluie (?), faites-moi confiance : essayez ! Il suffit de quelques semaines / mois pour s’en passer facilement.

C’est d’autant plus facile quand on comprend que le corps développe face aux produits laitiers une vraie addiction physique, comme un alcoolique face à une bouteille de vin. Oui vous aimez le fromage mais c’est surtout parce qu’il produit une réaction chimique qui fait que vous en voulez toujours plus. Le fait de le savoir m’a beaucoup aidé personnellement car je savais que cette addiction disparaîtrait avec le temps et ça a été le cas.

Mais j’avoue, de temps en temps, pour le plaisir, j’aime bien acheter ou cuisiner moi-même un fromage végétal, aussi appelé “faux-mage”.

LES FROMAGES VÉGÉTAUX, KÉSAKO ?

Un fromage végétal est comme son nom l’indique, un fromage fait à partir d’ingrédients 100% d’origine végétale et sans produits d’origine animale, donc cruelty-free, vegan, végétalien et sans lactose.

Attention tout de même, les produits uniquement estampillés “sans lactose” contiennent souvent quand même du lait de vache (ou de brebis, chèvre, etc.) dont on a simplement retiré le lactose. Ce sont des produits intéressants pour les personnes intolérantes au lactose mais pas pour les vegan car ils contiennent du lait d’origine animale Vérifiez donc bien que le produit est certifié vegan et pas juste sans lactose 🙂

Les ingrédients utilisés dans les fromages végétaux sont généralement des noix (souvent des noix de cajou), de l’huile de coco, de la fécule de pomme de terre, de la levure maltée (qui donne ce petit goût “fromagé”) et des arômes.

Il en existe une multitudes, tentant de reproduire les différents types de fromage existants (à pâte dure, à pâte molle, etc.), avec plus ou moins de succès 😉

En effet, certains fromages végétaux sont vraiment bluffants et je suis sûre qu’une personne non vegan tomberait dans le panneau, notamment un nouveau simili-camembert que je n’ai pas pu goûter encore mais qui semble-t-il a tout d’un vrai ; alors que d’autres vous laisseront cette désagréable impression de manger un morceau de caoutchouc ayant un peu le goût de savon. Pas très appétissant, n’est-ce pas…?

Mais je vous jure que certains sont vraiment bons ! 🙂

Certains sont à déguster tels quels, d’autres sont plutôt à faire fondre. Le mieux si vous êtes novice en la matière, est d’aller dans un magasin bio ou magasin vegan et de demander conseil. Personnellement j’aime beaucoup le magasin “Un monde vegan” à Paris, qui possède une très grande variété de fromages végétaux et dont le personnel est toujours prêt à donner de bons conseils.

Mon fromage végétal préféré est le simili-parmesan en poudre. J’en saupoudre un peu partout, sur des salades, des pâtes, des légumes, etc. et franchement ça a vraiment le goût de parmesan ! Miam !

J’aime aussi la simili-mozzarella en tranche de la marque Bute Island qui est délicieuse aussi bien à grignoter telle-quelle ou à faire fondre sur quelque chose.

Pour ce qui est des fromages végétaux à tartiner, je ne suis pas fan des alternatives qui existent, souvent à base de soja et avec un goût trop éloigné de ce que je recherche, alors je le fais moi-même et c’est très facile ! En général je suis la recette du “tartare” de Vege ou presque et j’y ajoute tous les goûts que je souhaite : ail et fines herbes, noix, poivre, etc. Et je dois avouer que non seulement c’est super bon, mais en plus la satisfaction de l’avoir fait soi-même relève encore plus le niveau 😉

fromages végétaux

Il existe plein de recettes sur internet pour fabriquer son fromage soi-même, ou des livres de recettes comme celui de Marie Laforêt que j’aime beaucoup.

Et vous, vous en êtes où niveau fromage ? Les simili, pour ou contre ? 🙂

Repas équilibré végétarien : une journée dans mon assiette !

Vous êtes nombreux à me faire part de votre difficulté à équilibrer votre alimentation, ou de vos craintes par rapport au végétarisme : « Mais qu’est-ce que je vais manger alors ? »

Rassurez-vous, vous ne serez pas obligés de ne manger que des graines ou de la salade, vous allez même pouvoir vous éclater 😉 Aujourd’hui, je vous emmène dans ma cuisine pour vous donner un exemple de repas équilibré végétarien. Vous me suivez ?

PETIT DÉJEUNER 100% VÉGÉTAL

Le matin, je fais en général simple et efficace : avec les enfants à préparer pour l’école j’aime bien que mon petit déjeuner soit prêt rapidement. En fonction de mon humeur, j’opte pour une option muesli ou tartines. Je vous avoue, les tartines c’est plutôt le week-end quand j’ai le temps de traîner.

Boissons :

Un énorme bol de thé Bio, légèrement parfumé, en général un Russian Earl Grey.

Un grand verre de jus de fruits Bio : si je n’ai pas de jus de fruits le matin, la journée démarre très très mal. J’ai un grand besoin de vitamines pour bien démarrer la journée ! L’idéal, si vous avez du temps devant vous, est de boire le thé au moins 40 min après le petit déjeuner pour que l’absorption de la vitamine C des fruits soit optimale (bref…je ne le fais jamais, haha !)

PETIT DÉJEUNER :

Le plus souvent, je prends un bol de muesli – bio, avec céréales et graines « brutes » non transformées, sans sucre ajouté, avec quelques fruits secs (raisins, figues, banane…) Je l’accompagne d’un lait végétal, mon chouchou du moment étant le lait épeautre-noisette…après, c’est selon votre goût et votre humeur ! L’avantage avec les laits végétaux, en dehors de leurs bienfaits pour la santé, c’est qu’on peut varier les goûts comme bon nous semble 😉

Parfois, mais tout de même assez rarement, j’opte pour la version tartines (préférez le pain complet) : pour remplacer le beurre, j’utilise de la purée d’oléagineux (amandes, cacahuètes…) ou un « beurre » végétal. Je préfère le Vita Coco : il a l’inconvénient de ne pas plaire à tout le monde, car il a un petit goût de noix de coco, mais présente l’énorme avantage d’être sans huile de palme, ce qui est super rare !

LE DÉJEUNER en mode « orange intégral »

ENTRÉE : salade de lentilles corail et carottes râpées

Pour cela, j’ai râpé 2 carottes, et fait cuire à l’eau bouillante l’équivalent d’un verre et demi de lentilles corail. Je les ai laissées cuire seulement quelques minutes pour qu’elles restent assez fermes et ne se démontent pas.

Une fois cuite, je les ai rincées à l’eau froide pour qu’elles soient bien fraîches. Ensuite, il ne reste plus qu’à les mélanger, ajouter quelques cerneaux de noix coupés grossièrement, des raisins secs si vous aimez ça et votre salade est prête !

Pour l’assaisonnement : huile de sésame, vinaigre balsamique, sel épicé et poivre. Un régal !

Le petit plus nutritionnel : un peu de cru pour un max de vitamines, des légumineuses pour les protéines, et des noix et fruits secs riches en calcium et en fer. 🙂

PLAT : frites de patate douce et poêlée de lupins aux petits pois-carottes

Pour les frites de patate douce, prévoyez l’équivalent d’une patate douce moyenne par personne. Coupez vos pattes douces en frites fines d’environ 5 cm. Dans un saladier, mélangez-les à 2 cuiller à soupe d’huile d’olive. Salez (perso j’adore le sel aux herbes et épices, miam!) Enfournez sur une grille et faites chauffer à 230°. Sortez les frites du four quand leurs extrémités commencent à brunir.

Pour la poêlée : trop facile ! Dans une sauteuse, faites chauffer doucement un peu de matière grasse végétale – huile d’olive, ou aujourd’hui une cuiller à soupe d’huile de coco. Faites cuire et blondir à feu moyen les émincés de lupin (riches en protéines). J’adore les saveurs aillées, donc j’ai ajouté 2 petites gousses d’ail pressées. Ajoutez des petits-pois carottes et laissez cuire tranquillement à feu doux.

Servez bien chaud !

Le petit plus nutritionnel : tout est là, féculents, légumes et protéines végétales…what else ? 

DESSERT : VERRINE SOJA / POMME /MUESLI

Dans une verrine de taille moyenne, ou un petit verre : remplissez la moitié de yaourt nature végétal, puis ajoutez un peu de compote de pomme.

Pour le topping : mélangez une cuiller à soupe de flocons d’avoine (ou mélange de flocons de céréales) dans un peu de miel. Disposez-les en petit tas, dans un four bien chaud (230°) sur un papier cuisson. Laissez cuire quelques minutes, puis disposez-les par dessus la compote de pommes.

Voilà un dessert original, sain et très facile à faire !

DÎNER

Pour le soir, on mange en général plus léger, donc on s’est ouvert l’appétit avec un petit jus de carottes et pommes tout frais. Environ 6 carottes et 2 pommes bio, à l’extracteur de jus…simple et efficace, ce jus ravit toute la famille, de la petite au plus grand ! 😉

FONDUE DE POIREAUX AUX CHÂTAIGNES ET BOULGHOUR

Pour la fondue de poireaux, prévoyez environ 1 poireau de bonne taille par personne. Coupez les en 2 dans le sens de la longueur, puis en toutes fines lamelles. Faites cuire avec un peu de matière grasse (beurre ou matière grasse végétale), à feu moyen, dans une casserole couverte en mélangeant régulièrement. Quand les poireaux sont cuits, réduisez le feu et laisser réduire à couvert. Salez, poivrez, j’aime bien ajouter un peu de noix de muscade râpée. Ajoutez de la crème végétale à votre convenance, puis quelques châtaignes cuites et mélangez. Arrêtez la cuisson quand les poireaux ont la consistance voulue, c’est-à-dire bien fondants.

Servez avec un peu de boulghour. Mon kiff : une petite larme de crème de soja fluide et de la levure maltée par dessus ! Le top ! En revanche, je suis désolée mais vu la luminosité du soir en ce moment je n’ai pas de photo présentable à vous montrer…mais je suis certaine que vous visualisez très bien ! 😉

En dessert, le soir c’est simple : des fruits !

Voilà cette journée passée dans mon assiette ! Personnellement, je me suis bien régalée et j’espère vous avoir donné des idées pour cuisiner végétarien plus facilement 😉

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vegetarien viande

Peut-on être végétarien et aimer la viande ?

Internet  regorge d’articles, vidéos, témoignages de végétariens ou vegan qui s’insurgent de se trouver autour de tables où l’on sert des morceaux de « cadavres » aux convives. S’offusquant de se trouver entourés de personnes si cruelles et insensibles à la cause animale. Et de fil en aiguille, le seuil de propos intolérants et culpabilisants, propices à des discussions et débats explosifs, est rapidement atteint.

Personnellement, je peux comprendre ce ressenti : il est vrai que la viande servie à table est issue d’un cadavre d’animal, ne nous voilons pas la face. Et avoir cheminé dans une réflexion, changé son mode de vie, peut rendre difficiles certains repas au cours desquels on peut vite se sentir seul, et incompris…voire consterné que les personnes qui nous entourent n’aient à ce point pas avancé ou réfléchi sur la question de la viande. Et il m’arrive aussi de pester intérieurement.

Etre végétarien, végétalien ou vegan en société est très difficile, car nous sommes vite la cible de clichés, vannes douteuses ou propos volontairement provocateurs. Mais est-ce qu’une attitude moralisatrice et culpabilisante va faire avancer le schmilblick ?

En d’autres termes : puisque nous sommes touchés et blessés par ce genre d’attitude offensante à l’égard des végéta*iens,  est-il « intelligent » d’en faire de même à l’encontre des carnistes ?

1. TOUT LE MONDE N’EVOLUE PAS DE LA MÊME FAÇON

Rappelez-vous vos repas il y a 6 mois, 1 an, 5 ans, quand vous ne vous posiez pas encore de questions au sujet de la condition animale, de votre santé ou de l’environnement. Quand manger un burger, une entrecôte ou des sushis était naturel pour vous et ne vous posait pas de problème. Etiez-vous un monstre d’égoïsme ? Un tortionnaire d’animaux ?

Je ne le crois pas…Vous n’aviez pas encore réfléchi à ce sujet, ce qui ne faisait pas pour autant de vous une mauvaise personne. Chacun porte avec lui une histoire personnelle, familiale, une sensibilité et une possibilité de réflexion et d’action qui lui sont propres. On ne peut pas tous avancer à la même vitesse. Rappelez-vous ce cycle de Prochaska, dont je vous avais parlé il y a quelques mois : face au changement, plusieurs étapes existent….et entre le moment où on ne se pose aucune question sur une habitude de vie (tabac, alcool, consommation de viande…) et le moment où ce changement est ancré dans notre vie, il peut se passer des années ! Avec de grandes avancées, des rechutes, des retours en arrières…bref, c’est les montagnes russes !!

cycle prochaska

  • la pré-contemplation : la personne n’a aucune pensée ou intention concernant le fait de devenir végétarien.
  • la contemplation : elle pense à arrêter de manger de la viande.
  • la détermination : prise de décision, il planifie l’arrêt de la viande
  • l’action : il est activement engagé dans le changement.
  • la maintenance : il a fait des changements, mais doit demeurer vigilant car une rechute est possible. Le sujet sort définitivement du cycle lorsque le changement de comportement est acté et maintenu durablement dans le temps.

    Inutile d’attendre de quelqu’un qu’il fasse tout le cycle en 5 minutes après que vous ayez défendu avec véhémence vos convictions ! Cela ne se produira pas…

2. ÊTRE FRONTAL EST CONTRE-PRODUCTIF

FORCER QUELQU’UN À CHANGER UN COMPORTEMENT EST VAIN

J’ai étudié au cours de ma formation médicale une technique d’entretien, qui s’appelle l’entretien motivationnel. C’est une approche qui vise à aider les patients à changer un comportement de santé néfaste pour eux, en travaillant leur motivation au changement.

Il a été clairement démontré qu’une attitude frontale, visant à « corriger » son interlocuteur, est totalement contre-productive : « Vous devez absolument arrêter de fumer ou vous allez avoir un cancer », « Je ne comprends pas que tu continues à manger de la viande… » 

Pourquoi est-ce contre productif ? Parce que cela va pousser la personne à défendre son point de vue, et cela va augmenter sa résistance au changement. Or la psychologie sociale nous apprend que lorsqu’une personne est amenée à défendre un point de vue, elle y est par la suite davantage attachée. Donc critiquer et blâmer une personne parce qu’elle mange de la viande va juste lui donner envie de défendre cela et non de se remettre en question.

LA CLÉ DU CHANGEMENT : L’EMPATHIE

A l’inverse, avoir une attitude emphatique et ouverte, peut vous faire déplacer des montagnes. Exposer son point de vue lorsqu’on y est invité, sans prosélytisme, ou agressivité, est un angle d’approche beaucoup plus sain selon moi. Et face à quelqu’un qui va affirmer haut et fort pourquoi il aime manger de la viande, se contenter d’explorer son discours sans jugement, en pointant de temps en temps l’air de rien son ambivalence l’engagera beaucoup plus facilement dans une réflexion (mais c’est une technique d’entretien un peu compliquée, qui nécessite d’y être formé, donc je vais m’arrêter là pour ne pas vous perdre en chemin…Vous êtes encore là ? 😉 )

Semer des graines est plus productif que distiller de la rancoeur : parler d’un nouvel aliment, faire goûter à ses amis ou invités une recette végétarienne sans être dans la revendication mais plutôt l’ouverture et le partage, sont pour moi des outils bien plus utiles que la moralisation à tout va.

3. PEUT-ON Aimer la viande et être végétarien ?

Oui, je sais, cette question est bizarre.

Mais voici la raison pour laquelle j’ai envie de la poser : j’ai lu récemment sur certaines groupes Facebook vegan des commentaires de personnes presque angoissées de ne pas être dégoûtées par la viande.

Des phrases de ce style : « Quand je vois de la viande, cela ne me dégoûte pas, et parfois cela me fait envie, est-ce que c’est normal? » 

Oui, c’est normal ! On ne devient pas végétarien, végétalien ou vegan parce qu’on n’aime pas manger de la viande, ou parce que ça nous dégoûte, mais parce que c’est une envie de vivre en accord avec une conviction : le désir de ne pas cautionner l’élevage intensif et la souffrance animale. Certaines personnes vont en être dégoûtées, et ce sera presque viscéral, mais comme je l’ai dit plus haut chacun est différent !

Il m’arrive parfois de saliver quand je me ballade sur le marché et que je sens des effluves de poulet rôti, quand ma grand-mère a préparé un petit plat pour toute la famille et que ça me rappelle des souvenirs d’enfance, quand un saucisson me passe sous le nez lors d’un apéro… Cela ne fait pas de moi une « mauvaise végétarienne ». Je n’ai pas arrêté de manger de la viande parce que je n’aimais pas ça. J’ai arrêté parce que cela est en désaccord avec mes valeurs. C’est la même raison qui me pousse à ne plus boire de Coca ou ne plus manger de Nutella, de produits contenant de l’huile de palme : si je ne cautionne pas la façon dont un produit est conçu, c’est simple, je ne l’achète plus.

4. DÉTENDONS-NOUS ! 

Voici le message que j’ai envie de vous transmettre aujourd’hui : relax !

Chacun avance à son rythme, avec son ressenti, et c’est très bien comme ça. Arrêtons de culpabiliser ou d’agresser les personnes qui consomment de la viande, soyons libres d’être tentés par la viande, dégoûtés par elle.

Il n’y a pas une façon d’être végétarien ou vegan, nous sommes tous uniques et c’est ce qui fait la beauté de la vie ! L’important est de cheminer en accord avec ses convictions, et d’entrer en relation simplement avec les autres. L’empathie est la clé du changement, non la moralisation. 😉

Si vous avez apprécié cet article, partagez-le !! 

 

ange noel

J’ai testé pour vous : 2 recettes de « foie gras » végétal

Cette année, tout comme l’année dernière, il est hors de question d’inviter la souffrance animale à ma table. Or, en tant qu’ancienne friande de foie gras (oui je sais bouh, mais…pfff…j’adorais ça !) j’ai besoin d’un substitut pour éviter d’être trop frustrée et de risquer de craquer.

Pour cette raison, je me suis mise aux fourneaux et ai testé 2 recettes : la terrine végétale façon foie gras de Marie Laforêt, et le foie gras végétal de Miss Pat’.

LA TERRINE VÉGÉTALE FAÇON FOIE GRAS DE MARIE LAFORÊT

Cliquez sur l’image ci-dessous pour avoir la recette 😉

foie gras végétal

Initialement très motivée, j’ai réussi à trouver tous les ingrédients nécessaires à cette recette entre ma Biocoop et le rayon « cuisines du mode » de mon supermarché : miso blanc et  shitaké ne font pas partie de mon panier habituel !

Le résultat ? Une recette facile et rapide à réaliser, et une texture assez ferme et agréable. En revanche, le résultat au niveau du goût n’était pas là : personne à la maison n’a aimé la saveur, ni même un couple d’amis venus nous rendre visite. Donc grosse déception, moi qui en attendais beaucoup et me régalais d’avance !

Pour moi qui ne suis pas fan de champignons, leur goût était pour moi trop prononcé, et je n’ai pas retrouvé la saveur des marrons que j’aime tant. Probable erreur de ma part : j’ai dû mal doser les épices (c’est ça de faire la cuisine en speed avant d’aller chercher les enfants à l’école !) et la terrine était trop fade et pas assez relevée. Pour ce point, c’est de ma faute !

LES POINTS POSITIFS

  • Recette facile et rapide à réaliser
  • La texture terrine

    LES POINTS NÉGATIFS

  • Saveur trop prononcée des shitaké qui prennent à mon sens trop le dessus sur le goût des marrons
  • Pas assez relevé niveau goût (probable erreur de ma part)
  • Une bonne partie a été jetée car personne n’a aimé…

Bref, en conclusion pour cette recette : déception !! Si vous l’avez testée, je serais curieuse d’avoir votre ressenti car j’ai l’impression d’avoir loupé quelque chose avec cette recette !

Comme je déteste rester sur un échec, il a fallu que je teste rapidement autre chose. Je vous emmène maintenant chez Miss Pat’ !

LE FOIE GRAS VÉGÉTAL DE MISS PAT’

Cliquez sur l’image ci-dessous pour avoir la recette 😉

foie gras végétal terrine

D’emblée, je me suis sentie plus à l’aise avec les ingrédients utilisés, plus traditionnels, bref je me sentais plus confiante ! Champignons, pois chiches, oignons et huile de coco, je savais qu’il ne pourrait rien m’arriver de mal 😉

Réalisée dans un moment plus serein et moins pressé que la première recette, j’ai donc pris mon temps pour bien la réaliser. Très facile, j’ai été assistée de ma petite choupinette de 3 ans tout au long de la préparation !

Et cette fois, le résultat est au rendez-vous ! YES ! L’oignon revenu à la poêle avec les épices donne une saveur et une couleur très sympa au mélange. Quant aux champignons de Paris, ils ont un goût moins fort que les shitaké ce qui me convient bien mieux !

La texture est au top, c’est une terrine bien ferme qui s’étale comme il faut sur un petit toast brioché au pain d’épices. Miam !

LES POINTS POSITIFS

  • Texture niquel
  • Recette aussi très facile à faire
  • Le petit plus qui fait bien : l’huile de coco colorée au curcuma à verser au-dessus de la terrine, et qui donne l’aspect d’un bloc de foie gras
  • Le goût, très relevé et épicé. L’oignon apporte aussi un petit plus

LES POINTS NÉGATIFS

  • Personnellement j’ai du mal à en trouver, je suis conquise ! Je vous en dirai plus quand ma famille y aura goûté pendant les fêtes.

Et vous, avez-vous déjà testé ce type de recette de foie gras végétal ? N’hésitez pas à me laisser vos témoignages en commentaires 😉