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6 mois de Défi Végétarien : Le Bilan !

Il y a 6 mois de cela, je créais ce blog en me lançant le défi de devenir complètement végétarienne. Même si j’avais déjà eu une période végétarienne dans le passé, cette fois c’est animée d’un désir et d’une motivation nouvelle que j’ai abordé les choses.

Je m’étais fixé 6 mois pour changer ma façon de m’alimenter, donc c’est le moment de faire le point ! Reprenons ce que je m’étais fixé :

1. Ne plus acheter ou cuisiner DU TOUT de viande, poisson ou chair animale quelle qu’elle soit.

 ➡️ Oui, ça c’est fait, testé, approuvé, no problemo ! Cette habitude est ancrée dans mon quotidien et celui de ma famille. Même les filles ont compris qu’à la maison, on ne mange pas les animaux. Même si, du fait de leur âge, les paroles et les gestes ne sont pas toujours en accord, elles se sont approprié cela et en viennent même à le revendiquer, pour ma plus grande fierté !

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2. Dans un second temps, ne plus en manger non plus en dehors de chez moi (resto, amis, boulot…)

➡️ Cette tâche s’est avérée bien plus difficile que je ne le pensais : pour le restaurant, pas de problème, j’y mange désormais végétarien sans problème. Pour les apéros entre amis, je vous avoue, je bave toujours devant les tranches de saucisson sec qui se retrouvent posées devant moi…mais le grand progrès est que je n’y touche plus (ce qui me demande juste un effort surhumain et entraîne une vengeance compulsive sur les chips ^^) !

Yes, I can !
Yes, I can !


Pour le boulot, c’est un peu plus compliqué; comme il n’y a pas de possibilité d’y manger végétarien, je n’y mange plus. En revanche cela pourrait être mieux, car je prends rarement le temps de me cuisiner un repas à emporter à l’avance…ça se résume donc régulièrement à un sandwich maison fait en 2 min le matin alors que j’ai déjà mon manteau sur le dos, avec un laitage et un fruit…je crois que c’est une piste à améliorer pour les prochains mois, parce que là franchement ce n’est pas du tout l’éclate !

3. découvrir un peu mieux les protéines végétales (tofu, tofu soyeux, seitan et encore plein de choses que je ne connais absolument pas!)

➡️ J’ai fait pas mal de découvertes très sympa ces derniers mois, notamment le tofu fumé, et les tofus aromatisés, tofu soyeux…et ceux-ci trouvent peu à peu leur place dans notre assiette? Néanmoins je n’ai pas encore fait le tour complet de la question, je ne me suis pas encore aventurée du côté du tempeh par exemple…à suivre 😉

4. réussir à faire abandonner la passion du « zambon » à ma petite de 3 ans, pourquoi pas en allant vers les « viandes végétales ». 

➡️ Les viandes végétales, oui ! L’envie grandissante d’arrêter de manger les animaux : oui ! Mais pour l’instant tout ça ne fait pas le poids face à une tranche de jambon. Mais on avance, c’est le principal ! Au moins elle ne demande plus à en acheter quand on fait les courses 😉

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5. STOP aux autres produits provenant d’animaux morts, notamment présure et gélatine. 

➡️ Pffff…en fait trop facile…! Et j’ai fait récemment mes adieux larmoyants à mon dernier morceau de mimolette. Motivée ! Je crois que lorsque l’on sait pourquoi on fait les choses, les obstacles fondent comme neige au soleil !

6. Lire et chroniquer un livre par mois sur la cause animale, le végétarisme ou le veganisme. 

➡️ Euh…oui bon là, j’avoue j’ai été un tout petit peu trop optimiste…3 chroniques de livres en 6 mois, dont un livre pour enfants et une BD…Sur cet objectif là on peut dire que je me suis gaufrée ! (Oui, un végétarien ne se viande pas, il se gaufre, haha !)

 J’avais sous-estimé mon temps libre pour lire, entre le travail, les moment passés à écrire pour le blog et ma vie de famille. En clair : pour le moment je n’ai juste pas le temps de lire !! En revanche, j’ai toujours à coeur de lire des ouvrages traitant du végétarisme. En ce moment, je lis « Plaidoyer pour les animaux » de Matthieu Ricard et je vous en parlerai avec plaisir quand je l’aurai terminé (repassez dans 6 mois, pas avant !)

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7. Découvrir, apprivoiser et vous présenter un aliment « vegé » par mois.

➡️ Pour la découverte sur le plan personnel, je pense que oui. Seulement, je n’ai pas tenu mon engagement de présenter toutes mes découvertes… Je me rends compte que je vous ai surtout parlé du tofu sous toutes ses formes ! Cependant, en fouillant, je vois que je vous ai parlé des graines germées, des laits végétaux, du fonio, d’une recette de crêpes vegan (vous retrouverez ces articles sans peine dans la catégorie « Manger végétarien ») et de quelques recettes sympa…

Finalement, ce n’est pas optimal mais pas si mal 😉 Auriez – vous aimé que je vous présente d’autres produits végétariens ou vegans ?

MON NOUVEAU DÉFI POUR LES 6 MOIS À VENIR

Grâce à la création de ce blog, qui me pousse à me documenter et à m’investir chaque jour, je suis plus que jamais motivée à poursuivre cette démarche et à continuer d’en parler. Ce défi est l’occasion d’un énorme changement dans ma vie. Le point de départ est le suivant : j’ai envie de vivre selon mes convictions profondes. De ce fait, je ne consomme plus ce que je ne cautionne pas. Cela concerne l’exploitation animale, mais entraîne un changement perceptible dans ma façon de consommer : je boycotte l’huile de palme, je n’achète plus que du bio, et ai envie de consommer « moins mais plus intelligent », même en ce qui concerne l’habillement, le logement…

Bref, toute ma vie se trouve chamboulée par ce choix et ces envies. C’est perturbant mais ça fait du bien de se sentir vivant, de se raccorder à l’essentiel, de sortir des schémas et des chemins qu’on essaie de nous faire emprunter à longueur de temps, à longueur de vie…

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Le végétarisme est important, et déjà une grande avancée, cependant quand je vois les souffrances endurées dans les élevages laitiers et de poules pondeuses (entre autres), je me dis que je ne veux plus de ça dans ma vie non plus. Pas de souffrance ou de mort dans mon assiette, mon dressing ou mon mug !

Bref, voici mon défi pour les mois à venir : devenir vegane, c’est-à-dire adopter une alimentation sans aucun produit d’origine animale, mais également supprimer tout produit résultant de l’exploitation animale (cuir, laine angora, miel…)

Vous me suivez dans l’aventure ? Laissez-moi vos réactions en commentaire et je me ferai un plaisir de vous répondre 😉

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Posez-moi vos questions !

Bonjour à tous !

Comme vous l’avez surement remarqué, je viens de créer une chaine Youtube avec une première vidéo publiée la semaine dernière. Bien que l’exercice me soit encore difficile pour plein de raisons, je trouve que ce format a l’avantage d’être plus humain et chaleureux qu’un long discours 🙂

J’ai remarqué que vous me posez régulièrement des questions sur le végétarisme, dont les réponses restent plutôt confidentielles, car envoyées par mail ou en réponse à un commentaire que beaucoup d’entre vous ne liront pas.

Aussi, comme j’aimerais vous apporter un maximum de conseils et d’informations, et que ceux-ci soient visibles du plus grand nombre, je vous propose un petit défi « Une vidéo par semaine ». Regardez la vidéo qui suit pour voir ce que je vous propose 😉

Alors, qu’en pensez-vous ?

Si vous êtes partants pour me rejoindre dans l’aventure laissez-moi une question en commentaire sous la vidéo ! 😉

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[ VIDEO ] Pourquoi les médecins ne comprennent pas les végétariens ?

Oyé, oyé, première mondiale, énorme scoop ! Ma première vidéo est en ligne, wouuuhouuuu !!

Non sans mal, avec quelques défis techniques de base, prises de tête de montage, combat à mort avec les paramètres de ma chaîne Youtube, sans oublier l’éternel et destructeur « laissetomberjepeuxpasregarderçac’estjustehorrible » !

Enfin, la voilà, Tadaaaam !!! (je sais la technique mérite d’être améliorée, mais c’est en forgeant qu’on devient forgeron 😉 )

Pour cette première vidéo, j’ai choisi un sujet que j’avais déjà abordé il y a quelques semaines sur le blog, et qui a semblé bien vous intéresser. Je vous explique simplement pourquoi les médecins et les végétariens ne se comprennent pas, en reprenant ce qui est enseigné aux étudiants en médecine. Vous allez voir, c’est sympa !

 

Si vous aimez cette vidéo, partagez-la ! 🙂

Et n’hésitez pas à me faire parvenir vos remarques et réactions éventuelles, je serai ravie d’échanger avec vous !

POURQUOI L’HOMME N’EST PAS UN CARNIVORE

Note : cet article fait la part belle au second degré et fait la fête aux arguments débiles entendus par les végéta*iens débutants ou accomplis à longueur de temps. Il risque d’en énerver quelques-uns, mais c’est fait exprès. Na !

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« L’Homme mange de la viande depuis toujours, c’est essentiel à notre santé. Notre corps a BESOIN de protéines animales. Déjà au temps des cavernes, nos ancêtres partaient chasser le mammouth pour subvenir à leurs besoins…et puis les lions chassent bien les antilopes, non ? Et personne ne vient les faire chier avec la « souffrance animale »… De toute façon, les animaux sont là pour qu’on les mange; et puis si on stoppait l’élevage intensif, que deviendraient tous ces animaux ? Ils seraient malheureux, livrés à eux-mêmes…non franchement c’est mieux qu’on les mange, sinon on ne saurait pas quoi en faire. J’ai pas raison ? On leur rend presque service finalement 🙂 – soupir de soulagement…

Et puis tu sais, moi je consomme « raisonnable », de la viande qui ne provient pas de l’élevage intensif. Déjà, je mange au maximum bio…et puis c’est des bons produits, j’achète chez le boucher ou sur le marché. »

Vous avez dit combien ?

QU’EST-CE QU’UN CARNIVORE ?

Les carnivores sont des mammifères qui se nourrissent principalement de viande. On trouve parmi eux les lions, les chiens, les félins, les ours…Ils ont de nombreux points communs, dont le principal est l’anatomie de leurs dents.

TU AS VU MES GROSSES CANINES DE CARNIVORE ? GRRRR !!!!

Waouh, crocs, molaires pointues...ça c'est un carnivore !!
Waouh, crocs, molaires pointues…ça c’est un carnivore !!

Les carnivores ont des canines très allongées que l’on appelle les crocs, et qui servent principalement à attraper les proies.

Leurs molaires n’ont pas pour but de mâcher, mais de manger de la viande. Elles ne sont donc pas aplaties, comme celles des herbivores, mais sont très tranchantes. La première molaire notamment, appelée « la carnassière », sert à déchiqueter la viande et à croquer les os. Elle est caractéristique des carnivores qui en possèdent TOUS. Elle est donc très utile pour identifier qui est un carnivore et qui n’en est pas un.

Les carnivores, n’ayant pas de dents aplaties, sont incapables de mâcher et utilisent leurs molaires pour arracher des morceaux de viande qu’ils avalent directement.

Si, Si, j'te jure, celle-là, là...elle est pointue, touche !! Une vraie canine grrrrr !!!! J'te déchiquete une carcasse avec les dents quand tu veux !
Si, si, j’te jure, celle-là, là…elle est pointue, touche !! Une vraie canine grrrrr !!!! J’te déchiquete une carcasse avec les dents quand tu veux !

ET MES GRIFFES, TU LES AIMES MES GRIFFES ?

Les griffes sont un autre point commun aux carnivores. Elles peuvent être rétractables, comme chez le chat, ou non. Elles ont pour principale fonction de les aider à attraper leurs proies, mais aussi de creuser, de les aider à grimper aux arbres.

Les griffes humaines sont impressionnantes :

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Griffes d’un spécimen mâle
Le femelles ont les griffes plus longues et plus acérées
Les femelles ont les griffes plus longues et plus acérées. Aïeuh !

L’HOMME EST UN BOUFFEUR DE GRAINES ET DE SALADE : OUI UN HERBIVORE !

Les études anatomiques comparant les carnivores aux omnivores et herbivores laissent peu de doute sur le sujet : l’Homme a une anatomie d’herbivore et n’est pas fait constitutionnellement pour consommer de la chair animale. Muscles masticateurs, dentition, griffes, constitution de l’estomac, processus de digestion, anatomie de l’intestin : nous ne sommes pas des carnivores.

Le Dr Milton Mills, docteur en Médecine, a rédigé un brillant article très détaillé sur le sujet, dont le résumé est consultable sur le site de l’Association Végétarienne de France. Le tableau suivant est tiré de cet article.

CARNIVORES HERBIVORES OMNIVORES HUMAINS
Muscles faciaux Peu développés pour permettre une large ouverture de la bouche Bien développés Peu développés Bien développés
Type de mâchoire Angle faible Angle important Angle faible Angle important
Position de l’articulation de la mâchoire Au même niveau que les molaires Au-dessus du niveau des molaires Au même niveau que les molaires Au-dessus du niveau des molaires
Mouvement de la mâchoire Tranchant ; mouvement latéral minime Pas de mouvement tranchant ; mâchoire mobile latéralement et d’avant en arrière Tranchant ; mouvement latéral minime Pas de mouvement tranchant ; mâchoire mobile latéralement et d’avant en arrière
Principaux muscles masticateurs Muscles temporaux Masséters et ptérygoïdiens Muscles temporaux Masséters et ptérygoïdiens
Ouverture de la bouche par rapport à la taille de la tête Grande Petite Grande Petite
Dents : incisives Courtes et pointues Larges, plates et en forme de pelle Courtes et pointues Larges, plates et en forme de pelle
Dents : canines Longues, tranchantes et incurvées Soit peu tranchantes et courtes (ou longues pour la défense), soit absentes Longues, tranchantes et incurvées Courtes et peu tranchantes
Dents : molaires Tranchantes, dentelées et en forme de lame Plates avec cuspides ou surface complexe Lames pointues et/ou plates Plates avec cuspides noueuses
Mastication Pas de mastication ; aliment avalé entièrement Longue mastication nécessaire Aliment avalé entièrement et/ou simple broyage Longue mastication nécessaire
Salive Pas d’enzymes digestives Enzymes permettant la digestion des carbohydrates Pas d’enzymes digestives Enzymes permettant la digestion des carbohydrates
Estomac Simple Simple ou plusieurs poches Simple Simple
Acidité de l’estomac pH inférieur ou égal à 1 lorsque l’estomac est rempli pH : de 4 à 5 lorsque l’estomac est rempli pH inférieur ou égal à 1 lorsque l’estomac est rempli pH : de 4 à 5 lorsque l’estomac est rempli
Capacité de l’estomac De 60 % à 70 % du volume total de l’appareil digestif Moins de 30 % du volume total de l’appareil digestif Entre 60 % et 70 % du volume total de l’appareil digestif Entre 21 % et 27 % du volume total de l’appareil digestif
Longueur de l’intestin grêle 3 à 6 fois la longueur du corps Entre 10 et plus de 12 fois la longueur du corps 4 à 6 fois la longueur du corps 10 à 11 fois la longueur du corps
Côlon Simple, court et lisse Long, complexe ; peut avoir un aspect boursouflé Simple, court et lisse Long, aspect boursouflé
Foie Peut détoxiquer la vitamine A Ne peut pas détoxiquer la vitamine A Peut détoxiquer la vitamine A Ne peut pas détoxiquer la vitamine A
Rein Urine extrêmement concentrée Urine modérément concentrée Urine extrêmement concentrée Urine modérément concentrée
Ongles Griffes acérées Ongles plats ou sabots émoussés Griffes acérées Ongles plats

LE PLAISIR TOUT PUISSANT ?

La consommation de viande en masse à l’échelle mondiale a des répercussions dramatiques, en terme de souffrance animale, d’écologie (pollution, émission de gaz à effet de serre, déforestation), de santé publique (cholestérol, maladies cardiovasculaires, cancer du colon)…

Pourquoi alors continuer d’adopter un régime alimentaire qui est contre nature et entraîne notre perte ? Parce qu’on a toujours fait comme ça ? Alors on continue sans se poser de question ? Parce qu’une entrecôte c’est bon ? Oui c’est bon : et alors ? Est-ce que tout ça en vaut la peine ?

Le fait qu’une chose nous procure du plaisir la rend-elle légitime pour autant ? Certaines personnes vont éprouver un grand plaisir à coucher avec leur soeur…est-ce que cela devient un acte recommandable pour autant ?

Chut, je crois qu'on parle de nous...!
Quel est le problème ? 😉

Bon ok, je pousse le bouchon un peu loin, mais je n’ai pas pu résister !

L’Homme n’est pas un carnivore. Et nous ne sommes plus au temps des cavernes : nous avons le choix. Le choix de continuer cette hérésie ou de changer les choses pour revenir à l’essentiel. Ne nous laissons pas aveugler par la pub, le marketing, la désinformation : il est tout à fait possible de vivre sans consommer de protéines d’origine animale, les rayons de nos supermarchés regorgent de possibilités !

Alors, on végète en faisant comme d’habitude ou on avance ? 😉

L’ANTISPÉCISME C’EST PAS POUR LES CHIENS !

Les nouvelles aventures d’Insolente Veggie sont enfin arrivées ! Ce nouvel opus est sorti chez tous les bons libraires depuis le 3 novembre 2016, et je vous avoue que je n’ai pas résisté à la tentation de me jeter dessus et de le dévorer en moins de temps qu’il ne faut pour dire « tofu ».

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Insolente Veggie, c’est une blogueuse dont j’admire le travail et une végétalienne vraiment très très méchante.

Ce livre, c’est de la BD militante drôle et grinçante à la fois ! Beaucoup d’aspects du quotidien des végétariens et des veganes y sont décrits : les questions relou sur les carences alimentaires, l’horreur des abattoirs, les faux arguments carnistes, la prise de décision de changer son alimentation, le spécisme…

Si vous êtes déjà dans la démarche, cela va faire mûrir votre réflexion, et vous faire beaucoup rire ! Sinon, vous risquez de grincer des dents et de vous agacer par moments, mais sûrement parce que cela titillera d’un peu trop près vos paradoxes bien enfouis sous un tas de faux prétextes bidons – qui sont, bien entendu, démontés en pièces détachées page après page, mouarf !

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J’ai ri, mais j’ai ri ! Parce que c’est trop ça !

Ce que j’aime chez Insolente Veggie : sous une apparente simplicité, elle parvient à pousser les raisonnements carnistes dans leurs retranchements afin d’en démontrer l’évidente absurdité. Et elle est d’une efficacité redoutable !

Je ne vais pas vous en dévoiler plus, difficile avec un ouvrage basé sur le dessin…(Je ne veux pas vous spoiler toutes les chutes!)

Ce livre m’a beaucoup touchée, parce qu’il parle du chemin que j’emprunte depuis plusieurs mois, et que je n’ai pas fini d’arpenter ! Il me conforte dans ma prise de décision, que je sais être la bonne, et contribue à maintenir ma motivation en me montrant POURQUOI je le fais. Accessoirement, la mauvaise foi du personnage et ses imperfections la rendent plus humaine et ont tendance à déculpabiliser nos petits écarts qu’on se garde bien d’avouer 😉 Wouuuhouuuu merci pour la catharsis !!

En bref, un ouvrage que je vous conseille de lire à 100 % !!

Si cet article vous a donné envie de lire « L’antispécisme c’est pas pour les chiens! », partagez-le allègrement sur les réseaux sociaux ! 🙂

« Un cochon, ça joue pas au ballon, maman… »

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Crédit Photo Alexas_Fotos

Aujourd’hui, j’ai envie de vous livrer un petit moment de ma vie de maman végétarienne, un épisode récent qui a été responsable d’un « déclic » chez ma fille de 3 ans et demi.

J’ai 2 filles, et mon aînée de 6 ans se sent engagée avec mon mari & moi dans notre démarche de végétarisme. Elle a compris pourquoi nous le faisons, et nous sentons qu’elle s’approprie ces valeurs qui nous sont chères. Je vous avais parlé d’elle il y a quelques mois dans l’article « Comment ma fille devient végétarienne ». Les choses sont moins évidentes depuis le début avec notre plus jeune fille, qui du haut de ses 3 ans est parfois frustrée de ne pas manger de jambon à la maison, de poulet frites ou encore de steak haché (heureusement les steaks végétaux existent, alleluia !!).

Mais récemment s’est passé un événement important pour elle. Elle était assise près de moi alors que je flânais sur Facebook, et m’a demandé à regarder une vidéo – elle adore les  vidéos d’animaux. Il s’agissait d’une petite vidéo très courte montrant un cochon dans un jardin, en train de jouer avec un gros ballon gonflable. Je suis désolée, j’ai fouillé le net pour la retrouver, sans succès…

Et là, ma petite louloute est restée bloquée :

  • « Mais maman, les cochons ça joue pas au ballon…!!!
  • Si ma puce, ça joue, ça sait même faire des puzzles.
  • … »

Elle m’a demandé à la visionner plusieurs fois, puis est passée à autre chose. Et, environ un quart d’heure plus tard, elle m’a appelée pour me dire « Moi ze veux plus manzer les animaux passque ça me fait triste… » Phrase qu’elle n’avait jamais prononcée auparavant, et qu’elle a reformulée depuis à plusieurs reprises. Moi qui pensais que, pour comprendre le végétarisme, mes enfants avaient besoin d’être à un âge où ils puissent conscientiser la notion de souffrance et de mort, je crois que j’étais un peu à côté ! Ce qui a éveillé ma pitchoune sur le sort réservé aux animaux est tout simplement l’empathie, ce sentiment qui fait que l’on comprend les émotions et les souffrances d’un autre individu.

Chez elle, ça résonne de cette façon : « s’il aime jouer au ballon comme moi, alors je ne veux pas le manger ». Haute comme 3 pommes, je crois que la notion d’être sensible commence à faire son chemin en elle…et je suis foutrement fière de ça !!

Et vous, mes apprentis végé, comment vous faites avec vos pitchounes ? Laissez-moi un commentaire pour me raconter vos petites histoires, j’en raffole 😉

Défi végétarien : 5 mois et des choses en moins dans les placards !

Mon défi de 6 mois pour devenir une végétarienne émérite touche bientôt à sa fin !

Le mois dernier, je vous parlais de la présence de présure et de gélatine dans les aliments, que j’allais essayer d’éliminer progressivement de mon alimentation.

LE BILAN ?

L’EVICTION DE LA GÉLATINE

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Crédit photo pixelia

Concernant la gélatine, je savais déjà de quoi elle était faite (brrr…) depuis longtemps, donc je devais, sans trop y prêter attention, ne pas acheter de produits en contenant. La seule chose « gélatineuse » que j’ai trouvé dans mes placards est une fin de paquet de bonbons de l’anniversaire d’une de mes filles au mois d’août. Il faudra surtout que je sois vigilante, avec l’arrivée des beaux jours avec les éventuelles crèmes glacées que nous serions tentés d’acheter, car certaines en contiennent.

En revanche, je vous avoue qu’on a mangé des glaces artisanales en balade et je n’ai pas pensé à demander si elles contenaient de la gélatine…J’ai sûrement eu peur inconsciemment de voir me passer sous le nez la délicieuse boule poire-chocolat ! Bouh…! A l’avenir je poserai la question au glacier tout de même…

L’EVICTION DE LA PRéSURE

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Crédit photo Jeremy Couture

Concernant la présure d’origine animale…Alors qu’avant je ne regardais pas les étiquettes des fromages que j’achète, j’ai commencé à les lire scrupuleusement, et c’est difficile de s’y retrouver quand on n’est pas habitué à ce décryptage !

Bon, quand il est écrit « présure », c’est trop fastoche, je n’achète pas – ou je ne mange pas le Comté que mon mari a acheté, ça je vous avoue que c’est plus difficile mais j’ai tenu bon !

En revanche, j’ai été désarçonnée par les nombreuses formulations que l’on peut trouver sur les étiquettes : « coagulant », par exemple, c’est ok ou pas ? Je vais donc vous faire part de mes petites découvertes pour vous éviter de vous prendre la tête dans le rayon fromage 😉

A ÉVITER AUTORISÉ
Présure Coagulant
Enzyme coagulante (peut être d’origine animale) Enzyme microbienne
Enzyme fongique

La super nouvelle du mois a été que j’ai trouvé pas mal de fromages à raclette sans présure et qu’on a pu se faire un repas bien gourmand avec plein de crudités ! Par contre la déception ultime concerne le parmesan…pour l’instant je n’en ai pas trouvé sans présure donc je suis triste triste triste 😉

ET APRÈS ?

Après ? Et bien, on se retrouve dans un mois pour la conclusion de mon défi. Je ferai le point sur le positif, le négatif…et sur les nouveaux challenges que je me fixerai pour les mois à venir 😉

D’ici là, gardez la pêche ! De mon côté la motivation est au taquet !

Les graines germées, de petites « bombes » d’énergie !

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Pour rester en pleine forme à longueur d’année, rien de tel que d’inviter les graines germées dans votre assiette !

Je vous explique pourquoi ? 😉

LES GRAINES GERMÉES, C’EST QUOI ?

A la différence des graines « sèches », que l’on peut avoir l’habitude de consommer (tournesol, sésame, lentilles…) les graines germées ont commencé un processus de germination. Cela entraîne le « réveil enzymatique » de la graine, qui commence alors sa croissance. N’oublions pas que tout le potentiel de la plante est contenu dans cette unique graine !!

La germination va entraîner une augmentation explosive des taux de vitamines et minéraux contenus dans la graine. Ces taux peuvent augmenter de 50% à plus de 1 000% selon les vitamines. Les graines germées sont donc bien plus intéressantes sur le plan nutritionnel et énergétique que les graines sèches.

Elles contiennent un cocktail richissime de vitamines (A, D, E, K, B, C) minéraux (fer, potassium, magnésium, calcium, phosphore, cuivre, zinc…), oligoéléments qui constitueront la plante plus tard. Elles sont également antioxydantes et représentent une source d’acides aminés et de fibres. Que du bon !!

Oubliez les compléments vitaminiques vendus hors de prix en pharmacie et blindés de produits de synthèse ! Vous avez à disposition un produit de bien meilleure qualité, à bas prix, et que vous pouvez fabriquer vous-même. Maintenant, place aux travaux pratiques !

FAIRE GERMER SES PROPRES GRAINES 

Pour commencer simple, vous pouvez acheter en magasin bio (n’achetez surtout pas de graines qui ne sont pas bio) des mélanges tout prêts de graines à germer comme celui-ci.

melange-de-grainesCe sont en général des graines faciles à faire germer, et les graines qui constituent ces mélanges sont complémentaires les unes des autres. Vous aurez de cette façon un cocktail énergisant et stimulant à bas prix et avec très peu de calories !

QUELLES GRAINES PEUT-ON FAIRE GERMER ?

On peut faire germer différents types de graines :

  • Les légumineuses et légumes : radis, pois chiche, petit pois, navet, lentilles, haricot mungo, épinard, chou, chicorée, chanvre, céléri, carotte, brocoli, betterave, alfalfa (ou luzerne), azuki
  • Les céréales : avoine, blé, épeautre, kamut, maïs, millet, orge, quinoa, riz, sarrasin, seigle
  • Les oléagineux : tournesol, courge, sésame, amande
  • Les mucilagineux : moutarde, cresson, lin, roquette
  • Les aromatiques : coriandre, cumin, fenouil, persil, raifort

FAITES GERMER VOS GRAINES

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  1. Rincez 1 à 2 cuillers à soupe de graines et faites les tremper dans un bol tout une nuit.
  2. Le matin, rincez-les et disposez-les en fine couche sur votre germoir. Personnellement j’utilise un germoir à étage, il coûte une dizaine d’euros en magasin bio et est très peu encombrant. Il est important que votre germoir soit placé dans une pièce aérée et claire, sans être directement exposé aux rayons du soleil.
  3. Rincez les graines 2 à 3 fois par jour, jusqu’à ce qu’elles aient germé (2 à 4 jours selon les mélanges). IMPORTANT : lavez-vous soigneusement les mains avant ET après avoir rincé vos graines, pour éviter toute contamination des graines notamment toute moisissure. Nettoyez aussi consciencieusement le germoir après son utilisation.
  4. Lorsque le germe est d’au moins 0,5cm vous pouvez consommer les graines, mais l’idéal est d’attendre qu’il atteigne 2 à 3 cm.
  5. L’important est surtout de bien les rincer tout au long du processus de germination, et avant de les consommer. Vous pourrez les conserver au réfrigérateur maximum 48h.

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ATTENTION : les graines de tomates, aubergines et rhubarbe sont toxiques et ne doivent pas être consommées !

À TABLE !

Ca y est, vous avez vos graines germées, félicitations !

C’est bien beau, mais maintenant on en fait quoi ? Eh bien, elles peuvent intégrer facilement la garniture d’un sandwich, accompagner vos crudités, salades ou même vos plats chauds. On peut les glisser partout. En revanche, mieux vaut les consommer crues afin de bénéficier au mieux de leur apport en vitamines.

En plus d’être esthétiques et de donner de grands airs à votre assiette, elles ont un petit goût frais et acidulé bien sympa, et surtout elles vont booster vos apports énergétiques en vitamines, minéraux, oligoéléments, si bien que vous pourrez dire adieu définitivement aux cures de  vitamines.

Cet article vous a plu ? Partagez-le avec vos amis pour qu’eux aussi découvrent ces petites bombes d’énergie 😉

Echouer pour mieux avancer – La force est en vous !

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« Pour un végétarien épanoui devenir, cheminer tu dois…! »

Mais les chemins sont souvent semés d’embûches, et les petits moments d’échec – ou de rechute – en font partie.

LA RECHUTE DANS LE CYCLE DU CHANGEMENT

Qu’il soit question d’arrêter de fumer, de boire, de manger du Nutella ou de la viande, changer un comportement qui fait partie de nos habitudes est difficile et ne va pas de soi.

Certains auront un déclic et pourront tout changer du jour au lendemain, mais pour le « commun des mortels », la voie du changement suit un cycle que l’on appelle le cycle de Prochaska (non, ce n’est pas le nom d’une Vodka à la mode).

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J’ai étudié ce cercle à plusieurs reprises durant mes études et ma formation continue, dans le domaine des addictions, de l’aide au sevrage tabagique, mais aussi plus récemment dans une formation d’éducation thérapeutique, comme outil dans l’accompagnement au changement de comportement en santé.

Bon c’est sûr, vu comme ça, ce n’est surement pas très parlant pour vous. Je vais vous l’éclairer sous l’angle qui nous intéresse. Vous me suivez toujours ? 😉

Ce cycle suppose que les carnistes passent par une série d’étapes de motivation avant de devenir véritablement végétariens.
Les étapes de changement décrites par Prochaska (et DiClemente) sont les suivantes :

  • la pré-contemplation : le sujet mangeur de viande n’a aucune pensée ou intention concernant le fait de devenir végétarien.
  • la contemplation : il pense à arrêter de manger de la viande.
  • la détermination : prise de décision, il planifie l’arrêt de la viande. La personne peut rester longtemps à ce stade « Demain, j’arrête… » voire même revenir en arrière, arrêter de se poser des questions, et reprendre son comportement habituel. Dans ce cas, retour aux étapes précédentes. La personne peut également planifier réellement son souhait et passer  l’étape suivante, donc à l’action !

  • action : il est activement engagé dans le changement.

  • maintenance : il a fait des changements, mais doit demeurer vigilant car une rechute est possible. Le sujet sort définitivement du cycle lorsque le changement de comportement est acté et maintenu durablement dans le temps.

Les rechutes ne sont pas obligatoires, mais elles sont naturelles et font partie du processus. Aussi, pas besoin de vous flageller et de vous culpabiliser pendant des jours si vous faites un petit écart, ou si vous traversez des périodes plus difficiles pendant lesquelles vous avez envie de manger à nouveau de la viande et que vous franchissez le pas…Vous avez au moins le mérite d’être dans une démarche, une réflexion par rapport à l’alimentation,  que beaucoup n’ont pas.

Il est également évident que le plaisir risque d’être de courte durée, assailli par une jolie dissonance cognitive qui risque de vous mettre bien mal à l’aise.

COMMENT GÉRER UNE « RECHUTE » ?

Posez-vous. Essayez de comprendre pourquoi vous avez rechuté alors que vous étiez motivé (Peut-être avez-vous fait une erreur de débutant ?), et faites le point sur votre motivation.

Je vous conseille très fortement de prendre un papier, un crayon, et de réaliser votre balance décisionnelle : elle vous permettra d’identifier ce qui vous motive vraiment à devenir végétarien, mais aussi les points qui risquent à l’avenir de vous mettre en danger et de vous faire « rechuter ».  Une fois que vous aurez pris le temps de mettre ça par écrit (ce que très peu de gens font !), vous vous connaîtrez mieux et pourrez identifier à l’avenir les situations qui risquent de vous faire vaciller.

Et à mon sens, identifier un problème c’est en grande partie le résoudre !

Maintenant vous êtes armés pour arpenter le chemin du changement ! Partagez cet article avec  vos amis et conseillez-le aux végétariens en herbe, il pourra leur être d’une grande aide 😉

[ Podcast ] « Le paradoxe de la viande », un bel exemple de dissonance cognitive

dissonance-cognitive

Voici le 2ème épisode de podcast du blog Devenir Végétarien !

Aujourd’hui, je vous livre en version audio un article publié au début de l’été, que certainement une grande partie d’entre vous n’a pas encore lu et qui pourtant fait partie de vos chouchous (et des miens également…!) 😉

Dans ce podcast, je vous explique le principe de la dissonance cognitive, et la gymnastique mentale qui permet de l’atténuer afin de pouvoir manger de la viande tout en affirmant aimer les animaux. Vaste programme !

Vous pouvez écouter ce podcast en live en appuyant sur le bouton Play en haut, ou télécharger le MP3 en cliquant sur ce lien.

Bonne écoute ! N’oubliez pas de partager si vous aimez 😉